Réussir à écrire et lire plus souvent : mes conseils

Il y a quelques semaines, je vous ai demandé sur Twitter si vous étiez intéressé.e.s par un article pour parvenir à écrire et lire plus souvent. A ma grande surprise, vous avez été nombreux.ses à répondre de manière enthousiaste. Voici donc quelques-uns de mes conseils ! Je ne sais pas s’ils seront efficaces pour tout le monde mais cela marche plutôt bien sur moi ;). N’hésitez pas à laisser en commentaire tous vos petits tips pour vous réussir à être régulier.e dans votre pratique de la lecture ou de l’écriture. Par ailleurs, je pense que mon dernier article pour parvenir à “créer” sur le net reste en lien avec celui-ci. N’hésitez donc pas à y jeter un coup d’oeil.

  • Petit détail qui a toute son importance : ce que j’entends par “plus souvent”

Tout le monde n’a pas la même définition de ce qu’est lire beaucoup et écrire beaucoup. Si je mets ces 2 pratiques ensemble, c’est parce que je trouve qu’elles demandent une certaine assiduité et régularité (un peu comme le sport) pour parvenir à en faire une habitude. Cependant, nous n’avons pas les mêmes disponibilités ni les mêmes facilités (un peu comme le sport, encore).

Ici, je ne vais donc pas vraiment parler en termes de chiffres mais bien en termes de qualité. L’idée n’est pas de “produire pour produire” (ce qui est sans intérêt et, à mon sens, contre-productif) mais plutôt de parvenir à trouver la motivation d’aller au bout de ses projets et de ce qu’on entame afin de ne pas avoir l’impression de faire sans arrêt du surplace. En gros : parlons qualité plutôt que quantité. 😉

La règle la plus importante : ne pas culpabiliser

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A l’heure où on nous rabâche le mythe du “miracle morning” et autres joyeusetés, il me semble important de revenir un peu aux bases. Il ne sert à rien de courir, rien ne presse. Moi aussi, j’ai parfois des passages à vide. J’adore lire et écrire, ce sont même mes passe-temps favoris. Cependant, comme tout le monde, quand je vais mal, il m’arrive de me renfermer sur moi-même et de ne plus avoir une seule motivation à faire ce que j’aime. Avant, cela m’inquiétait beaucoup : allais-je retrouver l’envie? Pourquoi ne pouvais-je pas me “forcer” à me remettre en selle? Depuis, j’ai compris qu’il ne servait à rien de culpabiliser. Au contraire, ces moments de néant peuvent être très bénéfiques pour s’y remettre de plus belle. Il ne sert à rien de se comparer à son voisin/sa voisine ou autre. Il me semble plus intéressant d’en apprendre sur soi.

Vous avez un blocage ? Passez à autre chose ! Il m’est déjà arrivée de laisser des articles me tenant à coeur dans mes brouillons pendant des mois. Je n’arrivais pas à écrire dessus, je n’aimais pas le résultat final… et les rares fois où j’ai quand même décidé de les publier, j’ai fini par ne pas en être satisfaite (et parfois, j’ai même dû les réécrire ou j’ai fini par les supprimer… vive la perte de temps). Quand on fait ça avant tout pour s’épanouir, c’est quand même dommage, non ? Maintenant, c’est simple : si je n’arrive pas à écrire ou que je bloque sur un bouquin, je laisse ça sagement de côté et je passe à autre chose. Parfois, on n’est juste pas dans le “mood” pour entamer une certaine lecture ou un nouvel article… Pourtant, en réalité, on continue de réfléchir dessus sans même s’en rendre compte ! Et, en s’y remettant 6 mois après, ça devient beaucoup plus facile !

Apprendre de soi-même

Justement, parlons-en. Nous n’avons pas tou.te.s le même rythme ni les mêmes facilités. Selon moi, avant de commencer à se lancer dans un projet, il est bon de faire un peu le point sur sa petite personne. S’il me semble nécessaire d’agir ainsi, c’est pour éviter de se décevoir soi-même. Quand on se lance dans une nouvelle activité, on peut vite avoir tendance à être déçu.e quand on met plus de temps à s’y mettre que prévu ou qu’on n’arrive plus à maintenir la cadence. Sans baisser ses envies, réaliser qu’elles peuvent mettre plus de temps à se réaliser que ce qu’on imaginait me semble être un compromis idéal.

