Quand les mecs s’accaparent Nuit Debout

 Ceci est un témoignage Anonyme

Le 31 mars 2016, après d’intenses mobilisations déjà et plusieurs manifestations, certains manifestants décident d’occuper, à Paris, la place de la République à l’issue de leur défilé. C’est la naissance du mouvement Nuit Debout. Rapidement, le mouvement s’étend à d’autres villes de France et même d’Europe et fait se rencontrer des gens tous d’accord sur un grand principe, le retrait de la loi travail, mais aussi avec des positions parfois très variées sur tout un tas d’autres sujets. Et l’un de ces sujets, celui qui a sans aucun doute le plus clivé à la Nuit Debout à laquelle j’ai participé dans une ville de province, c’est le féminisme.
 

Le clivage n’a pas été immédiat, puisque dans un premier temps les réunions et les discussions ont surtout tourné autour de la loi travail, de la mobilisation, des actions qu’il convenait d’organiser et des propositions économiques et sociales de tout un chacun pour construire un autre modèle de société que ce qui nous était proposé et ce qui nous est en fait imposé depuis des années. J’ai adoré ces discussions. Etant d’un naturel timide et assez introverti, je n’ai quasiment jamais participé et me suis contenté d’écouter, mais cela m’a suffisamment plu pour que je m’y rende presque chaque soir pendant des semaines. J’ai rencontré des gens aux opinions passionnantes, aux idées intéressantes, qui m’ont appris des choses que je ne savais pas, qui m’ont fait développer de nouvelles idées, de nouvelles revendications. Je me suis sentie totalement dans mon élément, entourée de personnes n’étant pas toutes d’accord entre elles mais s’accordant au moins sur le fait que nous avions besoin d’un nouveau modèle de société, et d’un modèle qui soit plus juste et solidaire. J’ai connu des gens que je n’aurais jamais pu connaître autrement, et j’ai trouvé chacune de ces personnes intéressante et ouverte.
 
Du moins, jusqu’à ce qu’on ne commence à parler de féminisme.
La première fois que c’est arrivé, ce n’était pas lors d’une réunion officielle. En fait, j’étais avec un tout petit groupe d’amis, à l’écart du débat du jour. Nous étions cinq, quatre hommes et moi. Je ne sais plus exactement comment, mais la conversation est arrivée sur le féminisme. Et déjà, j’ai été assez choquée de ce que j’ai entendu. Cette conversation a dû durer une petite heure et pourtant, en une heure, nous n’avons pratiquement pas parlé du harcèlement de rue, des inégalités salariales, des discriminations à l’embauche, du manque de représentativité dans toutes les sphères de notre société à commencer par les sphères politiques, du poids des stéréotypes de genre que doivent supporter les femmes. Nous n’avons pas pu en parler parce que nous avons été bien trop occupés à parler des difficultés rencontrées par les hommes et que ne prenaient pas en compte les méchantes féministes extrémistes.
Voilà, hein.
Alors je ne vais pas me replonger entièrement dans cette conversation parce qu’à vrai dire, j’en ai encore vraiment gros sur la patate rien que d’y repenser. Donc sachez juste qu’en une heure, j’ai dû m’entendre dire je ne sais combien de fois qu’il y a beaucoup trop de féministes « extrémistes », qu’elles exagèrent, que franchement les femmes elles se victimisent aussi, forcément j’ai été sommée de m’expliquer sur les Femen comme si j’étais responsable de leurs agissements –ce qui est drôle (non), d’ailleurs, c’est qu’eux hurlent au scandale si vous osez faire une généralité sur les hommes, mais ça ne les gêne absolument pas en revanche de mettre toutes les féministes dans le même panier et d’utiliser des poncifs comme « extrémistes » juste parce que vous n’êtes pas d’accord avec eux.
Trois garçons, donc, face à une seule nana, ont fièrement descendu les féministes et passé plus de temps à parler des problèmes des hommes que de ceux des femmes pendant une heure. Le dernier garçon, lui, était le seul à être plus ouvert et a même fait état d’une réunion non-mixte qu’il avait observée dans une autre Nuit Debout et qui lui avait paru être une bonne idée. Je vous le donne en mille, les autres n’ont pas du tout apprécié cette idée et l’ont brutalement repoussée, refusant même d’envisager qu’une telle chose puisse se produire ici.
Et moi, moi je découvrais la non-mixité par l’intermédiaire de ce garçon. Je n’en avais jamais entendu parler avant, je ne savais pas que ça existait ni même, sur le moment, si c’était souhaitable. J’avais toujours eu dans l’optique d’intégrer les hommes à toutes les discussions, un peu calquée sur le discours d’Emma Watson qui a tant fait parler. Mais aussi, surtout, parce que je pensais que c’était plus productif. Parce que c’était très loin d’être la première fois que j’entendais des hommes hurler au complot féminazi devant moi, et parce que bien naïvement, plutôt que de sèchement les recadrer et leur montrer la stupidité de leur propos, je m’imaginais que je devais essayer de les rassurer pour qu’ils puissent ensuite participer à notre combat. Je partais du principe que tout le monde pouvait être utile, que tout le monde devait être utile même, et que si un homme se détournait du féminisme parce que se sentant trop « agressé », ou ici parce que ne supportant pas l’idée de non-mixité, il fallait faire en sorte de le retenir parce qu’autrement, c’était un allié en moins.


