Lecture : 5 personnages féminins qui ont marqué mon enfance / mon adolescence

Je passe en coup de vent, alors que je croule sous l’écriture de mon mémoire (et de mon rapport d’alternance, aussi -youpiii-) pour me poser deux minutes et vous proposer un article peut-être moins “profond” mais qui me tenait à coeur. J’avais envie de revenir sur 5 personnages féminins issus de livres qui ont énormément influencé ma personnalité et mes aspirations depuis que je suis toute jeune.

Si j’écris cet article, c’est parce qu’il me trottait depuis un petit moment dans la tête. Un jour, je me suis posée et je me suis demandée quelles femmes (ou jeunes filles) avaient pu m’inspirer quand j’étais plus jeune après avoir lu leurs aventures. 5 me sont immédiatement venues à l’esprit. Je pense qu’à la base, elles me ressemblaient déjà sur plusieurs traits: elles étaient blanches, plus ou moins des petites bourgeoises… forcément, ça joue.

Mais il y a eu, aussi,dans leur tempérament ou leurs réactions face à certaines situations, des choses qui m’ont permis d’avancer (et parfois, j’ai puisé en elles bien des années après les avoir découvert dans des livres). Ce que j’éprouve pour ces personnages a pris une dimension tellement profonde et affective que j’avais envie d’en parler avec vous.

1. Franny Berry dans “L’Hotel New Hampshire” de John Irving

Jodie Foster, dans le rôle de Franny Berry dans l’adaptation cinématographique de L’Hotel New Hampshire par Tony Richardson (1984)


(TW: Viol) 

Un jour, il faudra sincèrement que je vous écrive un article sur l’amour que je porte à cet écrivain incroyable qu’est John Irving. En attendant, j’ai très envie de vous parler de Franny. Le premier roman que j’ai lu d’Irving est “L’Hotel New Hampshire“. J’avais 15/16 ans et je suis très vite tombée amoureuse de tous les personnages, de l’atmosphère et de l’écriture de l’auteur.
Mais, un personnage a rapidement eu plus d’importance à mes yeux et c’était Franny, la grande soeur du personnage principal, John Berry. Franny est la deuxième aînée de la famille. Elle était une adolescente comme je rêvais de l’être: particulièrement belle (oui bon ça va hein, la superficialité est humaine), avec une incroyable confiance en elle et une personnalité bien trempée. A côté, elle savait faire preuve de beaucoup de prévenance envers ses proches, elle était douce et attentive.
Et puis y a surtout l‘événement”, qui va révéler cette sensibilité qu’elle a longtemps caché mais qui va surtout montrer à quel point elle est forte. Cet événement, c’est le viol commis par son petit ami. Tous les viols sont violents. Même quand la victime reste à fixer le plafond sans rien dire, à attendre que ça se termine, sans moufter. Mais le viol de Franny… il m’a marqué. Il m’a marqué parce que j’avais 16 ans et que personne ne m’avait dit que les amoureux violent aussi. Et parce que son viol est atroce, particulièrement éprouvant..
… Et qu’il va énormément la marquer pour le reste de sa vie. John Irving ne raconte pas un tel drame pour le rendre ensuite anecdotique (comme on le voit très souvent dans certaines oeuvres très voyeuristes). John Irving ne s’amuse pas de la souffrance des femmes et ne se complait pas à les narrer sans que cela ait du sens pour la suite. Et tout le reste de la vie de Franny va se structurer autour de ça. Elle restera très pudique sur ses émotions mais quand elle en parlera, ce sera toujours poignant. Et puis.. elle va changer, modifier ses habitudes, son attitude tout en essayant de se reconstruire et de passer au-dessus.
Son personnage est extrêmement bien nuancé, c’est très beau, c’est très touchant. L’un des autres points forts de John Irving (promis un jour je vous ferai un article bien plus détaillé sur lui ♥) est qu’il a ce don de présenter des situations qui peuvent ne pas être comprises mais qu’on apprend à ne pas juger. C’est effectivement le cas avec Franny.
C’est son amoureux qui l’a violé.. et elle continuera à l’aimer. Elle est détruite, elle peut plus avancer, mais elle essaiera de se rattacher à lui, comme une sorte d’obsession, en lui écrivant des tas de lettres, incapable de l’oublier. Ce moment-là m’a marqué parce que je ne comprenais pas. Pour moi, quand on nous fait du mal, on s’en va et on tourne le dos et on oublie. Mais Irving a réussi à montrer ce que c’était, que d’avoir aimé, d’avoir été violée mais d’avoir appris à intégrer cette douleur, au point de la penser méritée (et sans qu’il valide cette relation pour autant ou l’expose comme un modèle).
Il met en lumière les sentiments ambigües qu’éprouvent Franny. Qui n’ont pas à être jugés, qui sont humains et qui n’enlèvent rien au crime qu’on a commis sur elle.

