Il y a 5 ans je passais le BAC


Il y a 5 ans je terminais le lycée.

J’avais 17 ans, j’obtenais mon Bac Littéraire Option Anglais Renforcé avec une moyenne très passable. Pas grand chose. Aucune mention. Un truc comme 11 et des poussières. Il y a 5 ans je passais mon BAC. J’avais la boule au ventre, j’étais terrifiée. Le sentiment de jouer sa vie, d’être arrivée à une étape décisive de son existence. Ca y est, on y était.

Devant sa copie, avec l’impression qu’un échec serait la fin du monde. Pourtant, ils essaient tous de vous convaincre que tout se passera bien. « Le BAC, tout le monde l’a », « faut vraiment être stupide pour pas l’avoir ». Et tout un tas de petites phrase sensées vous réconforter et qui vous collent une pression monstre. La peur d’être la déception de la famille, d’être encore une fois sous-évaluée face à la grande sœur, celle qui a frôlé la Mention TB, qui a fait S, qui est tellement plus brillante, bonne élève, respectée de ses professeurs.

Moi j’étais un électron libre.

Je me complaisais dans la médiocrité dans les matières que je haïssais, histoire de montrer à mon professeur que je ne pouvais pas blairer sa discipline. Je papotais au fond de la classe malgré les remarques répétées des enseignants. Je rigolais trop fort. J’étais insolente. Je m’ennuyais affreusement. J’étais celle qui décevait, celle qui avait un an d’avance qui mais n’étais pas fichue de montrer qu’elle pouvait être brillante.

Même en L, moi, l’amoureuse des langues et des livres, j’étais profondément malheureuse. L’adolescence, sûrement. Le fait de me sentir incroyablement mal dans ma peau. Le fait de toujours avoir ce sentiment de ne pas être à sa place depuis le collège et encore moins au lycée. Le fait de préférer me sous-évaluer dès le début pour ne pas être déçue si je me foire. Je n’aimais pas les livres qu’on étudiait en français, les débats en anglais me semblaient toujours répétitifs. J’aimais juste l’Histoire et la Géographie, parce qu’on partageait ces cours là avec une classe d’ES et que la prof (passionnante par ailleurs) était obligée de nous donner quelques rudiments de sociologie. Et puis j’avais l’impression de connaître un peu plus le monde. J’en avais rien à foutre des dates, je voulais comprendre les structures, les mécanismes, comment on en était arrivé à là.

Alors, au BAC, j’étais partie avec l’idée que je ne l’aurai pas du premier coup.

Que j’allais encore être la ratée. Mais je le savais, je ne valais rien. Je m’étais rattachée à mes cours et à mes fiches de lecture comme à une bouée lancée entre les vagues, en me disant que « j’aurai fait de mon mieux ». Ils essaient tous de vous faire croire qu’on l’a « les doigts dans le nez » et puis que c’est qu’un bout de papier qui n’a plus aucune valeur. C’est tout de même un bout de papier qui ferme bien des portes et qui rend le chemin plus complexe quand on ne l’a pas. Alors je disais que je l’aurai pas pour me détacher de mes angoisses et de mes peines, même si au fond, j’avais envie de l’avoir. Pour les autres. Pour me dire que j’étais pas si médiocre que ça.

Et je l’ai eu. Du premier coup. Sans mention.

Même si à l’époque j’étais pas forcément très heureuse, que je broyais du noir, que l’idée de réviser me semblait dérisoire et inefficace. Je l’ai eu. J’ai pas eu de mention mais je l’ai eu. J’ai transposé le sentiment de pas valoir grand-chose sur cette absence de mention. Encore une fois, j’avais fait « moins bien », j’étais cette fille moyenne, pas trop investie, qui savait qu’elle voulait « écrire » dans son prochain métier, sans trop savoir quoi, comment.

Je suis allée en fac de droit, parce que ça faisait partie des filières légitimes à l’Université pour la plupart des individus, qui donnent aux gens l’impression que tu fais un truc utile et qui aura des débouchés. J’y suis restée un mois. Avec toujours ce sentiment d’être médiocre, alors que mes notes étaient plutôt honnêtes.

