Conseils ultimes pour réussir à l’université (de la L1 au M2)

J’ai changé la plannification de mes posts rien que pour vous ! Ahlala, si c’est pas de l’amour, ça. Je reçois pleins de mails de futur.e.s étudiant.e.s de fac qui stressent pas mal et aimeraient avoir quelques bons conseils. Etant donné que je viens de finir un cursus tout de même assez long de la 1e année de Licence à la dernière année de Master, je me suis dit qu’il était peut-être une bonne idée de donner mes conseils aux futurs étudiant.e.s (ou à celles et ceux qui squattent déjà les bancs des amphis mais se sentent encore perdu.e.s – oui, ça arrive, et c’est pas la mort ♥).

Cette idée a reçu beaucoup de réponses positives sur Twitter et vous avez été beaucoup à me demander quels conseils vous aimeriez pouvoir retrouver dans cet article. Je me suis donc dit qu’il était toujours bon de rédiger cet article juste avant la rentrée. Histoire de se mettre dans le bain !
Notes : 
1) Je n’ai connu que des facs parisiennes, c’est-à-dire des facs très grandes avec parfois des campus gigantesques (pour rappel : le campus de Nanterre accueille 30 000 étudiants chaque année – ah ui quand même-). Forcément, cela influe sur mes réponses. Pour contrebalancer ce problème, Antoine de la chaîne Youtube Histony m’a proposé de vous offrir son point de vue d’étudiant ayant fréquenté des facs de province mais aussi son point de vue de chargé de TD (donc un point de vue de “l’autre côté du miroir”)
2) Ensuite, Pauline (la twitta Cher Journal) qui est doctorante a également contribué à l’article pour vous donner quelques pistes pour celles et ceux décidées à participer activement à la vie de leur fac.
Grâce à cette multiplicité de point de vue, nous espérons sincèrement pouvoir vous offrir un article complet et nuancé. Bonne lecture 🙂 !


↠ Comment bien préparer sa rentrée à la fac ?
  • Votre inscription 
Evitez de tenter l’inscription de dernière minute, les facs ont tendance à réduire de plus en plus les effectifs pour certaines licences (non, ce n’est pas franchement légal). En plus de ça, on vous demandera bien entendu tout un tas de paperasses différentes : s’y prendre à la dernière minute est la pire manière pour finir par courir à droite/à gauche en devant remettre la main sur des photocopies paumées on ne sait où. Bref, dès que vous avez l’autorisation de vous inscrire en fac (pour les Bacheliers : avoir les résultats du bac, huh) dépêchez vous de suivre les démarches administratives.
Un autre point important est qu’après l’inscription administrative, il vous faudra passer par l’inscription pédagogique qui est la 2e étape de l’inscription. Souvent, les étudiant.e.s ne sont pas au courant et/ou oublient de s’y inscrire. Or, cette inscription est primordiale pour deux raisons. D’abord, parce que c’est cette inscription qui vous permettra d’assister aux TD, qui sont des cours obligatoires. Forcément, plus vite vous le faites, mieux c’est. Ensuite,  si vous avez le choix entre plusieurs TD, vous allez pouvoir modeler/organiser votre planning comme cela vous arrange: et quand on bosse à côté, c’est à prendre en compte ! . Forcément, plus vous essayez d’être dans les premières personnes, plus vous avez la chance d’avoir les cours les plus intéressants et/ou aux meilleures heures.
  • Choisir une mutuelle étudiante
Autre élément important : votre mutuelle étudiante. Lors de l’inscription administrative, vous devez choisir un régime étudiant affilié à la Sécurité Sociale. Il existe plusieurs organismes possibles. A l’échelle nationale, il y a la LMDE. Les autres sont régionaux. Personnellement c’est pour cette raison que j’avais choisi la SMEREP : comme c’était à plus petite échelle, on m’avait souvent dit que c’était était plus simple et les démarches plus rapides (je confirme).
Attention : seule la mutuelle étudiante est obligatoire, et non la complémentaire santé !
↠ Comment prendre rapidement de bonnes habitudes ?
  • Planifiez vos horaires de travail à la fac et à la maison
Une fois que vous avez votre planning complet, le mieux à faire est de regarder combien de temps il vous reste pour vous. Je m’explique : on considère souvent (ce n’est pas une science implacable, cependant), pour un travail sérieux, qu’1h de cours à l’université = 1h de travail chez soi (pour prendre de manière large : on va dire que cette heure de travail peut comprendre les devoirs + révisions au fil du temps + travail personnel pour approfondir ses connaissances). Si vous avez 15h de cours/semaine, vous savez désormais que vous aurez environ 15h de travail (minimum) à fournir chaque semaine. Là, comme ça, cela peut sembler beaucoup et un peu flippant mais pas tant que ça :
a) cela passe vite  
b) comme je l’ai dit, cela comprend plusieurs formes de travail différentes  
c) cela vous permettra de ne pas fournir une énorme masse de travail d’un coup, à l’arrache, juste avant les partiels (mais j’y reviendrai).
Le mieux à faire est donc de vous fabriquer un planning, d’y recopier vos horaires de cours, d’y ajouter vos pauses déjeuner, vos heures de trou et à partir de ça, de combler les cases manquantes et de faire en sorte de rentrer vos 15 heures de travail perso sur toute la semaine. Point important : comptez les heures de transport ! En heure de pointe (et si tout se passait bien), j’étais à une 1h30 de mon université (01h45 en M2). En heure creuse, cela se transformait rapidement en 2h/2h15. Je prenais cette durée en compte pour savoir si je me sentais capable de bosser ensuite chez moi les soirs où je rentrais très tard (non).
  • Faites preuve de souplesse !
Si comme moi vous avez énormément de transport, n’hésitez pas à vous laisser 01h/01h30 de pause une fois rentrée à la maison. Très utile pour souffler, faire un peu de sport, manger, se doucher etc avant de se mettre au boulot. Oui, prendre en compte tous ces éléments vous évitera de vous retrouver à 22h face à votre bureau en réalisant que vous aviez prévu de bosser 04h alors que le lendemain vous devez être debout à 06h du mat (= mauvaise idée).

Cependant, votre planning n’a pas forcément besoin de ressembler à un emploi du temps militaire si vous avez le sentiment que cela peut vite vous décourager. Vous pouvez très bien décider que vous devez passer 3 soirs dans la semaine à réviser + 1 jour le week-end, organiser ces soirées-là pour ne pas perdre de temps.. mais ne pas forcément choisir toujours les 3 mêmes soirs pour bosser ! Certain(e)s apprécient beaucoup d’avoir une routine pour pouvoir calibrer leur temps et trouver un rythme. D’autres aimeront bosser les lundis, mercredi, vendredi et dimanche.. puis la semaine d’après bosser le mardi, jeudi, vendredi et samedi ! Prenez votre tempérament en compte. 

Le conseil d’Antoine, chargé de TD en Histoire à l’université : 

J’ai croisé trop de personnes qui m’ont dit « je comprends pas, je bosse X heures chez moi, et ça marche pas », mais qui galéraient parce que ce n’était pas de cette forme de travail qu’ils avaient besoin.  En fac, ce sont les personnes qui apprennent à se connaître et à combler leurs points faibles qui s’en sortent… Le système est fait pour ça. Au final, se « forcer » à faire des heures si on galère sur un truc peut même avoir l’effet inverse et causer un total rejet. Et à l’inverse, des fois, on trouve « le » truc qui motive, et d’un coup on peut en faire beaucoup, beaucoup.

