Je suis introvertie et tout va très bien, merci

Je suis très nulle pour les interactions sociales. C’est un fait. Je ne sais pas comment ça fonctionne. Pourtant, j’essaye. J’essaye d’intégrer les codes. J’essaye de comprendre comment ça marche mais je crois que j’ai vraiment du mal avec le simple fait d’être entourée en permanence. Petite déjà, j’adorais jouer seule. J’aimais énormément m’isoler. Au début, ça inquiétait un peu mes parents. Parce qu’en plus, j’ai arrêté de pleurer 3 jours après ma naissance, ce qui est un fait quand même assez rare. Ma mère m’en a reparlé récemment : au début, ça lui a fait peur. Peur, parce qu’on se dit que sa fille est peut-être en train de ne pas réussir à interagir avec ce qui l’entoure et qu’en réalité, elle subit ce silence et cette solitude. Donc, pendant une petite partie de mon enfance, on a cru que j’étais peut-être une enfant autiste. Et puis j’ai passé des tests vers 5/6 ans, la docteure a écrit que j’interagissais “correctement”, et l’affaire était pliée.

Seulement, ce trait de ma personnalité n’a pas tellement changé au fil du temps. A l’école, je jouais seule. Je préférais largement rester dans mon coin à m’amuser sans les autres dès qu’ils m’agaçaient (et ils m’agaçaient souvent ahem). Et surtout, je ne comprenais absolument pas pourquoi je devais faire semblant de les apprécier, rester polie quand ils me sortaient par les yeux, pourquoi il était d’usage de devoir les supporter. Je m’intégrais très mal. Je ne gardais pas mes ami.e.s très longtemps. Ca a duré de longues années, j’ai commencé à me stabiliser au niveau de mes amitiés au lycée, vers la première. Avant, nouer des amitiés était extrêmement compliqué.
Le problème était que je supportais difficilement de devoir être entourée en permanence à l’école. Là où les gens laissaient couler les défauts et les comportements chiants de certain.e.s camarades, j’avais tendance à très mal le supporter. Je persiste à encore à dire que j’aurai été bien plus heureuse en étant scolarisée à la maison ou alors dans des classes à tout petit effectif. D’ailleurs, à chaque grandes vacances, je prenais un malin plaisir à ne donner aucune nouvelle et à rester enfermée chez moi, à profiter du silence du jardin, en ayant le sentiment d’avoir enfin “la paix”.
Et puis, au début de ma première année de fac, on m’a filé un lien vers un article sur un site de presse en ligne. Un article qui parlait des personnes introverties et de ce besoin permanent de rester parfois seul.e, au calme pour “recharger les batteries”. Je me suis retrouvée dans la description faite des introverti.e.s et j’ai enfin eu le sentiment de poser le doigt sur qui j’étais. Je n’avais jamais vraiment réussi à définir ce trait de ma personnalité. Par la suite, j’ai lu pleins d’autres choses sur le sujet.

Après tout, aux premiers abords, je n’ai pas l’air particulièrement renfermé. Un peu froide, hautaine pour certain(e)s mais je ne suis pas timide pour autant, j’ai beaucoup de répartie et je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Autant j’ai eu du mal à apprendre à garder des amitiés mais en nouer de nouvelles n’a jamais été une tâche bien difficile (ce qui m’a toujours permis d’équilibrer mon “cercle d’ami.e.s”). D’ailleurs, les ami.e.s me sont toujours un peu tombé.e.s sur le coin de la gueule : on venait plus vers moi que je n’allais vers les autres, preuve que j’étais pas si terrifiante que ça. Mais il m’arrivait de cultiver ce côté glacial, par envie de profiter pleinement de ma solitude.

Certes, il m’arrive de sortir, dans des endroits où il y a du monde, de faire la fête, de gueuler à tue-tête etc. Mais quand je le fais, je sais qu’à côté, je vais rester dans mon coin plusieurs jours de suite pour “compenser”. J’aime échanger. Evidemment ! Sinon je n’aurai pas de blog, pas de chaîne Youtube, pas de présence aussi active sur les réseaux sociaux ! Mais j’aime le fait de pouvoir discuter en écrivant et pas à l’oral. J’aime pouvoir couper la conversation dès que je le désire. J’aime avoir moins de contraintes qu’avec celles quand quelqu’un est face à moi. C’est une des raisons qui me font haïr le téléphone : trop de choses se combinent. Je dois comprendre les intonations de la personne qui me parlent, savoir réagir instantanément et me conformer à un protocole très chiant où raccrocher au nez est mal vu.