Par exemple, de mon côté, je sais que je suis plus “de nuit” que “du matin”. J’adore l’ambiance de la nuit et le fait que tout soit silencieux : cela m’inspire beaucoup et c’est là où j’écris le plus. Cependant, j’ai également un emploi en tant que salariée où je fais 35h/semaine. Je ne peux donc pas veiller jusqu’à 3h du matin tous les soirs (enfin, je suis une couche tard mais se concentrer sur quelque chose jusqu’à aussi loin dans la nuit n’est pas forcément très reposant)…

Je sais aussi que mon tempérament introverti me permet d’apprécier la solitude. Passer toute une journée de mon week-end à écrire ou à lire ne me dérange pas et ne m’inquiète pas particulièrement sur la qualité de ma vie sociale. Or, certaines personnes peuvent facilement souffrir de ce genre de choses et voudront subitement voir du monde, se balader… et donc ne pas s’investir autant dans la lecture et l’écriture.

C’est pourquoi je sais que le vendredi soir, le samedi et le dimanche sont des moments parfaits pour moi afin de m’engager pleinement dans ces passe-temps!

Prendre du temps pour soi

Car oui, la lecture et l’écriture restent des pratiques (souvent) solitaires. Ce n’est pas forcément le cas mais cela reste majoritaire. Il faut donc bien comprendre qu’en décidant de lire et d’écrire plus souvent, vous rentrez dans une activité qui requiert une certaine constance et aussi une certaine solitude. Personnellement, je vois toujours ça d’un oeil positif (mais parce que cela correspond à mon tempérament) : ces moments au calme me permettent de prendre un peu de temps pour moi. Je me sens plus tranquille, j’apprécie le silence et je recharge les batteries. C’est aussi un moment d’évasion où j’oublie absolument tous les petits tracas du quotidien. Bref : je pense à moi et à moi seule, et parfois cela fait (vraiment) beaucoup de bien !

S’imposer une certaine discipline

Toute habitude demande à un certain moment un peu d’effort et ne vient pas en claquant des doigts. En lien avec mes deux points précédents, il me semble judicieux de mettre en place (en fonction de ses disponibilités) des “plages horaires” dans votre emploi du temps où vous ne vous consacrez qu’à la lecture/l’écriture. Pour utiliser ce temps libre au maximum, voici quelques astuces qui marchent très bien :

  • Comme dit au tout début : ne surtout pas culpabiliser ! Tant pis si vous écrivez 2 lignes ou lisez dix pages en une heure. L’important est de le faire régulièrement. Vous allez vous améliorer au fur et à mesure.
  • Eviter toutes les formes de distraction. Ce point là me semble essentiel et peut grandement vous aider à vous améliorer. Il m’arrive d’avoir des méthodes un poil radical quand je veux me mettre un coup de pied aux fesses : j’éteins mon portable et le met dans une autre pièce, j’éteins mon Wifi… voire même, j’éteins TOUT et je passe au carnet+stylo quand il s’agit d’écriture. Promis, ça marche (très bien). D’ailleurs, il m’arrive même de me mettre des alarmes pour me rappeler que je “dois” lire et écrire (surtout que j’ai une tendance facile à binge watch des séries sur Netflix ahem…).
  • Je suis d’une nature à aimer me consacrer longtemps sur une tâche car une fois lancée, je me déconcentre difficilement. C’est pourquoi j’ai surtout besoin de motivation au début mais après, tout roule. Pour d’autres personnes, c’est le contraire. Si besoin, il existe des tas de méthodes différentes pour réussir à lire/écrire longtemps : faire des mini-pauses de 10 minutes toutes les 30 minutes par exemple. Vous trouverez pas mal de conseils sur Google ou sur Youtube (je pense entre autre à la Technique Pomodoro). Attention : une technique ne peut pas forcément vous convenir, cela varie beaucoup entre chaque individu. Vous pouvez aussi “ajuster” une méthode selon vos préférences au fil du temps. Là encore, cela reste des choses qu’on améliore au fur et à mesure qu’on apprend à se connaître. Ne pas réussir du premier coup ne signifie pas que vous êtes nul.le :).