  • Planifiez votre temps libre
Maintenant que vous connaissez les plages horaires où vous pouvez vous concentrer sur autre chose que le travail, il est temps de choisir ses priorités ! Concrètement, que faites-vous durant votre temps libre ? Du sport (combien de temps?) ? Des cours de langue ? Une activité artistique ? Vous tenez un blog ? Une chaîne Youtube ? Grosso modo : combien de temps passez-vous pour ces activités ? D’ailleurs, peut-être que vous travaillez ? Je reviendrai sur ce point mais à ce moment-là, ce temps est à prendre en compte avant tout !
Il va falloir faire des choix et réussir à tout caser : parfois, cela signifie jongler entre des activités différentes d’une semaine à l’autre (exemple : je m’occupe à fond de mes vidéos sur un temps assez court mais sur ces jours-là, je ne m’occupe pas du tout de mon blog). Grosso modo, si vous décidez d’avoir des semaines qui varient en fonction de vos activités extra-universitaires, faites peut-être 2 planning (oui, comme au collège/lycée avec les semaines A et les semaines B). D’abord, cela vous permettra d’alléger votre temps libre sur 2 semaines mais aussi de vous retrouver plus facilement entre tout ce que vous avez à faire. Peut-être que cela vous prendra plus de temps, mais sur le long terme, vous parviendrez à tout faire et à le faire bien.

Ensuite, il va bien évidemment falloir avoir une vie sociale. A ce niveau-là, je ne me prends pas trop la tête et je case des plages horaires “Sorties” dans mon planning dont le contenu varie en permanence puisque je ne vois pas les mêmes personnes et que je ne fais pas les mêmes choses. 

Personnellement, tout cela m’a beaucoup aidé cette année : entre le M2, l’alternance, les 03 à 04 heures de transport/jour, le blog, la chaîne Youtube, On Vaut Mieux Que Ca, le mémoire, les sorties avec mes ami.e.s, le sport et de nouveaux projets qui se construisent.. les journées passent très rapidement !


  • Prenez le matériel qui vous convient  
Hors de question d’arriver à la fac les mains dans les poches ! Pour moi, la base à avoir est une pochette avec des feuilles et un stylo. Même si vous bossez sur un ordinateur, votre prof peut être susceptible de vous demander de rendre un travail écrit à l’improviste. Je n’ai quasiment jamais emmené mon ordinateur à la fac : j’avais beaucoup trop de temps de trajet, je trouvais ça embêtant. De plus, je trouve qu’écrire permet de mémoriser plus facilement. Mais ce n’est que mon avis ! Si vous êtes comme moi, voici en quoi consiste mon matériel pour l’année :
– une trousse
– des copies doubles et des copies simples
– un trieur (pour les cours)
– des classeurs (pour ranger ses cours par matière une fois rentrée chez soi)
– des fiches bristol
Concrètement, avec ça, vous avez de quoi tenir : pas besoin de plus ! Si vous décidez de bosser sur PC, sachez que reprendre la technique du trieur / classeur / fiche bristol n’est pas bien compliqué : pour une relecture efficace des cours, prenez soin de les mettre en forme chez vous et de ne garder que l’essentiel sur un fichier word à part (idéal pour les révisions et garder l’essentiel).

Le conseil d’Antoine, chargé de TD en Histoire à l’université : 

 
“Les fameuses bonnes habitudes de la fac, on les retrouve dans tous les numéros de revues random destinées aux étudiants perdus qui n’arrivent pas à s’adapter par rapport au lycée. Le scoop est qu’il n’y a pas un set unique de bonnes habitudes. Tout dépend de vous, de votre parcours, de votre accès à la culture. En enseignant, je me suis rendu compte que je pouvais avoir des étudiants persuadés que « Victor Hugo a écrit J’accuse de Zola » (authentiquement trouvé dans une copie), et d’autres qui connaissaient par cœur la liste de ses ouvrages, dates de publication comprises.

Le conseil de base est donc : apprenez à vous connaître. À la fac, personne n’aura le temps de vous prendre par la main, malheureusement. Si vos devoirs sont bourrés de fautes, par exemple, la plupart des profs se contenteront de vous le dire, mais aucun ne pourra rattraper le retard que le système scolaire vous a fait accumuler. Ce qui veut dire que ce sera à vous de vous accrocher pour rattraper. De même si vous voyez que, vraiment, le prof parle de trucs que vous devriez connaître mais ne connaissez pas.
Heureusement, vous avez une béquille que vous n’auriez jamais pu rêver d’avoir si vous aviez vingt ans de plus : Internet. Mine de rien, quand on s’en donne la peine, on trouve là bas, rien qu’avec Wikipédia et quelques autres sites, de quoi réapprendre quelques points basiques sans même sortir de chez soi.”

↠ Comment trouver sa place à la fac ?
Le conseil de Pauline, doctorante à l’Université : 
Bien que l’université apparaisse principalement comme un lieu d’étude, c’est en réalité un espace de socialisation très important dans lequel rencontrer des gens, sortir de sa zone confort et participer à des projets collectifs font partie à 100% de l’expérience. Même si ça peut paraître une « perte de temps », ce sont ces activités qui font de nous de meilleurs étudiant-es.
En effet, ces espaces de rencontres nous permettent de nous forger un regard critique sur le monde qui nous entoure et nous apprennent à la jouer collectif. Dans mon cas, ce sont ces différentes activités qui ont donné du sens à toutes mes (nombreuses) années universitaires et m’ont permis de me sentir moins seule en tant que femme, racisée, venant de la campagne.
L’université est un lieu profondément politique – au sens très large – et l’a toujours été historiquement. C’est une institution qui se veut « ouverte », où chacun et chacune d’entre-nous tentent d’y trouver sa place, avec plus ou moins de difficultés.  Pour moi, trouver sa place à l’université est synonyme de participer aux activités collectives et d’y faire des rencontres.
Voici donc mon manuel 101 de « Comment trouver sa place à la fac ? » 
*Spoiler alert : je ne vous présenterai que les associations qui me semblent progressistes et allant dans le bon sens. Bye bye le MET et compagnie…*
 
  • Rejoindre son association de filière 
La très grande majorité des filières à l’Université sont dotées d’une association regroupant les étudiant-es de la discipline. Souvent munis d’un local et d’un café cheap, rejoindre ton association de filière est un bon moyen de rencontrer des personnes de ton année ou des années supérieures afin de partager tes questions et recevoir des conseils utiles sur comment travailler un cours ou quelles sont les exigences de tel-le prof.
Lieu ressource, ces associations organisent souvent des activités pour les étudiant-es afin de se rencontrer et partager un moment convivial. Le lieu de référence pour les informations : le secrétariat de ton département.