2. Alice Roy dans les “Alice” 

Ah… Alice Roy (ou Nancy Drew, pour ceux qui adhèrent à la Version Originale). Elle, je vous ai écrit un long, un très long article à son sujet. J’y ai pointé du doigt tous les défauts de cette héroïne: le côté indubitablement sexiste de ce personnage bien trop lisse, sachant toujours comment réagir, bien trop blanche, bien trop riche pour pouvoir être réaliste.
Le fait est que dans ma famille, les traditions sont importantes et les Alice, c’est une histoire de famille. Alors je les ai lus et ils ont accompagné une large partie de mon enfance. De mes 7 à mes 13 ans, environ. Forcément, ça marque. Alice, c’était cette jeune femme bien trop parfaite pour que je puisse lui ressembler. Mais Alice, justement, c’était cette jeune femme tellement parfaite qu’elle m’inspirait à faire de mon mieux.
Alice Roy était perspicace, culottée, avec un esprit vif et qui réussissait toujours à rester aimable et calme peu importe les situations (j’avoue que sur ces 2 points là, ça n’a pas trop fonctionné avec moi). Ses aventures me faisaient rêver. Moi aussi, je voulais voyager, explorer, découvrir et résoudre des mystères. Pendant des années j’ai rêvé de devenir détective privé. Ca fait marrer les gens quand je le confie: mais, j’y ai vraiment songé!
Je voulais ne pas compter mes heures, je trouvais cette profession passionnante (et je me suis beaucoup renseignée dessus héhé). Bref, j’avais l’impression que c’était ma vocation.
Finalement : non. Mais ça a été le début de mon intérêt poussé pour les histoires de détectives. Ne cherchez pas, je suis une grosse fan de Columbo (et j’assume). Et puis… il y a eu Veronica Mars, aussi, tout simplement ;-). MON personnage féminin préféré dans les séries (bon, avec Buffy bien sûr) et à qui j’ai dédié une partie de mon pseudo.
Ah, on ne se refait pas.
 
3. Jo March dans “Les Quatre filles du Docteur March” de Louisa May Alcott


Winona Ryder, dans le rôle de Jo March, dans l’adaptation cinématographique des “Quatre filles du Docteur March” par Gillian Armstrong (1994)


J’adore éccrire. C’est un réel besoin. C’est pourquoi j’adore Twitter et mon blog. J’aime écrire, j’aime raconter, j’aime partager. Et je ne sais pas m’arrêter. J’ai tout de même écrit une fanfiction de près de 800 pages en deux ans (ah ben oui, hé)! Mes articles sont souvent très longs, et je dois apprendre à m’imposer des limites quand je rends des travaux universitaires, sinon je pourrai très vite me laisser dépasser (oups).
Et évidemment, combiné à ma passion à la lecture… j’ai vite aspiré à devenir écrivaine. Cette envie a été profondément renforcée en lisant “Les 4 filles du Docteur March“. J’adore ce livre, incroyablement touchant et surtout, terriblement émouvant. Je l’ai lu et relu. J’aime toutes les soeurs March. Elles sont chacune attachantes à leur manière, avec un caractère incroyablement bien développé.

Néanmoins, Joséphine (Jo) March s’est toujours démarquée dans mon petit coeur de jeune lectrice. Elle était incroyablement audacieuse, téméraire, avec un caractère bien trempé… J’aimais son impulsivité, la voir tout prendre à coeur au point de partir dans des rages folles. Je crois, qu’avec le recul, sa manière si forte de s’imposer a beaucoup inspiré ce que je suis devenue.
Moi aussi, j’ai rêvé de devenir écrivaine. Maintenant je sais pas tellement si j’ai envie d’écrire des romans mais je sais que passer une journée sans écrire, rédiger, réfléchir aux bons mots à utiliser m’est impensable.