S’organiser efficacement

Après être parvenu.e à se trouver un moment de libre pour lire/écrire; il peut être intéressant de se fixer des objectifs.

Au niveau de la lecture, vous pouvez essayer de vous donner un nombre (raisonnable) de pages à lire. Je tiens à souligner que cette technique me semble la plus simple mais n’étant pas forcément partisane de la “quantité” (comme écrit au début de mon post), je préfère me mettre comme objectif d’apprendre un maximum durant une lecture. Mais c’est aussi parce que j’ai tendance à lire de plus en plus d’ouvrages scientifiques : j’annote, souligne, marque des passages qui m’intéressent. Lorsque je lis un roman, j’admets me laisser comme objectif de toujours pousser la lecture un peu plus loin. Je me suis donnée une heure de lecture ? Ok, j’essaie de lire un petit quart d’heure de plus, etc. 😉

Pour ce qui est de l’écriture, j’ai appris au fur et à mesure que découper chaque gros projet en petites tâches est absolument essentiel. Prenons l’écriture d’une vidéo :

  1. je liste d’abord tous les sujets que j’aimerai évoquer sur ma chaîne
  2. je choisis un sujet dans la liste
  3. je liste tous les éléments qu’il me semble important d’évoquer dans la vidéo
  4. j’organise ces éléments en plusieurs parties
  5. j’y annote les idées principales
  6. j’ajoute au fur et à mesure de mes recherches ce qui me semble le plus pertinent
  7. je finis par rédiger une fois que j’ai tout ce qui me semble essentiel

Du 3. au 7., j’essaie de quantifier chaque tâche en estimant le temps nécessaire. Bon, parfois je me plante totalement et je dois repousser une deadline que je me suis imposée mais ça reste rare : on apprend beaucoup à se connaître au fil du temps ! Une fois que je suis parvenue à estimer le temps dont j’ai besoin, je le case dans mon planning au fil des semaines. Cela me permet d’avoir une estimation “convenable” du temps que je vais passer en sachant qu’à un moment ou l’autre je vais voir le bout. Aussi, cela m’est très utile pour ne pas me disperser ;).

Je dis donc je fais

Je ne savais pas trop comment appeler cette partie alors qu’elle peut être bien utile ! Parfois, pour se motiver à faire quelque chose… on a besoin de le dire ! Un peu comme quand on se prend en photo dans sa salle de sport pour le poster sur Instagram et qu’on montre qu’on est allé.e faire sa gym régulièrement; écrire ou lire peut demander la même pratique. Parlez-en sur Twitter, postez des photos sur Instagram, intégrez des communautés de lecteurs/rices assidu.e.s, soyez ami.e.s avec des personnes qui adorent participer à des challenges d’écriture ! Avec le Web, trouver des personnes ayant les mêmes intérêts que nous devient vite nettement facile ! Par ailleurs, si votre entourage n’est pas forcément bienveillant et ne vous soutient pas tellement dans vos projets d’écriture/de lecture, en discuter avec des personnes sur le net qui seront bien plus réceptives peut vraiment aider ! En tout cas, cette manière de faire marche pas mal pour moi. C’est pour ça que j’évoque souvent par-ci par-là les idées d’articles et de vidéos que je peux avoir envie de réaliser. Lorsque j’en parle “publiquement” et que je vois des personnes intéressées, ça me donne un peu le sentiment que je me suis engagée à le faire et que je ne peux pas tellement me rebiffer… Bon, je me mets pas trop la pression non plus, j’ai certains articles que je songe à écrire depuis des mois mais ils ne sont pas encore au point !

Demander de l’aide ?