 « Au début, c’est un lieu [l’université] un peu étonnant de part la diversité de cursus différents et en même temps c’est rassurant d’avoir un endroit où tu peux retrouver des gens qui ne font pas la même chose que toi. Peu de temps après, on m’a intégré dans la vie de l’asso ce qui m’a alors permis de retrouver dans un dynamique de gestion de projet à grande échelle : Organisation de soirées à thèmes, mises-en place de tutorats, organisation d’un budget, contact de partenariat …. Bref, plein de choses que tu n’as pas l’habitude de faire en sortant du Lycée mais qui sont très formateur et très inspecté par les entreprises quand tu cherches du boulot (saisonnier ou ton vrai job). Cela montre que tu as passé du temps à gérer autre chose que tes études. » – Sébastien, Université de Sciences de Nantes

  • Le sport à l’Université 
Si vous aimez le sport, toutes les universités offrent des cours de sport gratuit (ou a prix très réduit) pour tous les étudiants et toutes les étudiantes. Que ce soit des sports collectifs, comme le football, ou des sports individuels, comme la danse, participer à ces activités constituent un bon moyen de rester en bonne santé rencontrer des personnes sympas et de trouver sa place à l’Université. En plus de ces activités institutionnelles, des associations sportives gérées par des étudiant-es existent dans de nombreuses universités. A l’Université de Bordeaux, par exemple, des étudiantes avaient formé une équipe de football américain féminin !  Le lieu de référence pour les informations : le bureau des sports de ton université.
  • Les orchestres, le théâtre ou la danse 
Si tu pratiques un instrument, tu fais du théâtre ou de la danse, de nombreux stages, ou cours, sont offerts dans les universités pour valoriser ce type d’activités. A l’Université Bordeaux Montaigne, il existe un orchestre symphonique qui se réunie toutes les semaines et qui rassemble plus de 200 étudiants-es avec un-e chef-fe d’orchestre. Cette expérience constitue souvent une première pour beaucoup de musiciens et permet de se frotter à de nouveaux défis. Le lieu de référence pour les informations : la maison des associations étudiantes de ton université.
  • Les associations culturelles et sociales
L’université est un espace qui est animée par de nombreuses associations, type loi 1901, par et pour les étudiants-es. Ce sont elles qui font de l’Université un lieu de partage et un espace vivant. Souvent thématiques, en participant à une de ces associations tu pourras rencontrer des gens très intéressants et, aussi, y apprendre le travail collectif qui est le fondement de l’université. Prenant des formes très diverses, la majorité des universités accueille en leur sein un journal et/ou une radio étudiante, une association pour les étudiants-es étrangers-ères, des associations humanitaires, des clubs culturels ou des associations écologiques. Le lieu de référence pour les informations : la maison des associations étudiantes de ton université.
  • Les syndicats étudiants 
Le syndicat étudiant a pour objectif de défendre les droits de tous et toutes les étudiant-es et de les aider dans leurs démarches face à l’administration de la fac ou du CROUS. Si tu te retrouves face à une difficulté, ne reste pas seul-e, et contacte le syndicat local de ton université pour t’aider. Il est là pour ça. Il existe deux grands syndicats étudiants : l’UNEF et Solidaires étudiant-es. Avec des orientations syndicales et politiques différentes, tu peux choisir de te syndiquer dans l’un des deux afin de participer à la défense et le maintien d’un système universitaire ouvert à tous et toutes.
Pour les rejoindre, tu peux contacter le syndicat local de ton université, ou sur internet le syndicat national, et tu pourras, ainsi, participer à leurs réunions et leurs actions. Le lieu de référence pour les informations : les permanences syndicales et les sites internet de l’Unef (http://unef.fr) et de Solidaires étudiant-es (http://www.solidaires-etudiant.org)
  • Les collectifs politiques 
Outre les syndicats, beaucoup d’universités rassemblent des collectifs politiques d’étudiant-es s’impliquant sur une cause précise. Dans le cas de Bordeaux, il existe par exemple un collectif d’étudiantes féministes appelait le CLEF (Collectif de Lutte d’Etudiante Féministe). Il rassemble des étudiantes qui mettent en place des actions pour lutter contre le sexisme et les discriminations de genre au sein de l’Université et en dehors.
Il en existe dans différentes facs et ces groupes peuvent te permettre soit de t’accompagner en cas de problèmes, soit d’être un lieu refuge où rencontrer des meufs cool. D’autres collectifs sont présents au sein des universités : des associations de défense des droits LGBTQIA+, des collectifs luttant contre le racisme, des groupes d’aide et de défense des étudiant-es sans papiers (notamment Réseau Université Sans Frontière), ou encore des associations pour la défense des droits des Palestiens, comme Génération Palestine. Ces collectifs sont toujours en recherche de personnes pour aider : n’hésite pas à les rejoindre ! Le lieu de référence pour les informations : les sites internet des différentes associations
  • Les Assemblées générales & les comités de mobilisation 
 Bon. On va pas se mentir, c’est pas le propos ici, j’ai fait 4 grèves étudiantes dans toute la scolarité et elles resteront les meilleurs souvenir de mes années universitaires. J’ai plus grandi en tant que femme et en tant qu’étudiante en 3 mois de grève qu’en 3 ans de licence. Et je pense que c’est de notre responsabilité de participer aux mouvements collectifs qui défendent nos droits en tant qu’usagers du service public et travailleurs-travailleuses. Ceci dit, si une grève prochaine arrive, pour pas que vous soyez totalement perdu-e, deux règles :
 – Allez aux Assemblées Générales (de votre fac, de votre département, de votre école…), vous avez une voix, saisissez-vous de cette opportunité.
 – Amenez avec vous ce schémas pense-bête.

↠ Comment bien suivre les cours alors qu’on est dans un TD surchargé ?

Malheureusement, dès la rentrée et surtout en L1, vous pouvez rapidement vous retrouver dans des TD surchargés (surtout si les horaires sont alléchantes). Pour ne pas se laisser décourager (étant moi-même facilement anxieuse dès que je me retrouve dans des endroits avec beaucoup de monde et pas très grands), voici quelques astuces bien pratiques :
Arriver en avance (histoire d’être devant la salle et pouvoir choisir sa place préférée. Si le prof est également là avant le cours et ouvre sa salle en avance, c’est encore mieux pour pouvoir profiter de l’endroit tant que tous les élèves ne sont pas arrivés !)
– Se mettre de préférence dans les premiers rangs : plus facile pour se concentrer
Ne pas hésiter à demander à son prof un mail pour pouvoir lui demander des précisions après le cours : très souvent, les profs le font d’eux-mêmes, c’est idéal quand on est un peu timide ou qu’on n’a pas le temps d’aller le voir à la fin du cours. Veillez à soigner la forme du mail (et oui) : quelques formules de politesse, rappeler qui on est, à quel cours on assiste, mettre un objet facilement descriptif, c’est utile (et poli, aussi).
– Cependant, ne pas hésiter non plus à demander des précisions à son prof dès la fin du cours (je n’ai encore jamais vu un prof refuser de répondre, au contraire !) alors que le cours est encore frais.
Enfin, n’oubliez pas de préparer avec sérieux les travaux que votre professeur vous demande. Ils sont là pour une raison : vous permettre d’avoir de bonnes notes assez facilement (toujours un point non négligeable au cas où vous vous plantez durant votre partiel – ce qui arrive même aux meilleur.e.s-) mais aussi vous familiarisez avec la discipline que vous étudiez.. une bonne manière de réviser pour le partiel !
Le conseil d’Antoine, chargé de TD en Histoire à l’université : 
“Les TD surchargés sont la plaie des étudiants, mais aussi (peut-être même surtout ?) des profs : j’ai vécu les deux pour en témoigner. Si vous êtes dans un TD qui invite tout le monde à participer en même temps, par exemple pour une étude collective de documents, quelques bons réflexes sont à prendre.  