Et puis, bien entendu, Jo est ouvertement féministe. Elle passe son temps à pointer du doigt ce qu’elle ne peut pas faire à cause de sa position sociale : elle ne peut pas participer à la guerre, son travail d’écriture est bien moins valorisé. Mais elle se bat. Jamais elle ne se tait, jamais elle ne revoit son attitude. Jo s’en fiche. C’est une véritable guerrière avec énormément d’ambition.
Et pour moi, c’est un parfait exemple pour les petites filles. Et même pour celles plus âgées ;-).

4. Xavière Pages dans “L’Invitée” de Simone de Beauvoir

Le premier roman que j’ai lu de Simone de Beauvoir c’était à mes 16 ans et c’était celui-ci. “L’invitée“. Un roman souvent oublié. Pas celui le plus cité quand on parle de ses écrits. Et pourtant, il est resté un de mes romans favoris, un de ceux m’ayant le plus marqué. Dedans, il y a Xavière Pages. Personnage féminin haut en couleur, loin d’être parfaite, qui va même venir semer la zizanie dans le couple de Françoise, l’héroïne.
J’ai aimé Xavière. Je l’ai aimé non pas pour sa personnalité mais pour tout ce qu’elle avait apporté au roman, ce qu’elle avait bouleversé chez Françoise. Xavière, on ne la connait que par cette dernière, bien entendu, qui ne peut l’apprécier parce que Xavière est arrivée dans son couple, est devenue la seconde compagne de son amant et a le don de faire tourner les têtes au point de rendre Françoise folle de jalousie.

Je crois que la fascination et l’obsession que parvenaient à exercer Xavière sur son entourage m’intriguait énormément. Tout passe par le regard de quelqu’un (Françoise) qui envie affreusement Xavière. Et moi aussi, j’ai commencé à développer cette même envie: l’envie d’être elle, de la cerner. Pourtant, la fin du roman est tout bonnement dramatique, l’intrigue générale de l’histoire ne donne pas spécialement envie de croiser sur son chemin quelqu’un comme elle.
Mais plutôt que d’être son amie, on a envie de devenir Xavière, en réalité. Xavière est indomptable, on ne peut la saisir ni la déchiffrer. Elle intrigue. Comment fait-elle pour tout posséder, pour aspirer toutes vos envies, vos désirs afin de ses les réapproprier? Elle change constamment de caractère, ses sautes d’humeur viennent entrecouper sa personnalité pourtant si charmante au quotidien. Et on ne peut que l’excuser, la pardonner. On veut tout donner, à Xavière.

J’aime la figure dangereuse qu’elle représentait, la frustration éprouvée par Françoise à chacune de leurs interactions. Xavière était incalculable, inquiétante … et c’est ce mélange qui la rend si sensuelle, qui nous fait réaliser ce qu’est quelqu’un qui vit. Qui vit pour elle et non pour les autres, au point de parvenir à les capturer, à les faire s’interroger.
On sent que Simone de Beauvoir a mis énormément de son vécu dans Françoise. Cette Xavière fictive n’est qu’une copie d’Olga Kosakievicz, qui  fréquentera beaucoup Sartre (sans que celui-ci ne parvienne à l’avoir). On sent qu’il y a beaucoup de noirceur et de sentiments refoulés par Simone de Beauvoir envers cette Olga qui ont été tournés sur Xavière. Au final, Simone de Beauvoir nous raconte beaucoup sur elle-même par l’intermédiaire de Xavière, elle se livre de manière très personnelle, presque intime. C’est sûrement pour ça, que je suis tombée sous le charme.