Mais je m’emmerdais affreusement. Toujours ce sentiment d’ennui indescriptible. Puis cette même année, je suis allée en Histoire, parce que j’avais eu 16 au BAC dans cette matière, et que ça me permettrait de prendre des cours de sociologie, alors qu’on était en plein débat sur le droit au mariage pour les LGBT et que la « théorie du genre » était sur toutes les bouches. Forcément, fallait que je comprenne.

Il y a 5 ans je passais le BAC, pressée que cette prison se termine

Il y a 5 ans je ne savais pas encore que l’Université allait autant me politiser, m’ouvrir les yeux, m’offrir autant de bases intellectuelles, de compétences théoriques, d’esprit critique pour comprendre ce qui nous entoure et pour réussir à réfléchir avec toutes les subtilités et nuances qu’il faut pour comprendre le monde actuel (first news : je n’ai pas encore toutes les cartes en main, je précise).

Il y a 5 ans, je passais le BAC, peu sûre de moi. 

Il y a 5 ans, je ne savais pas encore que non, je n’étais pas « moyenne », ni « médiocre ». 

Il y a 5 ans, je ne savais pas que mon attitude « dissipée », était capable d’être domptée si on me laissait dans mon coin, autonome, avec un maximum de liberté pour réfléchir et développer mes idées comme je le souhaitais.

Il y a 5 ans, je ne savais pas que mon désintérêt pour la plupart des livres étudiés en cours étaient simplement dus au fait que la littérature ne m’intéresse que modérément, par occupation occasionnelle, et que je préfère lire des livres, des articles, des essais universitaires.

Il y a 5 ans, je ne savais pas que mon ennui profond pour certaines matières très générales n’étaient pas la cause d’un manque d’investissement volontaire mais simplement parce que d’autres matières bien plus proches de mes centres d’intérêts m’attendaient quelque part. Aussi théoriques. Seulement plus passionnantes.

Il y a 5 ans, j’étais persuadée d’être la procrastineuse de service, la flemmarde qui ne fout pas grand-chose et qui n’a jamais la motivation de réviser

D’ailleurs, aux yeux de mes parents je suis restée celle dont on ne s’intéresse que modérément aux études qu’elle fait, à ses dates de partiel, d’examens. Ils ont toujours eu plus d’intérêt pour ma grande sœur, pour ses études de comptabilité chiantes comme la mort mais si rassurantes et si sérieuses. Ils savaient quand elle passait ses examens, lui demandait des infos, ont passé leur temps à vanter son assiduité.

Je ne sais pas si j’ai été jalouse, plutôt beaucoup remplie d’amertume. 

Il y a 5 ans, je n’avais pas encore conscience que je me détacherai peu à peu tellement de leur regard que j’arriverai à me valoriser, à ne plus me voir comme un échec ambulant, à comprendre que j’étais peut-être pas la plus douée pour les soustractions à retenue mais qu’en attendant, il y a une multitude de sujets que je maîtrisais amplement et où j’étais totalement légitime pour donner un avis.

Il y a 5 ans, je ne savais pas encore que j’aimerai autant la fac.

Qu’il m’arriverait de majorer certaines matières, de décrocher des mentions, de rendre de très bons dossiers, d’être même considérée comme une très bonne élève dans certaines disciplines. Il y a 5 ans, je ne savais pas tout ça.

On vous répète que « c’est pire après le BAC » ? Pas tellement. 

Oui, ça va être de plus en plus dur mais promis, dès que vous trouverez votre voie, vous allez être incroyablement heureux et les challenges vous motiveront. Promis, vous avez le droit de choisir une voie qui vous plaît, de ne plus vous fier à l’avis des parents, de vous moquer de leur regard. Et c’est pas toujours facile, c’est même souvent chiant ce manque de soutien mais la compensation en retour, la satisfaction qu’on apprend à éprouver envers soi-même vaut absolument tout.

Ce n’est pas « pire » après le BAC. C’est différent. 

Il y a 5 ans je passais mon BAC. C’est passé si vite, depuis. Je termine actuellement mon M2 et je ne regrette rien, aucun de mes choix. J’ai décidé de poursuivre mes ambitions et mes envies. J’ai décidé d’arrêter de me dévaloriser pour ne pas devenir aussi aigrie et mesquine que toutes ces personnes que je connais qui voient leur vie défiler, sans avoir pris le temps de suivre leur passion.