Premièrement, mettez-vous devant. En général, en fac, les premiers rangs sont totalement vides, une sorte de no-man’s land. Gardez en tête qu’un TD surchargé sera fatalement plus bruyant : personne, ou presque, n’est attentif durant 2 heures, et ça finit par s’entendre. Si vous voulez suivre, privilégiez donc fortement le places de devant.  En plus, vous serez plus facilement repérable, ce qui permettra à la personne chargée du TD de mieux vous reconnaître. Et ça, c’est pas rien : cette année, je voyais défiler 120 à 140 personnes en l’espace de 23 heures, et je ne les avais que pour des TD de deux heures, douze fois dans le mois. Autant dire qu’il est difficile de se souvenir du nom de la personne au fond qui n’a pas dit un mot depuis le début du semestre.

Je rajouterais bien comme ultime conseil : participez. Honnêtement, pour un prof, il n’y a rien de plus désespérant que de voir toujours les mêmes personnes parler pendant que les autres végètent. En plus, ça vous motivera pour préparer un peu le TD, histoire de ne pas dire d’énormités.Une dernière chose : il est possible, voire probable en L1, que la personne chargée de votre TD soit en doctorat, n’ait eu aucune formation et soit tout aussi désemparée que vous face à sa salle surchargée et tous les désagréments qui vont avec (emplois du temps WTF, entre autres).
Ne reportez pas votre colère sur elle, mais si vous en avez la possibilité (notamment si vous tombez sur un prof comme moi qui manifeste très fortement son caractère désabusé face à ces dysfonctionnements), ça peut en revanche valoir le coup de discuter de solutions possibles… Un mouvement liant profs et précaires pourrait peut-être faire bouger les choses, qui sait !”
↠ Comment trouver les informations nécessaires pour rendre de bons travaux ?
J’ai été très surprise d’apprendre par un de mes camarades que, malheureusement, tout le monde n’avait pas accès à des cours de méthodologie à la fac (alors que j’avais au moins un cours de la L1 au M2 à ce sujet !). Cette matière qui semble très ennuyeuse et inutile durant les premières années de fac est pourtant incontournable. En réalité, c’est une matière qu’on refile souvent aux profs précarisés car personne n’a trop envie de l’enseigner : mais accrochez-vous, elle vous sera utile pour la suite de vos études.
A l’université, vous devrez suivre une certaine méthodologie dans votre travail à rendre. Cette méthodologie change d’une discipline à une autre et même en fonction des cours. Cependant, s’il y a bien une chose qui ne change pas, c’est qu’on vous demandera de construire votre argumentaire sur des sources sérieuses, vérifiées scientifiquement et vous permettant de mobiliser des connaissances avec un regard critique.
Concrètement, citer un TPE trouvé sur le net ou une brève voire même un livre qui a simplement fait beaucoup parler de lui parce qu’il a été pondu par un journaliste sulfureux comme cadre théorique : ça ne marche pas.
Bien évidemment, la bibliothèque de votre fac et/ou de votre UFR reste l’endroit idéal pour débuter des recherches. Cependant, si comme moi a) vous vivez super loin de votre fac, b) n’êtes pas à l’aise dans les lieux publics (oui, ça arrive..), il va vite falloir trouver une alternative.
Personnellement, voici quelques sites incontournables et qui vous suivront durant toute votre scolarité :
Cairn : grâce à votre compte étudiant au sein de votre université, vous pouvez avoir accès gratuitement à ce site ! Autant dire que c’est une chance à ne pas laisser passer ! C’est mon préféré.
Persee : un excellent site, également incontournable dans ses recherches à l’université.
Sudoc : je ne l’utilise pas tellement, étant très satisfaite des 2 premiers sites mais c’est mon ami Phangere qui l’a glissé dans ses recommandations.
Academia : un site un peu spécial puisque c’est vous qui mettez en ligne vos réalisations et vos travaux. Le fait est que beaucoup de chercheurs partagent leurs recherches : un gros + !
↠ Comment survivre en amphi ?
Parce que les TD c’est bien, mais il faut également parler des amphithéâtres. Or, comme ils ne sont pas obligatoires (et pas forcément bien placés dans les plannings), on se retrouve parfois à… ne pas y aller. C’est extrêmement dommage puisqu’ils vont être la base théorique de ce que vous allez ensuite voir en TD. Difficile donc de passer totalement à côté. Il y a certaines personnes (et j’en fais partie) qui savent très bien bosser sans avoir besoin d’amphi (j’en reparlerai) mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Pour commencer, arrivez en avance histoire d’être sûr.e d’avoir de la place et pour vous sentir à l’aise. Si, comme moi, vous avez vécu les amphis parisiens, sachez qu’on a vite tendance à ne plus être très attentif quand on se retrouve tout au fond d’un amphi de 1000 personnes (et oui.. ça fait beaucoup 1000). Aussi, n’oubliez pas que les profs sont disponibles pour répondre à vos questions à la pause et en fin de CM ! C’est très fréquent, i.elles sont là pour ça et seront très souvent ravis de voir que vous vous intéressez à leurs cours.

Idéalement, mais ce n’est que mon opinion : privilégiez le fait de rester seul.e durant l’amphi si vous avez tendance à facilement vous déconcentrez. Rien de pire qu’une bande de potes qui murmure en cours pour vous empêcher d’écouter (qui plus est dans un endroit où il est facilement possible de faire autre chose que prévue). Point important : l’ordinateur en amphi peut être votre pire ennemi. Vous allez très vite vous retrouver à vous balader sur Facebook et à être déconcentré…

Le conseil d’Antoine, chargé de TD en Histoire à l’université : 

“Les cours en amphi, c’est un peu la hantise du lycéen. Pédagogiquement, c’est d’ailleurs souvent assez mauvais. J’ai vu plusieurs profs se contenter de lire un bouquin pendant deux heures. Si vous tombez sur ce genre de cours, procurez-vous le même livre et bossez chez vous : vous en tirerez bien plus.

De façon générale, c’est le maître mot de la fac : adaptabilité. Quand un cours ne vous convient pas, c’est à vous de vous y adapter. Si, vraiment, le prof ne vous parle pas (et ça arrive forcément un jour où l’autre), vous pouvez toujours essayer d’apprendre par vos propres moyens. J’ai souvent vu des étudiants venir se plaindre dans mes TD que le CM qui traitait de la même période était compliqué, incompréhensible, qu’ils ne le suivaient pas et sortaient plus embrouillés qu’autre chose. Dans ce cas là, laissez tomber, temporairement, le CM (que quelqu’un de généreux pourra toujours vous passer), mais pas pour faire la grasse mat’ : profitez de ce temps pour aller à la BU, ou sur Internet, ou avec des amis un peu plus calés que vous, pour réapprendre les bases.

Si, en revanche, le cours magistral vous parle, privilégiez les mêmes techniques qu’en TD : mettez-vous devant et participez autant que possible.

Selon le prof et son degré de disponibilité, il est aussi possible de s’entretenir avec lui en fin de cours.”

 

↠ Comment réussir en Licence et en Master ?

 Comment bien préparer ses partiels ?