Alors forcément, parfois, au travail, ça coince. J’ai souvent des journées où je ne vais décrocher qu’un “bonjour”, qu’un “au revoir”, où le simple fait d’entendre discuter en permanence dans l’open space, de devoir faire un effort pour suivre d’une oreille une conversation, parvient à me renfrogner. C’est trop. Ca m’ennuie. J’en viens à être fatiguée juste à cause de ça. Parce que j’ai pas envie de parler, d’interagir, de devoir faire l’effort de poser un “masque social” où j’ai le sentiment que mes interactions relèvent plus d’une performance calculée que d’une vraie spontanéité.
C’est souvent ce que j’essaie d’expliquer aux gens quand je raconte mon rapport à autrui. Autant nous intégrons tous des codes que nous répétons, autant j’ai parfois eu le sentiment plus jeune que j’ai vraiment fait l’effort de “les apprendre”. Je ne les ai pas aussi facilement absorbées que certain(e)s et je le ressens parfois. Je ne sais pas pourquoi j’ai cette impression qui persiste, cette sensation permanente d’avoir toujours refoulé mon véritable caractère pour me plier aux usages. Je sais quand je me conforme à ce que je dois être sur le moment aux yeux d’autrui, parce que je sais qu’il y a encore plusieurs années, je faisais bien moins d’efforts pour interagir avec les personnes autour de moi.
Et puis j’ai grandi. J’ai dû apprendre à le faire au fil du temps, parce que c’était mieux “pour le travail”, mieux pour mes proches qui avaient vraiment du mal avec mon mépris pour certaines conventions sociales, pour le fait de n’avoir quasiment aucun filtre et aucune envie de me plier à des trucs que je ne comprenais pas. Parce que là était tout le problème : je ne comprenais pas l’intérêt. Vraiment pas. Seulement, j’ai aussi appris à m’attacher aux gens par moment et à percevoir quand je devais faire des efforts pour eux. Parce que mon comportement pouvait faire du mal même quand je ne comprenais absolument pas pourquoi c’était le cas.

Je n’avais pas envie de sembler complètement anesthésiée alors qu’en réalité j’ai toujours un trop plein d’émotions enfoui à l’intérieur de moi qui parvient à sortir plus ou moins correctement. Parce que c’est pas vrai, je ne suis pas “anesthésiée”, j’ai juste l’impression de les percevoir et de les transmettre différemment que certaines personnes. Ce qui donne des situations cocasses ou alors un besoin d’adaptation de ma part.

Mais j’ai fait l’effort de changer un peu, du moins à la surface, histoire de sauver les murs. Je crois que la personne avec qui j’en parle le mieux est mon meilleur ami. Parce qu’avec le temps, j’ai appris à faire moins d’efforts en sa présence. Il me connait, il m’accepte comme je suis, il a souvent remarqué mes difficultés à m’intégrer, à me familiariser avec de nouveaux environnements, de nouveaux espaces, à quel point j’étais paumée par moment et pourquoi je prônais le fait de rester tranquille dans mon coin avec tant de véhémence.

Alors parfois, oui, c’est un peu embêtant. Expliquer aux gens pourquoi on ne voit absolument pas l’intérêt de manger avec ses collègues (peu importe le collègue en question, juste de devoir parler avec quelqu’un qu’on met dans la case “collègue” et non pas “ami.e”) sans passer pour une grincheuse, c’est pas tellement simple (je n’ai jamais réussi perso). Se taire brutalement face à une conversation qui échange sur des banalités où on n’a aucune idée de comment on fait pour trouver des petites anecdotes anodines sensées alimenter la conversation, c’est chiant aussi… Mais la parade de laisser l’autre parler encore et encore jusqu’à comprendre quel type d’histoire il est d’usage de raconter marche très bien, et permet de savoir au bout d’un certain temps ce qu’on peut se permettre de raconter à son interlocuteur. Mais je crois que parfois j’en ai juste marre. Marre de trouver des parades.

Seulement voilà, moi, au bout d’un moment, ça me fatigue de devoir faire de la gymnastique dans mon cerveau. Alors j’apprécie de ne pas à avoir faire tous ces efforts de temps à autres. J’aime le calme que m’offre la solitude. J’aime mettre mon cerveau en “pause” sur tous ces trucs superflus qui m’embêtent.. et à côté, je fais quand même pleins de trucs chouettes et créatifs qui m’épanouissent énormément.