Du moins, j’ai pensé ça pendant les trente premières minutes de notre merveilleuse conversation et après quoi, j’ai totalement changé d’avis.
 
Et quand notre très instructif débat s’est achevé, j’aurais donné n’importe pour ne me retrouver qu’avec des femmes histoire d’avoir, au moins pour quelques heures, la possibilité de discuter du sexisme sans me sentir blessée toutes les cinq secondes, sans devoir passer mon temps à réexpliquer quinze fois les mêmes trucs pour au final m’entendre dire que c’est pas valable parce que c’est « extrémiste » ou que sais-je, sans pouvoir en place une sans être systématiquement coupée, recadrée, moquée, minimisée.
J’étais, littéralement, épuisée à la fin de cette conversation. Je me sentais très mal, je n’avais pas l’impression d’avoir appris ou fait avancer quoi que ce soit mais au contraire d’avoir fait trois énormes pas en arrière, et j’étais en plus extrêmement déçue. Ces gens que je considérais comme très ouverts, ces gens que j’adorais écouter sur un tas d’autres sujets, je réalisais soudainement que, dès lors qu’il s’agissait des droits des minorités de genre, ils étaient loin, très loin d’être les personnes ouvertes qu’ils revendiquaient pourtant être eux-mêmes.
Cette première approche du féminisme (ou du masculinisme, je vous laisse décider) m’a donc franchement déstabilisée. Mais ce n’était rien en comparaison de ce qui est venu après.
Après, d’autres personnes ont évoqué l’idée d’une réunion non-mixte, ponctuellement, à Nuit Debout. Il a été très clair, dès le départ, qu’il ne s’agirait pas de ne se réunir qu’en non-mixité à longueur de temps mais, pourquoi pas, une heure par semaine, et que les débats continueraient aussi, parallèlement, en réunions mixtes. Mais que, pour ceux qui le souhaitaient, il devrait y avoir une possibilité de réunion non-mixte.
Cette fois, ce sont des femmes qui l’ont directement réclamé, des femmes cis et des femmes trans
Et j’ai été très choquée par la façon dont une partie non négligeable des membres de Nuit Debout ont réagi à cette revendication. Une femme, en particulier, a défendu l’idée de non-mixité, et dès la réunion suivante, à laquelle elle n’était pas présente, cela a été utilisé pour critiquer cette personne une bonne demi-heure durant. Sérieusement, j’ai dû écouter je ne sais combien de temps une dizaine de personnes au moins, vous savez, ces personnes « ouvertes et tolérantes et grave féministes », enfoncer une femme qui n’était même pas là pour se défendre, ne cesser de critiquer son « extrémisme » (leur mot préféré) et recourir même à des accusations à la limite de la transphobie.
Quelques personnes ont bien tenté de calmer le jeu, de signaler que ça n’était franchement pas correct de déblatérer ainsi sur quelqu’un et a fortiori dans un mouvement qui se voulait tolérant, mais leurs voix étaient complètement étouffées par celles des anti-non-mixité.
Dans les jours qui ont suivi, la non-mixité est devenue LE sujet de notre Nuit Debout. Alors que pendant des semaines, nous avions tous été parfaitement capables de débattre de sujets variés sur lesquels nous étions loin d’être toujours d’accord les uns avec les autres sans pour autant s’agresser, et en respectant simplement le point de vue de chacun, soudainement, tout le monde devenait agressif, y allait de son petit commentaire pour critiquer les femmes souhaitant organiser cette réunion, et surtout, tout le monde ne parlait plus que de ça. Il était impossible d’avoir la moindre discussion sur les droits des femmes sans qu’immédiatement, les féministes ne soient accusées d’être de dangereuses extrémistes avec « leur connerie de non-mixité, là ».
Et moi, au milieu de tout ça, je crois que je réalisais enfin, finalement, que le problème ne venait pas de moi. Que le problème ne venait pas des féministes. 
Parce que c’était tellement gros que je ne pouvais plus ne pas le voir. Si hystérie il y avait, elle était du côté de ceux ne cessant de critiquer voire d’agresser verbalement les femmes s’étant ouvertement déclaré pour la réunion non-mixte, et faisant de ce qui ne devait être qu’une simple fichue réunion d’une heure dans la semaine une véritable affaire d’Etat –ironique hein. Si extrémisme il y avait, il était du côté de ceux prétendant carrément nous interdire de faire cette réunion sous le nom de Nuit Debout, nous refuser d’utiliser ce nom et donc, par-là même, se l’appropriant totalement. Il était du côté de ceux appelant à une société plus démocratique et qui dans le même temps, trouvaient absolument normal de nous interdire de se réunir simplement parce qu’on ne voulait le faire qu’entre femmes –et qui, quand tu leur faisais remarquer que si la mixité leur tenait tant à cœur, ils pouvaient commencer par la défendre en politique ou même dans la prise de parole à Nuit Debout par exemple (arhem), balayaient cela d’un revers de main à coup de « Non mais c’est pas de notre faute aussi on va pas s’excuser en plus » et « Ah mais ici tout le monde est égal les femmes participent autant que les hommes j’ai compté » (spoiler alert : désolée mon coco, mais j’étais là moi aussi et oser dire que la parole était parfaitement répartie à Nuit Debout entre hommes et femmes, c’est très, très faux).
 