Réussir ses partiels à l’arrache, en bachotant 2/3 jours avant, en ayant vaguement la moyenne et un peu de chance : c’est possible. Réussir ses partiels avec des notes très satisfaisantes, c’est déjà plus délicat. A mon sens, il y a quelques bonnes habitudes à prendre dès le début.
  • Lire ce qu’on vous conseille:
Quand vos professeurs vous conseillent de lire des bouquins, ce n’est pas pour rien. Ils sont souvent là pour vous aider à mieux comprendre le cours et à compléter vos connaissances. Il est certain que lire toute la bibliographie conseillée pour chaque prof est difficile mais vous pouvez vous en tenir à quelques ouvrages fondamentaux. Ces livres seront précieux pour vous aider dans les travaux à rendre, pour approfondir vos cours et faire un partiel réussi. De bonnes références durant un partiel c’est la clé pour rendre un bon travail.
Comme m’a dit mon prof durant ma soutenance de mémoire “vous lisez beaucoup, mais aussi vous lisez bien” : c’est à dire que les auteurs que je citais étaient des auteurs sérieux, pertinents par rapport aux critiques que je soulevais à certains moment de mon travail. Plus vous connaîtrez des auteurs au fil des années, plus vous parviendrez à les utiliser pour développer vos idées.
Enfin, n’oubliez pas de lire également quelques travaux complémentaires toujours très utiles ! Essais, articles universitaires… ces documents sont également longs mais permettent d’approfondir des points précis, parfois même d’expliquer un peu plus un ouvrage. Ils sont cruciaux !
  • Ficher progressivement et surtout, intelligemment:
Vous n’êtes pas obligé.e.s de ficher sur des fiches bristol mais un cours synthétisé est essentiel. D’abord, parce que cela vous permettra d’apprendre progressivement. Tout le monde n’a pas envie de continuer d’apprendre par coeur en récitant ses cours à longueur de temps pour mémoriser. Ficher est la bonne alternative. Mais attention, il faut savoir “ficher intelligemment”.
Prendre votre cours et ne garder que les éléments importants ne suffit pas. Selon moi, un bon fichage comporte :
le plan du cours
les idées clés de chaque partie
– le résumé de chaque TD à la suite du CM correspondant
les définitions précises des concepts vus en cours
les dates clés
les citations
– également: des références à des articles, des auteurs, des ouvrages pour chaque partie du cours (vu en cours ou lors de votre travail personnel), afin de les réutiliser facilement durant le partiel.

Bien entendu, veillez à des codes couleurs différents et à avoir des fiches bien aérées pour faciliter votre mémorisation.

Comment réussir ses partiels ?

Le conseil d’Antoine, chargé de TD en Histoire à l’université : 

“Comme pour les questions précédentes, il est nécessaire de cerner ce qui vous pose problème, le plus tôt possible. Notez aussi que vos notes du bac ne sont pas un indicateur fiable : ce qui m’avait valu un 15 à l’épreuve d’histoire-géo ne valait pas dix en fac, par exemple. Même quand les exercices semblent se ressembler, les exigences ne sont pas forcément les mêmes.

Mon conseil ? Essayez de comprendre à quoi ça sert, au-delà de la note du partiel. L’exercice ne sert pas juste à vérifier que vous connaissez votre cours, il cherche à prouver que vous savez réfléchir dans la discipline en question. Essayez aussi, si un sujet vous ennuie particulièrement, de lui trouver un intérêt par des aspects détournés : cinéma, séries, jeux-vidéos, ou même discussions peuvent être un bon point de départ, si vous enchaînez ensuite sur quelque chose de plus solideLa culture générale est toujours utile et bien des moyens distrayants permettent d’en acquérir, à condition de toujours garder un œil critique.

Dans la pratique, les partiels sont entourés d’un cérémoniel bien pompeux même si, en réalité, peu de profs le prennent vraiment au sérieux. Ce cérémoniel est aussi fait pour vous faire stresser : lutter contre ce stress peut vraiment être un atout. Gardez juste en tête qu’y aller en mode « allez, je fais mon possible et on verra bien » permet souvent de se libérer d’un gros poids, si vous y parvenez.

Pensez aussi à la personne qui corrigera : les copies vont être très nombreuses (et les corriger est presque aussi insupportable que surveiller un examen). D’où le conseil essentiel de bien écrire. Je sais que ce n’est pas facile (quiconque a vu mon écriture confirmera), mais avoir une écriture lisible peut vous sauver. Un conseil, notamment : évitez absolument le stylo bille qui rend l’écriture assez désagréable à lire.

Enfin, il est (malheureusement) très courant que des profs donnent, pour un même exercice, des consignes différentes, et parfois contradictoires. Dans ce cas-là, c’est terrible à dire, mais le prof à toujours raison, même quand il dit une énormité. Faites-lui plaisir sur ce coup, et apprenez à vous adapter… Finalement, la fac forme effectivement au monde du travail !”

Comment bien préparer les rattrapages ?

Si vous faîtes ce travail sérieusement, il n’y a pas de raison de ne pas réussir ! Cependant, parfois, il arrive qu’on passe par les rattrapages : manque de temps pour étudier correctement, difficultés, absence durant un partiel.. Personnellement, j’ai passé les rattrapages une fois. Lorsque je me suis réorientée en L1 pour partir en Licence d’Histoire opt Sociologie/Ethnologie, je suis arrivée au début de 2e semestre alors que j’avais passé le 1er en Droit. Je devais donc passer toutes les matières du 1er semestre aux rattrapages !
Le point positif ? Je suis sérieuse et appliquée, il n’y avait pas de raisons pour que je me plante (si? bon..).
Le point négatif ? Je débarquais en milieu d’année dans une toute nouvelle discipline sans avoir assisté aux cours. Il y avait donc de fortes chances pour que je me plante.
J’ai finalement tout validé aux rattrapages avec parfois de très bonnes notes (je pense à mon 16 en ethnologie héhé ♥) et je pense donc pouvoir donner quelques conseils pratiques :
  • D’abord, ne pas partir perdant.e : 
Moi aussi, j’ai eu le sentiment que je n’y arriverai pas. Rattraper 11 matières, surtout quand vous n’avez jamais vu le cours auparavant, c’est pas simple. Le mieux à faire est de relativiser et de voir ça comme une seconde chance. Au lieu de voir toutes ces disciplines que vous n’avez pas validé comme un grand monstre incapable à dépasser, focalisez-vous sur chaque matière en les isolant. Personnellement, je trouve ça plus rassurant.
 
  • Apprendre de ses erreurs : 
Autant après ma L1 je n’ai jamais eu à passer les rattrapages, autant j’ai tout de même eu quelques partiels loupés. Eh oui, ne pas avoir la moyenne à certains examens arrivent. Si vous sentez que les mauvaises notes s’accumulent et que les rattrapages ne sont pas loin, autant s’y mettre tout de suite au lieu d’attendre que la sentence tombe : déjà, redoublez d’ardeur pour le 2e semestre. Ensuite, demandez des conseils à vos professeurs, demandez à voir votre copie, essayez de comprendre vos difficultés (mauvaise méthode d’apprentissage ? mauvaise méthodo ?) pour réussir à vous améliorer.


↠ Comment avoir un bon dossier pour entrer en Master (professionnel) ?