Et ce qu’il y a derrière, ça vaut le coup. Peu importe le temps que ça prendra. Peu importe que vous décidiez de faire des études ou de tout plaquer. Peu importe. Parce qu’il y a 5 ans je passais le BAC. Alors je sais ce que c’est. Le sentiment d’impuissance. L’envie de voir le bout du tunnel. Vouloir enfin qu’on nous lâche la grappe avec ce truc.  Cette impression de jouer sa vie dans un système stupide, ne faisant plus ses preuves. Ce sentiment d’être à la fois un gamin et d’avoir, d’un coup, autant de responsabilités et de pression sur ses épaules.

Alors tout va bien se passer. 

Vous l’aurez, votre BAC.
Si c’est pas cette année ce sera l’an prochain.
Et peut-être que finalement vous l’aurez pas.
Et que vous voudrez plus le repasser.
Et que vous vous en moquerez.

Et vous serez de chouettes personnes.

  1. Matthias Havrez

    15 juin 2016 at 14 02 35 06356

    Il y a 6 ans je passais mon Bac. Et ce que tu décris ici résonne pas mal en moi.
    Merci pour ce témoignage 🙂

  2. Drake Chainsaw

    16 juin 2016 at 9 09 28 06286

    J'ai tellement mal vécu mon année de Terminale, mais tellement… Ce fut l'une des pires années de ma vie. D'abord parce que j'ai fait l'erreur d'aller en internat et que l'ambiance y était extrêmement lourde, ensuite parce que les cours étaient chiants. Je me suis fait larguer une semaine avant de passer le bac, pour couronner le tout. J'ai été vraiment surprise de l'avoir – sans mention, d'ailleurs. Surprise parce que je me considérais comme une merde, et parce que cela voulait dire que j'avais survécu à cette année et que j'avais un avenir devant moi. J'étais en dépression, je n'attendais plus rien de la vie, j'étais au bout du rouleau… ça m'a fait bizarre.
    Quand je suis allée en fac de sciences, les cours m'ont tout de suite plu. La science m'intéresse toujours, d'ailleurs. Mais j'ai arrêté. Marre des questions stupides qu'on nous posait lors des contrôles, marre de ce manque d'ouverture d'esprit, de cette pression et de ce bourrage de crâne autour des partiels. Rechute, je laisse tout tomber, j'arrête tout, je me barre, terminé.
    J'ai fini par me rendre compte que je ne faisais plus ces études pour moi, mais pour les autres. Je voulais que mes parents soient fiers de moi. Je me sentais en nette infériorité par rapport à mon frère, qui a toujours tout mieux réussi que moi – en tout cas je voyais les choses comme ça. J'aimais les sciences, mais c'était la création qui me faisais vibrer, et c'était la seule chose que je me sentais capable de faire. Mais je n'osais pas en parler. Je n'ai évoqué ça qu'une fois, pour qu'on me dise que je n'avais aucune chance d'en vivre. J'ai quand même fini par prendre cette voie. De toute façon, j'étais en trop mauvais état pour continuer comme ça. Et au final, mes parents m'ont soutenue, ce qui me semble être une chance.
    Je commence mes nouvelles études en octobre. Cela va-t-il bien se passer ? Je l'espère. Vais-je retrouver mon estime de moi-même ? Je l'espère aussi. En attendant, j'ai décidé que ma réussite passerait par mon épanouissement personnel. On n'a qu'une vie et personne de devrait la passer à se faire chier à suivre une voie toute tracée qui ne lui correspond pas. Je sais que ce n'est pas si simple que ça, et c'est profondément injuste.
    Le système éducatif fait en sorte que nous ne pensions qu'à nos études, comme si elles représentaient notre vie entière et que nous n'étions rien sans d'excellentes notes. Avec le recul, je trouve ça grave et aliénant. Votre parcours scolaire ne vous définit pas en tant que personne. JAMAIS. Ne l'oubliez pas.