Au milieu de tout ça, je comprenais surtout, vraiment, l’intérêt de la non-mixité.
Je comprenais que si je n’avais discuté qu’avec des femmes, ne serait-ce que quelques heures, nous aurions au final bien plus avancé que nous ne l’avons jamais fait à Nuit Debout. Parce qu’on aurait évité tous ces débats interminables sur l’extrémisme des féministes, ces prises de têtes et ces agressions à peine voilées qui ont quand même duré des jours. Parce que je me serais évitée beaucoup de souffrance, aussi. Parce que ces gens ne s’en rendaient peut-être pas compte, mais leurs « arguments » étaient véritablement blessants, et parce que devoir passer plus de temps à parler de la place des hommes dans le féminisme que de celle des femmes dans la société, c’est extrêmement violent et blessant là aussi.
Pour moi, pour nous en tant que femmes, le féminisme, ce n’est pas juste un passe-temps, un petit sujet de conversation bien sympathique ou un truc dont on se sert pour polémiquer à Nuit Debout. C’est une nécessité. C’est vital. C’est notre seule façon d’espérer, un jour, pouvoir occuper le même poste que nos collègues sans être payées moins. C’est notre seule façon d’espérer, un jour, ne pas faire partie de ces dizaines de milliers de femmes violées chaque année en France parce que des connards estiment plus urgent de débattre de l’extrémisme des réunions non-mixte que des notions de consentement.
  • Le féminisme, c’est ce qui m’a aidée à surmonter mes troubles du comportement alimentaire qui touchent à 90% des femmes, ma dépression qui touche à 75% des femmes,
  • c’est ce qui m’a fait me rendre compte que j’avais déjà été agressée sexuellement,
  • c’est ce qui m’a fait réaliser que me faire aborder par pas moins de trois mecs dont deux violents en rentrant chez moi un soir n’était pas normal et encore moins de ma faute,
  • c’est ce qui m’a fait me rendre compte que depuis toute petite j’entends des remarques sexistes à la longueur de temps, parfois au sein de ma propre famille, au point d’avoir intégré bien des stéréotypes qui m’ont longtemps freinée en tant que femme et dont je peine encore à me débarrasser,
  • c’est ce qui m’a fait réaliser que je faisais toujours passer le bien-être des hommes avant le mien, même inconsciemment, même en tant que militante féministe, parce qu’on apprend dès leur plus jeune âge aux filles à satisfaire les garçons avant toute chose au point qu’à vingt ans, j’en suis encore à avoir peur de « décevoir », de ne pas « être à la hauteur » des garçons que je peux fréquenter, de ne pas les « satisfaire » en tant qu’amante ou petite amie et à en oublier, au passage, de me demander si moi je suis satisfaite, en fait.
Ça, c’est grave. Ça, ce sont des débats qu’il est urgent d’avoir. Et surtout des situations qu’il est urgent de régler. Ça, c’est autrement plus important que de savoir si oui ou non, il faut organiser une réunion non-mixte à Nuit Debout. Et pourtant ça, à aucun moment, qui que ce soit n’a jugé bon d’en parler au milieu de toute cette haine, de toute cette hystérie à propos de la non-mixité et des féministes.
 