Alors non, ce n’est pas que je ne vous aime pas. Ce n’est pas que je me considère mieux sans vous. Ou que je suis mieux. Ce n’est pas que je considère votre existence sans intérêt ou inutile à ma vie. C’est juste que je me sens mieux ainsi.

Et c’est le principal pour tout le monde, non ?

  1. Anonyme

    9 septembre 2016 at 10 10 14 09149

    Merci beaucoup pour cette tentative de réhabilitation d'un genre hélas bien décrié.
    Je me reconnais beaucoup dans ton profil 🙂
    Je déteste le téléphone (je l'ai même programmé en “avion” par défaut entre 18h et 8h chaque jour), j'ai presque peur quand quelqu'un m'appelle. Si :-/
    Je préférais passer mes pauses au collège à la bibliothèque qu'avec des gens, de toute manière je ne savais pas comment leur parler.
    Les “groupes” (plus de 3 personnes en gros dans mon cas) me rebutent complètement.
    Par contre, contrairement à toi, je déteste “faire la fête” (je ne sais pas le faire, de toute manière!) et je ne hurle jamais à tue tête (sauf dans un cadre codifié, type en faisant du théâtre). J'adore être seule à bouquiner chez moi.
    On passe pour des personnes froides et hautaines (mes collègues anglo-saxons me décrivent eux comme “aloof”), alors qu'on aime juste qu'on nous laisse tranquille, ce qui est le plus reposant.

  2. Anjali

    9 septembre 2016 at 10 10 44 09449

    Bonjour ! Et bravo.
    Merci pour cet article. Vraiment. J'ai 18 ans. Et je suis un peu la “fille bizarre”. Parce que je ne trouve pas utile de sortir tout les weekend juste pour “sortir”, parce que parfois je préfère rester chez moi et écrire ou dessiner au lieu d'être avec tout le monde et boire en hurlant de rire pour pas grand-chose. Certain respectent, d'autre trouve ça beaucoup trop étrange et me trouve “glacée” justement. Ou ennuyante. Et petite quand les adultes me disaient “mais va jouer y'a des enfants” je leur répondais ” Mais justement. Moi je suis bien avec mes livres de coloriage.”
    Et ça n'est pas pour autant que l'on est asociale ou ” chelou”.
    Et ça fait du bien de lire tout ça.
    Bonne journée 🙂

  3. Cyrielle

    9 septembre 2016 at 11 11 13 09139

    Je me retrouve totalement dans ton article, tu as su trouver les mots justes… Pas évident tous les jours en effet.

  4. Lunjei Teohmacl

    9 septembre 2016 at 11 11 38 09389

    J'imagine que beaucoup considère que de ne pas réagir comme il est convenue d'être, faire ce que tout le monde feraient est l'exemple à suivre.
    Quand j'étais petit, on me disait ” mais si tu verras tu aimeras ça quand tu sera plus grand ” (je parle de vin.. je précise ^^)
    Sans doute par défis aussi, mais j'ai toujours aimé ne pas faire comme les autres. M'amuser seul plutôt qu'en groupe. Car en général les “autres” aiment d'avantage que l'on exécute leur bon petit vouloir. Est-ce de l'égoïsme autant de ma part que de la leur. Sans doute oui. Mais quand ça ne va que dans le même sens. “Un ascenseur ça peu se renvoyer” , oui ben, certain ont oublié où était le bouton.

    Des personnes de ma famille ou proche me disent “on reste ne contact, appelle moi etc…” et là il y a belle hypocrisie, rester en contact d'accord, mais certains ne font pas plus d'effort que moi pour appeler. Et on vient me dire que je ne garde pas de contact après.
    J'en fait une généralité d'accord, mais j'ai eu le cas de personnes qui n'appelle jamais… et me le reproche. Alors que je leur reproche pas si il n'ont pas envie de m'appeler, c'est parce qu'ils n'ont pas besoin de me parler tout simplement.
    Se retrouver dans une famille ou avec des collègues de travail c'est un peu la même chose, on ne les choisit pas forcément. Mais eux trouvent normal de rester ensemble (si on fait leur bon petit vouloir) Mais c'est vrai que c'est fatiguant de trouver des sujets acceptable pour ces gens là.

    Certains ont visiblement un besoin de parler souvent même avec des sujets de conversation aussi instructifs que la météo et leur petit soucis quotidien.
    Ces gens me font penser aux oiseaux dans les arbres, ils aiment ce brouhaha de conversation, pour les rassurer se dire qu'ils ne sont pas seul dans l'instant, parce que le silence entre leurs deux oreilles est insupportable peut être?