5. Hermione Granger dans les “Harry Potter” de JK Rowling
Emma Watson, dans le rôle d’Hermione Granger, dans l’adaptation cinématographique des “Harry Potter”  (2001-2011)
Est-ce si étonnant que ça? J’ai décidé de la garder pour la fin. Non pas parce qu’elle est mon choix préféré, mais parce que si elle était apparue dès le début de cet article, j’aurai trouvé ça peu surprenant et presque évident. J’ai le sentiment qu’Hermione, de par son extrême popularité au sein de notre génération, aurait occulté les autres.
Avec le temps, Hermione Granger n’est absolument plus mon personnage préféré. Je garde un lien très fort avec elle, qui s’explique par le fait qu’elle ait été un modèle extrêmement important pour moi dès mes 8 ans. Je me suis beaucoup inspirée de ce qu’elle était, je me suis référée à ses idées, à ses réactions. Désormais, je préfère l’attitude altière de Fleur, l’humour de Tonks, l’impétuosité de Ginny (du moins, dans les livres) ou même le caractère atypique de Luna. Hermione est peut-être trop “mainstream”, je ne sais pas. Ou peut-être qu’elle m’a donné ce qu’il me fallait à un certain âge et que je n’ai plus “besoin” d’elle.
Quoi qu’il en soit, découvrir Hermione à mes 8 ans a été un énorme coup de coeur. Très vite, j’ai éprouvé beaucoup d’affection. Hermione, c’était cette petite fille pas forcément jolie (mais cela importait peu, et c’est ça qui était chouette) et très intelligente. J’ai beaucoup écrit sur Hermione dans cet article. Je la trouvais très sensible mais aussi très vive, avec beaucoup de répartie et une grande finesse d’esprit.
Hermione avait soif d’apprendre. Elle adorait lire, montrer qu’elle savait. Ce n’était pas honteux pour elle. Elle était fière de son intelligence et elle n’hésitait pas à l’assumer pleinement. Bref, Hermione avait énormément confiance en elle, une confiance que je n’avais pas et qui a été un sérieux moteur pour m’aider à croire en mes convictions.
Je ne sais pas trop ce que je peux ajouter de plus, j’ai l’impression que nous avons toutes éprouvées ça envers Hermione, que sa perspicacité, sa tolérance et le fait de parvenir à enregistrer autant de connaissances étaient sincèrement extraordinaires
Et toi, quels personnages de romans ont été importants?

  1. Anonyme

    9 juin 2016 at 10 10 11 06116

    Scarlett O'Hara ! Si vous ne l'avez pas lu, je vous recommande très fortement Autant en emporte le vent, à lire vos choix, je pense que cela vous plairait. Et je serais ravie de lire un article sur John Irving …

  2. Buffy Mars

    9 juin 2016 at 10 10 19 06196

    J'ai déjà lu Autant en emporte le vent :). J'avais plusieurs tomes tellement il est conséquent et j'ai lu la partie 1 (je ne sais pas s'il est toujours découpé, donc je précise). Pas trop fan du point de vue de l'auteur (mais le style d'écriture est incontestablement bon). Merci !

  3. Adele Eastmacott

    9 juin 2016 at 10 10 48 06486

    En littérature jeunesse, je garde un bon souvenir de Filomène du roman “La Princetta et le capitaine”. La demoiselle de compagnie de l'héroïne, qui essaie de veiller sur elle en la laissant faire ses choix.
    Plus récemment, Thursday Next de la série de livres de Jasper Fforde. Je crois qu'elle te plairait beaucoup, il y a plein de choses positives avec ce personnage de détective de la littérature, ça mériterait un article long et dithyrambique.
    (Et pis Jane Eyre pour la force de ses principes, l'envie de ne pas se laisser juger par les autres)

  4. Anemone Nyme

    9 juin 2016 at 10 10 58 06586

    J'aime beaucoup cet article ! 🙂 Il m'a fait replonger dans mes souvenirs, et j'ai les noms d'Elizabeth Bennet (Originalité je crie ton nom), d'Ursula “Nulle” (du roman “Nulle et Grande Gueule” de J. C. Oates) et de Sugar (de “La Rose Pourpre et le Lys” de M. Faber) qui me reviennent en tête à présent…

    Bon courage pour ton mémoire et ton rapport !

  5. Une page par jour

    9 juin 2016 at 11 11 30 06306

    Plutôt qu'Alice j'étais fan des soeurs Parker, Ann et Liz. Parce quelles étaient deux, différentes, l'une réflechie et l'autre plus impulsive. Critiquable à mort pour les mêmes raisons qu'Alice mais je les ai tous relus adulte.