Alors on l’a fait. On a finalement tenu une réunion non-mixte. Et ça a été la meilleure expérience de toute ma vie. 
J’ai pu parler sans être interrompue, sans que ma parole ne soit coupée, et on a réellement pris en compte ce que je disais. On ne s’est pas seulement tu pendant que je parlais pour ensuite reparler d’autre chose, ce que je disais a influencé la conversation. Et il en a été de même pour chacune des intervenantes. Pendant deux heures, nous avons pu partager nos expériences du sexisme, nous aider, se rassurer mutuellement. J’ai appris des choses, aussi. C’était la première fois que j’apprenais des choses dans une discussion portant sur le féminisme à Nuit Debout, peut-être parce que c’était aussi la première fois qu’on parlait vraiment du fond du sujet et pas juste de façon superficielle, en recourant à tous ces insupportables poncifs tels que « l’extrémisme des féministes », le point Femen, le point « Moi je suis un homme et je souffre » et j’en passe. Et surtout, je me suis sentie bien. 
Dans un environnement sain, rassurant. Où je savais que personne ne se moquerait de moi, ou tournerait mon propos en dérision, ou ne s’en occuperait pas, ou me qualifierait d’extrémiste dès que je n’irais pas dans son sens. Et bon sang, c’était incroyablement reposant. Pouvoir parler, librement, enfin. Ne pas être obligée d’adapter ses paroles aux personnes présentes. Pouvoir dire tout ce que l’on pense plutôt que de se faire violence et le garder pour soi parce qu’on sait que ça ne va pas passer. Ne pas préparer quinze fois son discours dans sa tête pour être certaine de ne froisser l’égo de personne mais juste dire ce que l’on a sur le cœur.
J’ai compris qu’en plus d’être utile, la non-mixité était même nécessaire. 
Qu’elle permettait de s’affirmer, de prendre confiance en soi, d’apprendre de nouveaux arguments, de se soutenir entre femmes victimes de violences similaires. Et c’est grâce à la non-mixité que j’ai ensuite pu revenir aux débats mixtes. Que j’ai pu participer, et réellement participer à des discussions mixtes sur le féminisme, c’est-à-dire donner mon avis tel qu’il est, et pas me taire et me mettre dans un coin et, si éventuellement je dis un truc, l’adapter aux personnes présentes et ne pas dire sincèrement ce que je pense.
J’ai pu faire ça et je fais maintenant ça parce que j’ai d’abord eu la chance de participer à une réunion non-mixte, parce que j’ai pu apprendre dans un environnement sain et sécurisé et y gagner la confiance en moi nécessaire pour cela. Tout ça, c’est grâce à la non-mixité. C’est grâce à cela que maintenant, j’assume clairement mes idées et que je ne me formalise plus des personnes pouvant encore me dire « Attention ça c’est un peu trop extrémiste », parce que j’ai enfin compris que ce n’était pas moi, la personne en tort. Qu’il faut vraiment être stupide pour accorder le moindre crédit au complot féminazi, et que « extrémiste » n’est pas un argument mais ce qu’on utilise quand justement, on n’a plus le moindre argument crédible.
 J’ai aussi compris que non, tout le monde n’était pas nécessaire. Que s’il y des hommes qui préfèrent se complaire dans leur « Not All Men » que dans le « But All Women », c’est tant mieux pour eux, mais que je n’ai à gâcher ni mon temps ni ma santé pour tenter de les éduquer.