  3. Elo Delay

    16 juin 2016 at 9 09 59 06596

    Je suis épatée par ton écriture. Vraiment ! Tu as réussi à me capter du début à la fin. Et c'est criant de sincérité.
    Cela fait une année déjà que j'ai passé mon BAC ES avec mention bien, et j'ai l'impression d'avoir tellement évoluée depuis…
    Merci pour cet article, ton blog est une jolie découverte.
    Agréable journée 🙂
    Elodie – http://pasdethique.blogspot.fr/

  4. Océ Ane

    16 juin 2016 at 11 11 49 06496

    Super article ! Je suis actuellement en train de passer le bac, hâte que tout se termine !

    http://www.labulledoceane.blogspot.fr
    http://www.sweetycook.fr

  5. voyance en ligne gratuite

    16 juin 2016 at 13 01 25 06256

    Vraiment très intéressant. Bonne continuation à vous !

  6. Gwen G.

    16 juin 2016 at 14 02 17 06176

    Juste merci. Pour ce témoignage tout en sincérité dans lequel on se reconnait toutes un peu.

  7. Santé au naturel

    16 juin 2016 at 15 03 44 06446

    Article très intéressant ! Je m'y retrouve assez (même si j'ai toujours été bonne élève) et l'ayant passé l'année dernière je me souviens encore de mes cauchemars et de mes appréhensions 🙁

  8. Mathilde M.

    16 juin 2016 at 20 08 01 06016

    Super article!! Je passe le bac en ce moment même (d'ailleurs so far so good)!^^ Moi non plus je n'ai jamais était bonne à l'école, ou du moins pas excellente j'ai toujours eu la moyenne en travaillant le moins possible et ça depuis la fin de la primaire. Mais je me suis toujours dit que si j'arrivais toujours à passer dans les classes supérieure, c'était par pure chance, et il n'y que cette année que j'ai réalisé que j'étais intelligente et que j'avais beaucoup de capacités. J'ai toujours adoré apprendre mais je n'ai jamais été une grande fan de l'école, surtout parce qu'on te juge beaucoup sur de simple connaissances et pas de la réflexions et si tu n'est pas bon dans une matière tu es considéré comme nul ou comme quelqu'un qui ne fait pas assez d'effort (les maths bonjours). Je passe un Bac L moi aussi, et pour moi cette section était une évidence, ayant d'énorme difficulté et une profonde haine pour les maths je savais que la S n'était pas faite pour moi et la SES m’ennuyait vraiment beaucoup. Je trouve ça vraiment triste que encore aujourd'hui il y est des parents comme ça qui dénigrent leurs enfant sous prétextes qu'il ne veulent pas faire des études “communes”, ma sœur aîné est allé en S, mais mes parents m'ont toujours encouragé vers les langues ma passion, à allé en L, ils ne m'ont jamais reproché de ne pas avoir choisis la voie “”””royale”””” de la S comme ma sœur, ils ont vite compris que j'étais différentes d'elle et que j'avais des capacités autres part. –