  6. Estelle M

    9 juin 2016 at 11 11 33 06336

    Dans Alice, je me prenais pour Marion Webb, je m'étais fait de faux papiers d'identité à son nom.

    Estelle
    lalippequimurmure.fr

  7. bart4290

    9 juin 2016 at 12 12 22 06226

    De mon enfance clairement Lyra de “A la croisée des mondes” !^^ (avec Hermione évidemment…)
    Un peu plus grand ce serait Lisbeth Salander dans Millenium (j'adore vraiment ce perso) et, encore plus grand, un peu toutes celles de Jane Austen (mais j'ai une sensibilité particulière pour Elinor de Raison et Sentiments).

    Encore un super article qui donne envie de découvrir tous ces personnages ! Bravo ! 🙂

  8. Buffy Mars

    9 juin 2016 at 13 01 00 06006

    Marion est géniale ! Ce que tu racontes est adorable 😀

  9. Buffy Mars

    9 juin 2016 at 13 01 00 06006

    Lisbeth est fabuleuse ! Elle mérite un article à elle seule.

    (pause)

    *note cette idée dans un coin de sa tête*

  10. Doctor Ascidul

    9 juin 2016 at 13 01 31 06316

    5 personnages féminins marquants dans ma jeunesse ?
    1. Anne de la maison aux pignons verts (les téléfilms et les livres :p) ma première série de livre. Par contre, les dessins animés ne rendent pas justice aux livres.
    2. Sakura, de Sakura Card Captor, je crois que la moitié des garçons de mon âge regardait ça malgré le côté très girly (et c'est la que j'ai découvert mon premier couple gay :p)
    3. Hermione, mais c'est surtout parce que Harry et Ron sont insupportables. Harry qui chouine et Ron qui boude ><
    4. Veronica Mars, c'est ma première rencontre avec une forme de marxisme 😉 et une critique de la lutte de classe, et puis Veronica est juste trop badass.
    5. Scully de X-files, en dehors des fringues immondes des premières saisons (même pour l'époque) c'est sans doute le personnage avec l'évolution la plus intéressante de toute la série. Et puis l'actrice !

  11. Lithium Nrvn

    9 juin 2016 at 13 01 33 06336

    Antigone, Buffy bien sûr, Arya, Dany (et même Sansa que beaucoup détestent) de A song of Ice and Fire parce que les personnages de cette saga ne sont pas unidimensionnels 😊

  12. Laure K

    9 juin 2016 at 14 02 00 06006

    Pour moi la première ça a été Ayla dans le cycle des enfants de la terre. Elle est tellement forte (parfois un peu trop parfaite, mais tant pis) et survit à tout.
    Et puis Morgane dans les dames du lac et les brumes d'Avalon de Marion Zimmer-Bradley.
    Après, sans doute Lessa, puis Menolly dans le cycle de Pern (oui, j'aime les séries et la fantasy).
    Puis Marguerida Alton et sa cousine Liriel (elle je l'aime d'amour, badass et avec tellement d'intelligence et d'humour) dans “la matrice fantôme”, un des derniers du cycle de ténébreuse de Marion Zimmer-Bradley aussi.
    Et enfin, plus récemment (mais bien avant que la série TV ne soit ne serait-ce qu'un projet) Claire Fraser dans le cercle de pierre (Outlander en vo).
    Et puis hors catégorie, parce que c'est le livre que je relis quand j'ai besoin de me remonter le moral, Jean Atwood, dans le chœur des femmes de Winkler.