Malheureusement, je ne peux pas faire de préconisation précise : les critères changent d’une discipline à l’autre et même d’une fac à l’autre. Cependant, quelques points sont incontournables :
  •  Avoir eu de bonnes notes : 
Si on vous conseille de travailler dès la L1 ce n’est pas pour rien. Autant les critères d’admissibilité sont rares en licence, autant cela se corse dès le Master et la concurrence peut être rude. Il faut donc s’y mettre sérieusement dès la licence. Personnellement, c’est cet objectif qui m’a toujours aidé à rester sérieuse: savoir que mes notes de licence compteraient pour entrer en Master.
  • La lettre de motivation : 
Chaque université a ses propres requêtes dans la construction du dossier qu’elle demande. Mais la lettre de motivation est un incontournable. Une lettre de motivation doit être convaincante. Pour cela, il faut être en mesure de montrer à quel point vous pouvez faire preuve de sérieux et de motivation. Pour ce qui est de mon cursus en Communication, je commençais toujours par expliquer pourquoi j’avais un parcours atypique et comment j’en étais arrivée à vouloir étudier en Info-Com. Ensuite, j’expliquais ma passion pour la Culture Web, et tout ce qui y a attrait. J’enchaînais ensuite sur mes compétences théoriques et techniques acquises au fil du temps aussi bien durant des activités hors-universitaires que grâce à mes stages ou des cours. Je continuais par expliquer ce qui me plaisait dans le cursus auquel je candidatais en prenant soin de mentionner avec précisions certains enseignements et ce qu’ils avaient en commun avec mon projet professionnel. Enfin, je prenais soin de préciser tout ce que cette filière pouvait m’apporter et ce que moi-même pouvais lui offrir grâce à mon sérieux et à ma détermination.
  • Le cas des stages : 
N’attendez pas que le stage soit obligatoire dans votre formation pour en faire un ! Très souvent, les licences n’en proposent pas ou alors sur des périodes très courtes (2 mois) et les étudiants n’essaient pas de voir plus loin. C’est très dommage, surtout que la fac a tendance à se terminer tôt (mai/juin) et à commencer tard (septembre octobre) ! Autant dire qu’il est facile de caser un stage de 4 à 6 mois entre deux années. Et il est de plus en plus demandé d’avoir fait au moins un stage durant son cursus de licence pour prétendre à un bon Master.
D’ailleurs, il arrive que les universités accordent des autorisations de stage même si cela n’est pas obligatoire au sein de votre formation. Il suffit d’en demander l’accord à un.e de vos professeur.e.s qui acceptera d’être votre tuteur/trice. Ensuite, il peut-être également possible de faire un stage pas totalement en adéquation avec votre formation. Je m’explique : quand j’étais en licence d’Histoire, un de mes camarades avait fait un stage de journalisme. En soi, rien de forcément en rapport avec l’Histoire, mais il avait appuyé cette demande par le fait de vouloir partir en Master Journalisme après sa licence, ce qui était un choix d’orientation pertinent. Bref, informez-vous auprès de votre université !
Selon moi, un stage avec une durée significative doit se dérouler entre 4 et 6 mois (histoire de faire des missions intéressantes) ! Prenez-y vous à l’avance : pour débuter un stage en mai, commencer ses recherches en février/mars est pas mal, histoire d’avoir le temps et de vous laisser un nombre d’alternatives important.
↠ Comment faire un bon mémoire ?
Le mémoire vous permettra de terminer ces 5 années de dur labeur en beauté ! Ayant plutôt (très bien héhéhéhé) réussi le miens, voici les quelques conseils qui me semblent incontournables.
  •  Prenez-y vous à l’avance ! 
Ca semble idiot mais pourtant, on se rend vite compte que le temps file à une vitesse folle. Dès le début de l’année, commencez au moins à y réfléchir. Ensuite, essayez de planifier (au moins par période/par mois) ce que vous devez faire jusqu’au rendu. Personnellement, mon cas est particulier : nous avons commencé à parler du mémoire avec nos professeurs qu’à partir de fin mars car ces derniers privilégiaient la date du rendu pour la 2e session (fin septembre). Or, je voulais impérativement (pour de multiples raisons) le rendre à la 1e session (mi-juin). Autant dire qu’il me fallait fournir en 3 mois 1/2 un travail très important (en plus d’autres devoirs à rendre). Il a donc fallu que je trouve un maximum de temps pour m’en occuper et savoir gérer mes priorités. 

A ce niveau-là je trouve ce petit bouquin très utile. Mais demandez à vos professeurs leurs favoris en fonction de votre discipline !

  • Ne comparez pas votre progression à celles de vos camarades : 

Le conseil d’Antoine, chargé de TD en Histoire à l’université :  

Le mémoire est vraiment un travail indépendant, et regarder ce que font les autres sert surtout à se mettre une (mauvaise) pression…

  •  Le choix du sujet :
Selon moi, le principal est de choisir un sujet qui vous plaît.. et que vous connaissez déjà un peu. Partir dans un domaine qui vous est complètement obscur simplement parce qu’il est “porteur” ou semble “sérieux” est la meilleure manière de se planter. Chaque sujet peut être innovant ou traité sérieusement en fonction du travail et de la créativité qu’on y met.

  • Choisissez bien votre directeur/directrice de mémoire : 

C’est hyper important. Si possible, essayez de voir auprès d’ancien.ne.s étudiant.e.s de la formation quel.le.s sont les professeur.e.s qui assurent un bon suivi. Essayez aussi de connaître les domaines de ces profs pour savoir si le feeling sera bon. Rien de pire qu’un prof avec qui on ne s’entend pas et qui n’est pas d’accord avec notre angle et nos positions (et non pas dans le sens qu’il cherche à nous aider à développer notre esprit critique). Veillez aussi à avoir un professeur disponible, à l’écoute et répondant à vos mails. Ceci vous permettra de pouvoir rédiger votre mémoire de manière bien plus sereine.

  •  Mobiliser ses connaissances intelligemment : 
En premier lieu.. lisez. Mais surtout : lisez bien. Pour moi, ce travail doit se faire longtemps en amont. En réalité, ce sont toutes les connaissances emmagasinées depuis vos premières années d’études que vous devriez pouvoir ressortir avec de vraies connaissances solides. Par exemple, en SIC, j’ai d’abord retravaillé mes connaissances de base en me penchant sur les concepts les plus courants en Communication. Puis, mon sujet me demandait d’appréhender les réseaux sociaux. Mais avant ça, je me suis plongée dans des ouvrages qui s’interrogeaient sur Internet puis sur le Web, puis sur le Web 2.0, avant de me tourner vers des ouvrages qui avaient attrait spécifiquement aux réseaux sociaux.
A côté de ça, je parlais aussi de cyber-militantisme. J’ai donc tout repris depuis le début, en lisant des ouvrages & articles universitaires sur le militantisme, pour ensuite aller du côté des “nouvelles formes de militantisme” dont le cyber-militantisme fait partie.. pour ensuite me focaliser sur cette thématique précise.
Le but est de connaître extrêmement bien votre sujet, de partir du “macro” pour aller jusqu’au “micro”. Il est donc primordial d’enrichir ses lectures, les points de vue différents entre les auteurs pour être capable d’adopter une certaine position et d’avoir un regard critique sur ce que vous allez ensuite écrire/analyser.
C’est pour ça qu’il est important de ne pas se mettre à lire des ouvrages juste quelques mois avant le mémoire mais d’avoir déjà lu des ouvrages bien plus généralistes sur vos centres d’intérêt ou encore les disciplines étudiées à l’université. C’est de cette manière que, pour le mémoire, vous pourrez élaborer un bon cadre théorique et vous focaliser sur des travaux universitaires plus précis.
↠ Comment réussir à la fac en ayant un travail à côté ?
Cette année, j’ai été en alternance. Le point positif était que mon job était en adéquation avec mon projet professionnel et que mon emploi du temps scolaire était adapté à mon contrat pro. Cependant, cela me faisait tout de même 21h de boulot (très loin de chez moi en plus) à côté de mes 2 journées de cours très chargées. En sachant qu’on dit souvent que les notes baissent à partir de 15h de job étudiant/semaine et surtout quand son travail est loin… Autant dire qu’à la fatigue s’ajoute le fait d’apprendre à organiser ses soirées pour bien bosser.
Le principal est d’utiliser stratégiquement son temps libre (pause dej, transports, etc). Ensuite, c’est de bien organiser en amont tout ce qu’on à faire en s’occupant de ses travaux à rendre très à l’avance. En faisant chaque tâche petit à petit, cela empêche de passer de nombreuses heures dessus à la dernière minute et d’avoir des journées qui n’en finissent pas.
Oui, c’est possible de travailler à côté de la fac et d’avoir de bonnes notes ! Mais il faut alors comprendre sérieusement (et rapidement) que ce sont vos priorités qui vont changer. Vous en aurez alors trois : étudier / bosser / dormir. Courage..
Essayez également de trouver des étudiant.e.s sympas et compréhensifs/ves qui connaissent votre situation. Non, tout le monde n’est pas égoïste et certaines personnes n’hésiteront pas à vous prêter leurs cours dans certaines matières si vous n’avez absolument pas les moyens de vous y rendre. Ca peut être aussi une bonne manière de s’organiser avec d’autres étudiants qui bossent à côté : répartissez-vous les amphis auxquels vous rendre. Diviser pour mieux régner, en somme 😉