Les grandes évolutions ne se sont jamais faites avec tout le monde. On peut très bien avancer sans eux.
 
J’ai pris mes distances de cette Nuit Debout par la suite. Malgré le succès de cette première réunion non-mixte, qui a totalement convaincu l’ensemble des participantes et dont celles-ci ont vanté les mérites, les personnes y étant farouchement opposées n’ont pas décolérées. Une grosse action était organisée le weekend suivant, avec plein de petits groupes de discussion sur des sujets différents. Ils nous ont refusé de proposer un groupe non-mixte. Ils ne s’y sont pas juste opposés, ils nous l’ont interdit.
Purement et simplement. « Nuit Debout c’est pas ça », qu’ils ont décrété. La démocratie, c’est bien, mais seulement quand elle va dans le sens qu’on veut hein. Je n’ai donc pas participé à cette action. D’autre part, un des participants du mouvement m’a alors fait un très sale coup, en profitant justement de cette histoire de non-mixité. Je ne souhaite pas écrire davantage à ce sujet. Mais ce que je peux dire, en revanche, c’est que s’il a été le seul à aller aussi loin, et heureusement, il n’en est pas pour autant le seul responsable. Je l’ai d’abord cru, bien sûr, mais avec le recul, j’ai réalisé que toutes les personnes s’étant tant acharnées contre la non-mixité étaient au moins partiellement responsables elles aussi. Parce que s’il n’y avait pas eu une telle hystérie contre la non-mixité, ce garçon n’aurait jamais pu me faire ce qu’il a fait. Les détracteurs de la non-mixité lui ont laissé un boulevard pour cela.
Je n’ai pas participé à d’autres réunions non-mixte depuis, ni à d’autres Nuit Debout. J’aimerais bien, parce que je sais que dans d’autres villes, il y a eu de très bonnes expériences de non-mixité. Cette année, je n’en aurais toutefois pas l’occasion. Mais j’assume désormais totalement le fait de défendre la non-mixité, et je la recommande chaleureusement aux personnes s’interrogeant à ce propos. Essayez. Au moins essayez, faîtes-vous votre propre idée. Moi, je pense que vous ne seras pas déçu.e.s.
Désormais, je me sens plus en phase avec moi-même. J’assume pleinement tout ce que je pense, je revendique fièrement chacune de mes positions, et je ne cherche plus à les adapter, à les enjoliver. Je ne cherche plus à satisfaire parce que j’ai compris que la priorité n’est pas là. La priorité, c’est d’améliorer la situation des femmes. Et tant pis si pour cela, il faut froisser quelques égos. Tant pis si certains pensent qu’améliorer la situation des femmes c’est forcément haïr les hommes, et tant pis s’ils croient qu’il est plus important de ne pas les vexer que de défendre les droits des femmes.
C’est leur problème, ce n’est certainement plus le mien. Mon problème, c’est le patriarcat, et tous ceux qui contribuent à le maintenir bien en forme. Si c’est aussi le vôtre, alors combattons-le ensemble. Mais si ce n’est pas votre priorité, c’est tant pis.
 
Vous n’êtes pas la mienne non plus.
Je suis Buffy Mars et je suis la créatrice du blog "Tout est Politique" et de la chaîne Youtube du même nom. Féministe à tendance libertaire, j'ai ouvert ce blog afin de vous partager mon point de vue sur des sujets de société qui m'intéressent. Parfois via des articles de vulgarisation que j'essaie de sourcer au mieux (notamment grâce à mon intérêt croissant pour la sociologie) parfois via des billets d'humeur plus ou moins spontanés.
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Written by Buffy Mars
Je suis Buffy Mars et je suis la créatrice du blog "Tout est Politique" et de la chaîne Youtube du même nom. Féministe à tendance libertaire, j'ai ouvert ce blog afin de vous partager mon point de vue sur des sujets de société qui m'intéressent. Parfois via des articles de vulgarisation que j'essaie de sourcer au mieux (notamment grâce à mon intérêt croissant pour la sociologie) parfois via des billets d'humeur plus ou moins spontanés.