  13. Morgane Gasse

    9 juin 2016 at 14 02 06 06066

    Aaaah, cet article ♥
    Comme toi je citerais probablement Hermione comme l'un des personnages m'ayant le plus influencé, même si, comme toi là encore, elle n'est plus forcément ma favorite maintenant (je crois que je lui préfère Ginny).
    Jo March par contre… J'adore ce personnage. Depuis toujours. Quand on me parle de “modèle féminin t'ayant marqué”, c'est toujours à elle que je pense en premier. Et j'ai toujours eu très très envie, si j'ai un jour une fille, de l'appeler Joséphine en hommage à ce personnage. Jo is juste the best ♥
    N'empêche, en lisant ton article puis en réfléchissant aux personnages féminins m'ayant marquée, je me rends compte qu'il y en a bien trop peu par rapport aux personnages masculins, et je trouve ça triste. Il y a bien Lucy Pevensie et Katniss Everdeen mais elles resten toutes les deux tellement stéréotypées au fond (Katniss à première lecture je me disais “Wow elle est trop cool” et puis après quand tu creuses, tu te rends compte que tout ce qu'elle fait elle le fait par amour pour sa famille ou ses proches, pas par conviction ou idéal contrairement aux autres personnages (masculins), et puis elle décide rien, elle décide même pas de se révolter, elle est passive, ça lui tombe juste dessus et voilà, elle l'assume et elle a plein de courage, elle s'en prend plein la gueule et elle est très forte, elle sait se battre, mais elle prend pas d'initiatives, c'est les personnages masculins qui s'en chargent pour elle). En fait je pourrais plus en citer par rapport aux films et aux séries, alors même que je lis beaucoup plus de livres que je ne regarde des séries/films. Enfin du coup je suis franchement pas mécontente de me lancer dans mon petit défi de lectures exclusivement d'autrices pendant six mois, en espérant découvrir de petites perles, et je retiens aussi les autres personnages que tu as citées là et que je ne connaissais pas.
    En tout cas merci pour cet article, j'adore les articles de ce genre ♥

  14. Laure K

    9 juin 2016 at 14 02 07 06076

    Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

  15. Buffy Mars

    9 juin 2016 at 14 02 11 06116

    Sansa est formidable et si forte !

  16. Buffy Mars

    9 juin 2016 at 14 02 11 06116

    Merci pour ton commentaire 🙂 ! Je ne connais aucun de ces romans 😮

  17. Buffy Mars

    9 juin 2016 at 14 02 12 06126

    (sauf Outlander, bien sûr, à cause de la série haha)

  18. Margaux

    9 juin 2016 at 20 08 17 06176

    Comme quelqu'un d'autre, Lyra de A la croisée des mondes (mon livre préféré au monde), un caractère et un courage qui me faisait rêver. Dans le même genre côté BD, Aria et surtout Musky dans Le vagabond des limbes (mon pseudo sur plein de forums), femme-enfant capricieuse, au caractère bien trempé. Plus jeune, Camille dans les livres de la contesse de Segure, un idéal de perfection pour moi à l'époque.

  19. Marie Des Neiges

    15 juin 2016 at 19 07 52 06526

    Oh, tu fais remonter pleins de souvenirs! J'aimais beaucoup les livres Alice également! Ainsi que Fantomette ** Tu me donnes bien envie de regarde à nouveau le film “les 4 filles du dr March”.

  20. Alessandra

    20 novembre 2016 at 23 11 22 112211

    Enfant, j’idolâtrais le personnage de Sara Crewe dans “La petite princesse” (Frances Burnett). Elle m’a appris le pouvoir de l’imaginaire et la force qu’on peut trouver en soi dans les moments douloureux. Plus tard, c’est la petite Paloma, associée à Renée, du roman “L’élégance du hérisson” (Muriel Barbery) qui m’ont permis de faire émerger toute une réflexion sur la puissance de l’art, la recherche permanente du beau et la notion-même de l’existence (tout un programme). Enfin, je citerai Christine, du roman “Jette ton pain” d’Alice Rivaz, qui questionne le rapport à la mère et le rapport aux hommes, dans sa pratique de l’écriture.

    Je suis très en retard, mais merci pour cette question hyper intéressante que je ne m’étais jamais posée!

  21. Caroline

    30 janvier 2017 at 14 02 07 01071

    Avant même de commencer à lire ton article, j’ai pensé tout de suite à Alice Roy pour ma part, et quelle bonne surprise de voir que tu as lu aussi ces livres!!!

    Et alors moi le personnage féminin qui a le plus marqué mon enfance, c’est Sailor Moon!!
    Plus particulièrement Sailor Mercure et Sailor Mars! l’une pour son intelligence et l’autre pour sa force de caractère!!

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