  9. Mathilde M.

    16 juin 2016 at 20 08 01 06016

    – D'un autre côté ma sœur à toujours été très bosseuses, et mes parents m'ont souvent reproché de ne pas être assez sérieuse de ne pas révisé, de me reposé sur mes capacités, etc… Mais le truc c'est que je m'en foutait des notes ça a jamais eu tant d'importance pour moi, c'est pas un nombre qui va me définir en tant que personnes.Et je pense que c'est la le problème dès le plus jeune âges les parents et les professeurs mettent une pression pas possible sur leurs enfants pour qu'ils aient 18 de moyenne à tout prix, il y à cet esprit de compétions aussi à l'école que je trouve profondément néfaste, on est là pour apprendre mais c'est comme si c'était un concours. Comparé à toi je me rend compte que j'ai adoré le lycée. Peut être pas la seconde que j'ai détestée (classe pourris et programme de sciences très difficile surtout en maths et physique), mais j'ai vraiment aimé ma première et ma terminale littéraire. J'ai eu la chance d'être dans un des rare lycée qui propose espagnol approfondis et littérature espagnol, ce qui ma permis de découvrir et d'apprendre beaucoup de choses sur le monde hispanique et surtout de beaucoup m’améliorai en espagnol, j'ai découvert des textes et des livres géniaux en premières grâce aux cours de français, j'ai eu la chance d'avoir une prof d'histoire génial qui m'a beaucoup appris sur le monde et m'a passionné du début à la fin de cette année, et un prof d'anglais euro qui m'a beaucoup aidé a avoir confiance en moi et qui à toujours cru en moi. Bien sûre il y a des trucs que j'ai beaucoup moins aimé la philo ne m'a vraiment pas plus par exemple, j'ai perdu des amis aux lycée, le système hyper scolaire et hyper encadré devient vraiment étouffant, etc. Mais au final même si le lycée ça ma vraiment soulé, ça ma aussi beaucoup appris. En arrivant au lycée j’étais vraiment timide, j'avais pas confiance en moi et j'avais du mal à allait vers les autres, maintenant j'arrive de mieux en mieux à faire le premier pas, à parlé avec des gens que je ne connais pas, etc… Cette année m'a aussi fait réalisé à quel point j’aime les langues appliqués et que c'est réellement ma passion, je pars donc en LEA Anglais-Espagnol (peut être LV3 arabe je dois encore choisir), je sais pas si je vais réussir, je ne sais pas si ce cursus de langues va me plaire mais je suis hyper impatiente d'aller à la fac et de continuer à apprendre. (suite en dessous) Bref je sais pas si mon commentaire est réellement utile ou intéressant mais j'avais vraiment envie de réagir sur ton post! J'espère que t'es parents comprendrons un jours ton métier, ta passion et que tu es toi aussi talentueuse à ta manière. Après je vois à peux près comment est ta famille, assez conservatrice tout ça, la famille de mon père est un peu pareil et ma grand-mère à toujours dénigré mon père (et ma mère immigrés espagnole issue de parents illettrés)parce qu'il na pas fait d'études (il à arrêté les études en 5e) alors que c'est une des personnes les plus cultivé et les plus intelligentes que je connaisse, et que malgré l'absence d'études il à réussi a donner à mes sœurs et moi et une bonne éducation et on à jamais manquer de rien. Bref je te souhaite le meilleurs pour ton M2!! xx

  10. Buffy Mars

    17 juin 2016 at 11 11 04 06046

    Merci pour ton message Matthias 🙂

  11. Buffy Mars

    17 juin 2016 at 11 11 05 06056

    Je te souhaite bon courage en tout cas <3

  12. Buffy Mars

    17 juin 2016 at 11 11 05 06056

    Oh merci 🙂
    Tu vas voir tu vas encore évoluer 😉

  13. Buffy Mars

    17 juin 2016 at 11 11 06 06066

    Je comprends <3, merci en tout cas !

  14. Buffy Mars

    17 juin 2016 at 11 11 07 06076

    'Et je pense que c'est la le problème dès le plus jeune âges les parents et les professeurs mettent une pression pas possible sur leurs enfants pour qu'ils aient 18 de moyenne à tout prix, il y à cet esprit de compétions aussi à l'école que je trouve profondément néfaste, on est là pour apprendre mais c'est comme si c'était un concours”

    Maaaais oui c'est tellement ça !!

  15. ventdautomne

    17 juin 2016 at 16 04 53 06536

    merci. je comprends mieux ce qui peut se passer dans la tête de mon fils de 18 ans et…qui passe son bac cette année, sans grand enthousiasme, malgré une intelligence et une sensibilité avérées.

  16. Marie Des Neiges

    19 juin 2016 at 19 07 17 06176

    J'avoue que ton article est très rassurant, merci !!

  17. Cyanhydrique

    26 juin 2016 at 5 05 45 06456

    Merci pour cette article ! Vraiment.
    Je viens de passer le BAC. Le 5 Juillet je saurais.
    Je sais que si je ne l'ai pas… Je ne le repasserais pas.
    Je trouverais un autre chemin.

  18. Julien Selignac

    22 juillet 2016 at 12 12 47 07477

    en fait, je trouve ton article très émouvant… car sortir des injonctions familiales et d'une prison mentale, c'est vraiment complexe, on peut même finir par aimer sa prison. J'étais un peu l'inverse de toi: excellent au lycée, pas au top à la fac (sauf 2 années: ma licence de philo grâce à une matière “philosophie morale et psychanalyse” qui m'a transporté toute l'année. Et mon Master 1 de psycho, grâce à mon directeur de recherche à l'époque, qui m'a un peu sauvé) Ton message est très vrai, quelle que soit notre expérience. Merci donc.

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