Ce point là me semble nécessaire parce qu’on a tendance à l’occulter et il me permet de revenir sur ce que j’explique au début de l’article. Un trouble anxieux, une dépression, une période de stress intense peuvent être des éléments vous empêchant de vous concentrer/de vous motiver. Ce ne sont pas des fatalités. Un médecin peut vous aider à surmonter ces moments difficiles pour réapprendre à vous investir dans des activités qui vous rendent heureux.ses. Pensez-y, vraiment.

Bon courage !

6 Comments

  1. Marie

    11 septembre 2017 at 20 08 16 09169

    Merci pour cet article très bien écrit qui me permettra de me motiver !

  2. enryaa

    12 septembre 2017 at 14 02 06 09069

    Merci beaucoup, c’est un très joli résumé et j’aime beaucoup comme tu abordes le sujet de la culpabilité de front : je pense qu’au fond c’est ce qui préoccupe beaucoup de gens, moi la première. Je suis aussi récemment adepte de ce que j’appelle la méthode de la dissertation : deux heures seules dans un café calme, sans téléphone, sans internet, du papier, un stylo, et roule ma poule. C’est rarement parfait dès le premier jet, mais je trouve plus facile d’accommoder l’activité de relecture et de réécriture (compulsive, pour moi) à mon attention habituellement fragmentée et malmenée par un emploi 100% numérique. Ça demande moins de concentration et d’inspiration, et ça se case mieux en petites séances de 15 min que l’écriture initiale. Au final, le dernier problème pour ma part et la difficulté à publier : tu évoques des articles difficiles à publier, ça t’arrives souvent, au final ? Comment tu gères ces doutes ?
    Des bisous, et merci encore pour les astuces très structurées : je pense qu’il y a beaucoup de bonnes choses à y prendre.

    1. Buffy Mars

      13 septembre 2017 at 12 12 47 09479

      Merci pour ton commentaire Valentine ! En fait, je gère la difficulté d’un article à publier par… beaucoup de fatalité. Je pense qu’au début de ma “création” en ligne, j’étais très naïve et pensais que tout passait facilement inaperçu (après tout, pourquoi mon “travail” intéresserait plus que d’autres?)… 🙂 J’ai subi sans m’y attendre la dose de négativité nécessaire pour savoir qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et que le principal est d’être satisfaite de son travail et d’avoir le sentiment (sincère) de l’avoir fait le plus honnêtement possible. A partir de là, le reste est “bonus” (ou malus). Bref, au final, on revient aux bons vieux basiques : avoir confiance en soi et en ce qu’on produit, prendre du recul etc.. des tips vieux comme le monde mais en vrai SI nécessaires !

  3. Nemorga

    12 septembre 2017 at 14 02 13 09139

    Merci pour cet article.
    Bon, je connaissais la plupart des truc mais je les applique pas toujours (portable et net désactivés TT).
    Par contre, si je peux préciser un truc: Le “je dis donc je fais” ne dois pas contredire la règles d’or “ne pas culpabiliser” (un autre truc que je ne fais pas re TT, the guilt is strong in this one).

    Je propose aussi mes tips:
    – Étant très volatile, je bosse en général sur plusieurs projet à la fois: dès que je bloque ou suis gavé par un projet, je passe à un autre où je bloque pas. Les choses mettent plus de temps à sortir mais elles avancent toutes.
    – Ça m’arrive de bloquer complètement, rien ne va, rien ne marche, je fais alors une “cure” : je lis, je regarde tout ce que je peux de culturel (film, série, manga, livre, musique): je gloutonne de la culture., Et dès que je trouve un truc intéressant ou qu’une idée me viens, je passe en phase de recherche vite fais (wikipếdia, google-fu) pour voir ce que je peux en tirer. En général ça relance un des projet ou un nouveau.

    Mais bon, tout ça ça marche pour moi qui suis chaotique neutre de l’assiduité…

    1. Buffy Mars

      13 septembre 2017 at 12 12 49 09499

      tout à fait d’accord ! 🙂 comme je dis, il m’arrive moi même de dire que je vais écrire certains articles, mais au final je ne le fais pas avant plusieurs mois car je n’ai pas le temps/l’inspiration … et je n’ai aucune raison de culpabiliser ! merci pour ton commentaire en tout cas !

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