↠ Comment rester motivé.e ?

Mais alors, comment fait-on pour ne pas baisser les bras face à temps de travail et de stress ? Pour moi, c’est très simple : se mettre des objectifs. Sur le court terme, par exemple : je veux réussir mon année du premier coup pour être tranquille durant les vacances. Mais aussi sur le long terme : je veux intégrer tel Master, j’ai besoin d’avoir mon année pour atteindre mon objectif professionnel. Etc. etc.
Aussi, il est impératif de se focaliser au maximum sur les points positifs. Quand je suis rentrée en L3 d’Information-Communication, j’ai détesté certaines matières où je m’ennuyais vraiment et où le prof était très désagréable. Mais, j’ai essayé de tourner ça de manière plus “sympa”: durant ses cours, je choisissais de bosser sous un angle/sur un sujet qui me plaisait. Et aussi, je redoublais d’efforts dans les matières que je trouvais passionnantes afin de contrebalancer ce point négatif.
Il faut savoir s’investir pleinement dans ce qu’on fait. Je pense que certaines personnes se bornent à avoir une approche très “platonique” de leurs études là où il y a vraiment moyen de s’épanouir.
↠ Comment se réorienter dans les temps ?
Ensuite, il faut savoir apprendre de ses erreurs et voir la réalité en face : si vous commencez à déprimer, est-ce pour une raison spécifique ? Peut-être que vos aspirations ont changé. Peut-être que ce que vous faîtes ne vous plaît plus. Ca arrive ! Ce n’est pas une fatalité ! 
Je l’ai fait : après un mois de droit, je suis partie en L1 Histoire/Socio. J’ai vite compris que le droit n’était pas fait pour moi. Au lieu de m’entêter, de me dire que “j’y arriverai bien un jour”, j’ai préféré admettre que je m’étais trompée dans mon orientation post-BAC. Et pour ne pas me “laisser couler”, j’ai pris le taureau par les cornes et je me suis immédiatement renseignée pour savoir comment me remettre sur pied rapidement et quelles options s’offraient à moi.
Faîtes-le, renseignez-vous dès que vous doutez ! Vous avez de la chance, les universités mettent de plus en plus en place des passerelles pour pouvoir se réorienter sans avoir à tout reprendre depuis le début. D’où le fait d’avoir pu entrer en L3 Info-Comm après 2 ans d’Histoire-Socio. Furetez dans les facs autour de chez vous ou même sur le site de votre propre fac. Baladez vous sur les différents UFR, découvrez toutes les formations qui existent.. certaines pourraient vous être ouvertes !
Les premières années à l’université sont très théoriques. Mais, plus que le domaine que vous étudiez, tout le monde apprend à rédiger, synthétiser, se construire une solide culture générale et à mobiliser des connaissances. De ce fait, ces compétences permettent souvent de rentrer dans des Master n’ayant pas forcément de rapport direct avec votre Licence. C’est une super opportunité à prendre !
↠ Comment gérer le stress ?

 

Je suis pleinement consciente que la fac peut être un endroit stressant. On peut vite se sentir seul.e, submergé.e par le travail et incertain.e sur son avenir professionnel. Si je parle autant d’organisation c’est que j’ai le sincère sentiment que c’est en se créant des routines qu’on arrive peu à peu se rassurer. Il va falloir vous créer des repères pour avoir le sentiment que ce que vous faîtes a du sens.

Il faut savoir aborder les mauvais cours, les disciplines difficiles en mettant en place des stratégies pour s’y consacrer pleinement. Baisser les bras en attendant les rattrapages ou laisser l’angoisse monter ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais ! Dès que vous avez le sentiment d’appréhender avec inquiétude une matière, un examen.. parlez-en ! A vos professeurs, d’autres étudiant.e.s, en essayant d’approfondir la matière en question. Disons qu’il faut “prendre le dessus”.. et on prend le dessus en anticipant toutes les failles possibles.

↠ Comment réussir à travailler “tout.e seul.e” quand notre prof ne nous passionne pas ?
Les profs chiants, ça existe. Des tas de profs à l’université n’apprécient pas forcément d’enseigner, préférant largement faire de la recherche. Parfois, ils n’ont tout simplement pas la “fibre pédagogique” et ont du mal à captiver leur auditoire ou à traiter des sujets complexes de façon synthétique et abordable. Ce n’est pas donné à tout le monde et là où certaines personnes apprécieront quand même leur travail, d’autres étudiants n’accrocheront pas.
Au lieu de déserter cette discipline en considérant qu’elle est inutile et sans intérêt, décidez plutôt de l’apprendre par vous-même. J’ai déjà arrêté de me rendre à certains CM pour préférer passer ces 3 heures d’amphi à la bibliothèque.. ou alors chez moi. C’est une technique qui marche si vous êtes capables de rester à travailler de façon autonome (et que vous parvenez à rester concentré.e même en dehors d’un amphi).
D’abord, préparez ce travail “en solo”. Essayez de connaître (au moins) le plan du cours. Juste les titres, ou les sous-titres : certains profs les présentent en début de semestre et/ou les envoient par mail. Sinon, un.e étudiant.e sympa pourra vous les transmettre (voire un.e ancie.ne étudiant.e). Après tout, vous ne demandez pas l’ensemble du cours en soi mais quelques lignes directrices !
Votre professeur a sûrement écrit au moins un livre sur sa discipline ! Ou en tout cas, il vous proposera en début d’année quelques ouvrages de référence pour suivre le cours sérieusement. Potassez-les dans votre coin : lisez-les, fichez-les avec application et faites un maximum de recherches supplémentaires pour étoffer vos connaissances.
Cependant, apprenez à être raisonnable : ne fuyez pas tous les amphis sous prétexte que vous vous y ennuyez un petit peu. Je considère qu’aller en cours, assister aux amphis, apprendre à se concentrer, à écouter ce qu’on nous raconte, fait partie du travail estudiantin (hormis si vous bossez par correspondance, effectivement). Je n’utilisais cette technique que dans des cas d’extrêêêême ennui ou quand j’avais un amphi particulièrement tardif. Et surtout, je redoublais d’attention en TD, bien entendu.
↠ Comment survivre à l’administration de la fac ?
Dernier point et pas des moindres, l’administration de la fac peut vite être déroutante, notamment dans les universités parisiennes. Le manque d’organisation est incroyable, les infos passent mal, sont parfois erronées.. bref, il est clair qu’on se sent vite délaissé.e et que cela peut même faire peur voire être angoissant. Personnellement, j’ai rapidement mis quelques stratagèmes en place:
  • Si possible, demandez une information à plusieurs (histoire que la supériorité “numérique” permette d’avoir ce que vous voulez)
  • Ne lâchez jamais l’affaire, insistez, ne vous laissez pas démonter quitte à passer pour un.e gros.se chieur/se : je n’hésitais pas à relancer maintes fois et à préciser que ma requête était urgente
  • Balisez le terrain : préparez bien touuut ce que vous désirez savoir avant de vous rendre au secrétariat/d’appeler ou d’envoyer un mail. Quitte à pondre un gros mail avec des requêtes en gras/soulignés et sous forme de points. 