    On apprend aussi des choses dans le silence. Est-ce que j'ai appris quelque chose? C'est difficile à dire, mais je sais que je n'aime toujours pas l'odeur du vin ni son gout.
    (Un sujet qui me touche un peu plus et toujours bien écrit B.F. joli! ou bravo! j'hésite entre les deux)

  5. Drake Chainsaw

    9 septembre 2016 at 11 11 45 09459

    Je me retrouve tellement dans cet article… Ces codes, je ne les ai compris qu'au lycée – à moitié compris, en fait – pour mieux m'en foutre après.^^ Les comprendre m'a cependant aidée à relativiser, on va dire : petite puis ado, je me considérais comme anormale et je pensais que si j'avais autant de mal à me faire et à garder des amis, c'est que je n'étais pas faite pour être aimée. Ouaip, rien que ça. D'un côté, la solitude me convenait – et j'aime toujours être seule pour créer tranquille, de temps en temps. De l'autre, j'étais convaincue d'être détestable et ça, ça fait un peu mal. Du coup j'ai passé toute ma vie à me haïr, persuadée d'être sans intérêt, jusqu'à maintenant.

    Maintenant que je connais ces normes, je me dis qu'elles sont loin d'avoir l'importance qu'on leur accorde. Et ça m'a permis d'aller davantage vers les autres, en fait ! Certaines personnes ne se comportent pas “normalement” de prime abord, mais comme je connais ça, creuser un peu ne me pose aucun problème – tant que je ne dérange pas et que le courant passe déjà un poil. Mon meilleur ami n'a jamais vraiment intégré les codes de base, lui non plus, sauf ceux qui impliquent le respect bien évidemment, et quand on se retrouve entre nous, on les envoie joyeusement bouler, ce qui fait que de l'extérieur, notre relation doit paraître assez bizarre.^^ On doit parfois avoir l'air sur le point de s'engueuler alors que non ! Mais c'est GÉNIAL de se retrouver entre gens “bizarres”. On accepte pleinement l'autre, et on s'accepte un peu mieux soi-même…

    Et puis d'ailleurs : si on veut être seul.e, quel est le problème ? J'ai l'impression que la société voit d'un mauvais œil les gens qui aiment la solitude. Ça ne fait pas de nous des misanthropes, merde ! Et puis, qu'est-ce que ça peut faire, si on est à l'aise comme ça ?

  6. Anonyme

    9 septembre 2016 at 12 12 50 09509

    Bonjour !
    En tant qu'introvertie, je te rassure, tu n'es pas la seule, on est même assez nombreux, et différents sur de nombreux points. Je trouve dommage, comme toi sûrement que le fait d'extravertie soit la norme. Heureusement, j'ai des amis qui arrivent à tolérer ce genre de comportement, qui comprennent mon besoin d'espace. Le plus difficile reste sans doute mes interactions avec ma famille qui me considère comme un extraterrestre, un E.T. marrant et qui est toujours capable de sortir une anecdote ou une blague sarcastique pour illuminer un repas de famille (que je trouve souvent interminable).
    Déjà petite je m'isolais, lisais dans mon coin, et on me considérait comme hautaine ou “à réparer”. Je détestais (ça n'a pas changé d'ailleurs) les injonctions de ma famille du type “viens dire bonjour”, “fais la bise à untel”. D'ailleurs en CP, comme je ne parlais avec personne, j'étais l'objet d'une expérience qui consistait à m'isoler dans une pièce et interagir avec un extraverti pour me “débloquer”. Je suis la seule de ma famille (que ce soit du côté maternel ou paternel) à être de la sorte. Et après la vingtaine, une agression sexuelle, un beau cas d'anorexie et une endométriose plus tard, fatiguée de me plier aux conventions sociales et pour mon épanouissement personnel, j'ai appris à rester comme j'étais. Je me suis dis “tant pis”. Et finalement, même avec les autres, c'est pas plus mal.

  7. hadiya

    9 septembre 2016 at 12 12 55 09559

    J'aime beaucoup cet article car tu expliques bien ton ressenti, les réactions à ces interactions sociales que tu racontes semblent tout à fait logique. Tout ceci ne doit pas être facile dans la vie de tout les jours, la solitude est souvent associé par les gens à la tristesse ou au manque d'amis. N'as-tu pas souffert de ton manque d'amitié “stable” avant le lycée ? En tout cas c'est super que tu ais réussi à trouver un compromis pour vivre comme tu l'entends!

    Je suis moi-même un peu solitaire, j'aime beaucoup internet pour justement son absence de conventions, les conversations sont souvent bien plus authentique que celles que l'on a IRL avec des gens que l'on ne connaît pas.

  8. Juliette

    9 septembre 2016 at 16 04 18 09189

    Superbe article, je me reconnais dans certains point de ton article.. Mais pas tous ahah!
    J'ai vraiment beaucoup de mal à interagir avec des gens que je ne connais pas, c'est une hantise pour moi ( je te laisse imaginer la rentrée au lycée et la classe où je ne connais PERSONNE)

  9. Emma.

    10 septembre 2016 at 8 08 52 09529

    Hello Sophie,
    En tant qu'introvertie je comprends très bien ton point de vue, j'ai moi aussi ressentit un soulagement énorme lorsque j'ai compris que je n'étais une alien mais seulement quelqu'un qui aime passer du temps seule, qui en a même besoin. Je ne suis pas grande gueule ni même aussi “sociable” que toi, j'aime bien passer du temps avec les gens, mais uniquement quand je les apprécie sincèrement et je suis connue pour être beaucoup trop gentille avec tout le monde avec une tendance à me faire marcher sur les pieds (et le reste aussi hein). Là dessus, je me soigne, mais mon introversion je la chérie, parce que moi aussi j'ai du mal à faire semblant et parler de choses banales m'ennuie et me fatigue comme rien d'autre. C'est embêtant parce que les personnalités introverties sont peu représentées ou on en entend peu parler, souvent les gens autour de moi ne comprennent pas pourquoi les soirées où je ne connais personne ou les évènements purement sociaux qui ne sont pas motivés par l'affect ne m'intéresse pas… Combien d'engueulades j'ai eu avec ma cousine ultra-extravertie et qui ne conçoit pas qu'on puisse vivre autrement ! Bref, je pense que bien sûr, parfois c'est à nous de faire des efforts pour ne pas blesser les gens qu'on aime, mais parfois c'est à ceux qui sont de l'autre côté de la barrière à faire un effort pour comprendre qu'on est heureux comme on est et que ça ne nous empêche pas d'être épanouis ! 🙂

  10. Anomyme

    11 septembre 2016 at 18 06 24 09249

    Etant comme vous, cela me fait du bien de lire cette article et ses commentaires, de savoir que l'on est pas seule…

  11. Unknown

    12 septembre 2016 at 18 06 03 09039

    Un article génial ! Je me suis reconnu dans beaucoup de ces descriptions, ça me permet de mettre un mot pour décrire ce que je ressent.
    Merci beaucoup pour cet article et pour tout ce que tu fais à côté.

  12. Angélina

    14 septembre 2016 at 12 12 50 09509

    MERCI pour cet article. Je me retrouve totalement dans ce que tu dis. Malheureusement peu de gens autour de moi me comprennent et les critiques viennent facilement de leur part. Ce n'est pas facile tous les jours. Mais ça me fait du bien de voir que je ne suis pas seule.

  13. Anonyme

    24 septembre 2016 at 20 08 40 09409

    Vous n'êtes pas autiste, dîtes-vous, mais ne seriez-vous pas Asperger, Aspie, une fine partie du spectre autistique ?

    Bonne soirée.

    1. anonyme

      25 janvier 2017 at 19 07 50 01501

      J’ai un frère autiste asperger, et je suis introvertie. Je vous assure que ce n’est pas du tout la même chose.

      Bonne soirée !

  14. Anonyme

    17 octobre 2016 at 16 04 57 105710

    Je suis comme ça aussi. C’est pour ça que j’ai fini par devenir un troll^^. Ce que je peux te dire (car je suis plus vieux que toi), c’est que ça s’arrange pas avec l’âge…

  15. Anonyme

    14 décembre 2016 at 0 12 18 121812

    Je suis dans le même situation en ce moment au travail. comme je suis loin de ma famille et mes amis, Ma rh me demande de faire des efforts pour m’intégrer et interagir. Elle ne trouve pas normal que je sois je seul dans mon coin, et ne veut pas que je souffre de la solitude.
    Elle veut même m’accompagner déjeuner pour cela.
    Je veux juste avoir la paix, mais j’ose pas le dire, je suis perdu.
    Je peux pas me forcer à jouer un rôle et faire semblant de ne pas voir les défauts.

  16. Gross joy

    30 décembre 2016 at 10 10 47 124712

    Idem ,
    As-tu lu le livre d’Elaine Aron sur les hypersensibles?
    il devrait te plaire 🙂

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