En gros : jouez au plus con (bon, pas au point de harceler la personne, hein). D’ailleurs, si la situation est si insupportable que ça, n’oubliez pas qu’il existe des organigrammes… généralement le problème vient de bien plus “haut”, les personnes que vous croisez au quotidien étant à des postes précarisées aux conditions difficiles. Trouver la source du problème permet toujours de régler ce dernier durablement ;).

 ↠ Un dernier conseil.. (par Antoine)

Jouez dès le départ la carte de la solidarité. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il n’y a plus de raisons d’être totalement isolé au sein d’une promo : alors jouez le jeu, partagez les cours et les connaissances, entraidez-vous, organisez-vous… Vous tirerez énormément de choses utiles de ce genre de réseaux. « Oui mais si je file mes cours à des ingrats ? » pourriez-vous penser ? Grand bien leur fasse : si, pour les leur passer, vous les avez retravaillés, relus, peaufinés, vous y aurez de toute façon gagné plus qu’eux. N’hésitez pas, aussi, à vous rapprocher des personnes qui redoublent leur année : leur expérience est souvent utile.

Et… bon courage ! 😉

9 Comments

  1. Anonyme

    11 août 2016 at 10 10 06 08068

    Juste pour info, le Sudoc c'est le catalogue collectif des bibliothèques universitaires françaises, ça n'a rien à voir avec Cairn et Persée qui sont des bases de données. En gros le Sudoc c'est un catalogue, donc tu vas trouver des références de bouquins et savoir dans quelle bibliothèque aller pour les consulter et/ou les emprunter. Cairn et Persée, ça te permet d'accéder à des articles, des revues, des chapitres de bouquins, tu accèdes directement au contenu. Les opposer ça n'a pas trop de sens, ils ne servent vraiment pas à la même chose !

  2. Juliette Jaussaud

    11 août 2016 at 11 11 52 08528

    Je trouve tes conseils super pertinents (en même temps vu ton parcours scolaire, difficile d'en douter), mais je pense qu'on peut juste ajouter un petit truc à propos de ce que tu dis sur les amphis : si c'est très vrai pour les matières littéraires (au sens large) de prendre des notes papier et de bosser seul.e à côté, c'est parfois plus dur quand il s'agit de matières scientifiques “dures”. Les amphis de maths/physique/ et autres matières du démon vont souvent assez vite. Les profs se basent souvent sur des diapos, et il n'est parfois pas possible de prendre en note tous les formules/schémas/tableaux.
    Dans ces moments là, le travail sur ordi peut vraiment sauver la vie, notamment si le prof a mis son diapo à disposition, puisqu'on peut compléter sa prise de note avec des captures d'écrans des figures, soit directement pendant l'amphi, soit en reprenant son cours chez soi. 🙂

    Sinon, petite question : tes lectures, tu les bases principalement sur les recommandations de tes profs ou tu en fait à côté ? Et surtout, quand tu reprends les bases sur pleins de sujet pour ton mémoire par exemple, comment trouves-tu BONS ouvrages ?

    Merci pour tes articles, c'est toujours un plaisir de te lire.

  3. Eric

    11 août 2016 at 12 12 11 08118

    Article intéressant et instructif 🙂 .

    Je mettrais juste un tout petit bémol, certains points sont très spécifiques aux sciences humaines (par exemple en informatique, on peut mettre des doctorants en première année désemparés sur des TD de M1…).
    Si vous êtes dans une discipline où il y a des TPs, faites les très scrupuleusement et si possible (genre en informatique, mais en physique c'est plus dur) n'hésitez pas à les boucler chez vous si nécessaire. Des fois les TPs foirent parce que les enseignants on pas vérifié que tout le matériel était bien en place et les bons logiciels bien installés : ça arrive mais il faut tenter de ne pas perdre la séance pour autant. Les TPs sont vraiment essentiels pour faire le lien avec le cours. Et bien manipuler ça s'apprend, laisser faire son voisin qui s'y connait c'est tentant (je l'ai fait aussi), mais c'est vraiment pas une bonne idée du tout 😉

    Et des fois on peut avoir aussi une petite subtilité (très courante en chimie d'après des camarades) : pour les TPs ce sont parfois les doctorants qui savent mieux que les profs titulaires comment il faut s'y prendre (parce que ce sont les doctorants qui manipulent le plus)… Donc dans le doute, parfois il vaut mieux écouter l'enseignant précaire 🙂

    Bref bon courage aux étudiants pour leur parcours à la fac, de la part d'un futur ancien doctorant chargé d'enseignement 🙂

  4. Buffy Mars

    12 août 2016 at 12 12 20 08208

    Merci pour ton ajout Juliette 🙂 dans ces moments-là, je pense qu'il faut alors compter sur la générosité des autres étudiant.e.s ?

    Pour mes lectures, je commence toujours par checker la bibliographie que les profs donnent dans chaque matière. Je consulte assidûment les ouvrages pour voir lesquels me semblent les + intéressants et après je marche en “chaînons” : quand j'ai terminé le livre, je regarde la bibliographie à la fin, pioche des bouquins dedans et ainsi de suite.. 🙂

  5. Buffy Mars

    12 août 2016 at 12 12 20 08208

    Merci pour toutes ces précisions Eric !

  6. Mathilde M.

    15 août 2016 at 4 04 11 08118

    Génial!! Un grand merci pour tout c'est bons conseils! ^^ Je rentre en L1 de LEA en Septembre et je sais pas trop à quoi m'attendre encore. En tout cas ton article m'aura bien aider et motiver pour cette première année de fac! xx

  7. Anonyme

    17 août 2016 at 9 09 32 08328

    Juste une petite remarque : horaire est un nom masculin donc “surtout si les horaires sont alléchants” 🙂

  8. super-gaufrette

    2 décembre 2016 at 21 09 15 121512

    Très intéressant. Je garde ça sous la main

  9. leventdanslespages

    11 novembre 2017 at 17 05 51 115111

    […] j’ai toujours des résultats satisfaisants, je me permets donc de plutôt vous aiguiller vers les conseils de Buffy Mars pour plus de sérénité dans vos études. Un nombre conséquent de personnes est allé aux […]

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :