Témoignage : Cachez cette joueuse que je ne saurais voir

[Témoignage Anonyme d’une jeune femme travaillant dans le milieu du jeu vidéo]
On s’étonne souvent des statistiques démographiques à propos des consommateurs de jeu vidéo. « 50% de femmes ? Vraiment ? Je n’en croise presque jamais pourtant ! » : il n’est pas inhabituel que cette donnée rencontre une certaine perplexité. Où se cachent donc toutes ces joueuses mystérieuses ? On épluche alors les ventes des Sims, de WiiFit et de Cooking Mama, on brode quelques généralités sur la ménagère de moins de cinquante ans et les jeux mobiles, pour finalement y trouver une solide explication et s’estimer secrètement heureux de se dire que les vaches sont – littéralement ? – toujours bien gardées. On évite de gratter là où ça dérange, on évite de continuer à se demander pourquoi les joueuses sont encore absentes des espaces médiatiques.

Je suis une joueuse, et aujourd’hui, j’envisage de disparaître pour de bon de l’espace public consacré à ma passion. 
A cause de la misogynie crasse qui y règne. C’est dit. Ça vous surprend ? Probablement pas. Ça vous surprendrait probablement plus si je décidais d’en parler à visage ouvert. Ce serait terriblement dangereux, n’est-ce pas ? Personne, certainement pas les gamers, sur qui on crache depuis des années à la moindre occasion, n’a envie d’entendre cette parole-là. C’est dur, quand on est une victime, de réaliser qu’on est devenu soi-même un bourreau. Ca fait des années que j’essaie de m’intégrer à ce boys club impitoyable, ça fait des années que j’essaie de prouver que moi aussi, c’est ma passion, que pour moi aussi on l’a appelée une addiction.  
Ca fait des années que je voudrais que l’on se serre les coudes, pour au final plutôt m’en prendre dans les côtes.
Je me rends compte aujourd’hui que ça fait du coup aussi des années que je ravale ma colère. Aujourd’hui, j’en ai ma claque. Ce serait si tentant de ne plus être une “Gamer Girl”, mais de redevenir simplement… une femme qui joue aux jeux vidéo. Silencieuse. Seule. A la maison, sur mon pc, hors-ligne ou sur ma DS. La goutte d’eau, c’était hier soir. Depuis des semaines, je prépare avec enthousiasme un projet de chaîne Twitch. Finalement, le jour arrive, et je lance mon premier stream live. Un ami m’aide à la production, derrière la caméra. De son point de vue, tout s’est parfaitement bien passé. Il n’a pas remarqué, avant que l’on coupe les caméras après plusieurs heures de stream, que j’étais absolument effondrée. Trois trolls. Trois commentaires horribles, sexistes, méchants, gratuits. Pour lui, un incident trivial, vite modéré, vite oublié. Pour moi, des mots terribles qui me brûlent encore au fond de la rétine. Du fer rouge sur mon estime de moi-même. Il me soutient, il fait preuve d’empathie, mais… Allez ! C’est juste trois petits commentaires de rien du tout, et puis après tout, c’est attendu, c’est internet, c’est le jeu vidéo, c’est normal. C’est pas tout le monde, juste des trolls, il ne faut pas que ça te touche, tu sais. Pourquoi leur donner autant d’importance ? Ils seront toujours là, il faut les ignorer, c’est normal !  
Nor-mal
Il a raison et il a tort. Je ne lui en veux pas : comment pourrait-il comprendre ? On a la même passion, la même implication, depuis aussi longtemps, mais on n’a clairement pas la même expérience. Le jeu vidéo, c’est toute notre vie. Je travaille pour un éditeur, par passion. Il bosse aussi dans le milieu. On a cette chance incroyable en commun : on a un boulot. Luxe suprême : un boulot qui nous plaît, qui nous donne envie de nous lever tous les matins. Pour autant, ce n’est clairement pas l’eldorado que certains peuvent s’imaginer. Le luxe de vivre de sa passion a un prix, littéralement et figurativement, pour lui comme pour moi: on est mal payé, on est constamment stressés, nos jobs sont instables, on est aussi moins considérés pour notre expérience et nos diplômes que si on travaillait ailleurs. Mineure différence: je dois gérer le sexisme ambiant en plus du reste. Oui, surprise-surprise, l’industrie du jeu vidéo est un milieu professionnel terriblement sexiste, et c’est une nana qui y bosse qui le dit. Inhabituel, n’est-ce pas ?
On a pris l’habitude de s’auto-persuader du contraire, et quand on n’y arrive plus, de se museler, de s’autocensurer. C’est une question de sécurité, physique, financière, émotionnelle : parler, c’est presque littéralement se suicider. Même entre femmes, on évite. 
On ose à peine un soupir, un “comme d’habitude”, “ne m’en parle pas…“, un silence ou un haussement d’épaule résigné. Des sourires de connivence, à t’en briser le cœur. Le statu quo, c’est “Fake it until you make it”. Pas le choix ! De toute façon, avec qui vraiment en parler ? Elles sont rares, mes collègues. Chez les éditeurs pour lesquels j’ai travaillé, nous étions autour de 40%. Pas si mal, non ? A voir. Presque aucune n’a de poste à responsabilité. En matière de spécialisation, elles sont presque toutes cantonnées aux ressources humaines, au support client, aux relations partenaires, à la localisation. Des postes de “soutien”. Les quelques-unes que j’ai croisées à la communication, à la technique, au marketing et aux postes business / produit sont des warriors. Elles sont incroyables, elles se sont fait une place grâce un talent hors du commun et à une force, une volonté qui forcent l’admiration… sauf que personne à part moi ne les admire. En fait, on a plutôt tendance à ne pas trop les aimer. Elles sont autoritaires, elles ont confiance en elles, elles prennent des décisions, elles prennent la parole : là où tout le monde adore leur équivalent masculin, on n’arrive vraiment pas à digérer de telles connasses. Une de ces connasses un jour m’a donné le conseil le plus triste et le plus précieux de ma carrière. C’est aussi une des rares fois où j’ai entendu l’une d’elles évoquer le sexisme, et encore, à demi-mots. On évoquait, en dansant autour du pot, l’un de mes collaborateurs au manque de respect et à la misogynie crasse, mes difficultés à gérer notre relation de travail. Le genre de type qui finit ses phrases par “femme !”, trouve invariablement tes idées “mignonnes” ou “pas assez rationnelles” et t’expliques que si tu ne trouves pas ça amusant, c’est que tu n’as vraiment aucun humour. Voici ce qu’elle m’a expliqué :
“Des mecs comme ça, tu devras en croiser tout le temps si tu veux bosser dans ce milieu. Ils ne disparaîtront jamais. Tu n’as pas d’autre choix : tu dois te forger une carapace. Ne plus rien ressentir, tu vois ? Il faut que rien ne te touche. Tu dois devenir insensible.” 
Je n’oublierai jamais ce moment. Sentence impitoyable: la condition du succès au féminin dans l’industrie du jeu vidéo, c’est la mort émotionnelle. Youpi. De ce point de vue, l’offre est le reflet parfait de la demande : d’un côté comme de l’autre, les nanas ça gêne, c’est pas vraiment bienvenu, ou alors juste décorativement. Les seins et les culs ça va, par contre quand elles parlent, pensent et ressentent des émotions complexes, c’est un peu plus embêtant. Je généralise ? Je vous vois venir.  
Allez-y, dites-moi que mon expérience de presque toute une vie, personnelle comme professionnelle, n’a aucun poids. Dites-moi qu’étant donné que tous les gamers ne sont pas comme ça, les misogynes qui pourrissent la culture gaming n’ont presque aucun poids. 
Parlez-moi de Metroid, de Beyond Good and Evil, de Jade Raymond, des indies (et du Gamergate, on en parle ?), dites-moi que ça change, parlez-moi de Life is Strange. Je les connais les contre-exemples, j’y pense aux contre arguments : ce sont les bouées auxquelles je me suis raccrochée jusqu’ici pour rester, à contre-courant, présente et vocale au sein d’une culture qui m’est généralement hostile. Je les suis et je les admire, celles et ceux dont les voix s’élèvent pour faire changer les choses.
Mais lorsque je constate les torrents de violence irrationnelle qui leur sont opposés, je ne peux me décider à suivre leur courageux exemple
N’allez pas m’expliquer que je ne connais pas la culture gamer, j’en fais l’expérience tous les jours. Les commentaires sexistes, les avances sexuelles au moindre son de ma voix fluette sur TeamSpeak, je les ai entendus. La perplexité, la parole coupée, les quizz improvisés en procès en légitimité, encore, et encore, et encore, je les ai vécus. L’impossibilité de streamer pendant plus de 30 min face à un total de 30 personnes sans voir surgir un troll me suggérant de “montrer ma chatte plutôt que ma tête de cul”, je l’ai vécue. Les collègues qui pensent très sérieusement à faire une vidéo avec des “boobs” pour vendre une mise à jour mal inspirée (et qui n’a rien à voir), “parce que le sexe vend”, j’ai dû les gérer en réunion. J’ai aussi dû publier la vidéo en question. Une parmi tant d’autres sur le même thème. J’ai renoncé à argumenter : même calmement, même études à l’appui, même armée d’alternatives marketing solides et rationnelles, je n’ai réussi qu’à me faire taxer d’idéaliste au mieux, d’hystérique, au pire.
Les « booth babes » aux pieds ensanglantés par des talons ridicules, à la peau lacérée par des corsets trop serrés, et aux cerveaux embrumés par la drogue pour pouvoir supporter des journées entières de souffrance physique et psychologique, à se faire agresser sexuellement en convention, je les ai soignées comme j’ai pu. 
Les commentaires misogynes, homophobes, racistes, quotidiennement, je les ai modérés. Alors, allez-y, jugez-moi, conseillez-moi, dites-moi que tout ça ne compte pas et ne devrait pas compter. Dites-moi que je devrais persévérer, ne pas y prêter attention, me concentrer sur ce que j’aime : les jeux, les créateurs, les communautés positives, incroyablement passionnées. Vous avez raison. C’est exactement ce que je vais faire. Je veux continuer à adorer les jeux vidéo. Pour ça, la condition tristement nécessaire pour moi est de ne plus avoir affaire à leur culture toxique. Comme de nombreuses gamer girls avant moi, silencieuses, anonymes, résignées, je disparais du paysage.
Au revoir.

  1. Anonyme

    30 mars 2016 at 10 10 28 03283

    Dommage…. cette industrie si elle veut passer à la vitesse supérieure doit abandonner très clairement cette attitude déplorable, à la limite de l'infantilisme.
    De même que les joueurs, mais là, je suis comme vous, j'ai plus de doute sur une possibilité d'évolution: l'anonymat aidant l'insulte

  2. Maxime Traver

    30 mars 2016 at 10 10 47 03473

    Merci bcp pour cet article.
    Ce Témoignage fait mal au cœur et confirme bien ce qui est dénoncé depuis des années.
    Bon courage pour la suite, en espérant une évolution positive du milieu.

  3. Léonard A

    30 mars 2016 at 11 11 14 03143

    Bravo pour le courage de ton témoignage.
    C'est malheureusement trop vrais, le couvert de l'anonymat numérique donne des résultats monstrueux dans le monde du jeu vidéo que l'industrie ne semble vouloir détromper que du bout des lèvres. C'est une haine de la différence qui se traduit trop souvent dans le design des jeux : oui les hommes sont aussi hyper-sexualisés que les femmes (Kratos de God of war et compagnie) mais ça ne fait que creuser le fossé au lieu de le combler , la brute musculeuse reste positive (des personnages forts , puissants solides…) tandis que la femmme à gros seins reste … une femme à gros seins (mis à part de rare exemples comme bayonetta).
    Résulte de tout cela un climat détestable ou la moindre occasion est saisie de faire du mal pour faire du mal . Il suffit de voir les commentaires de l'émission speed games avec DamDam ! De la performance qu'elle a produite quasiment aucune trace par contre les “sale monstre” et compagnie …
    Depuis le temps j'ai l'impression que le JV se transforme de plus en plus en exutoire des mesquinerie diverses de notre société en faisant une saloperie de jungle ou le respect de l'autre à complètement disparut et ça n'augure rien de bon .

  4. Buffy Mars

    30 mars 2016 at 11 11 58 03583

    merci pour le commentaire 🙂 je pense qu'il fera plaisir à la personne ayant témoigné 😉

  5. La Jeune Etudiante

    30 mars 2016 at 14 02 21 03213

    J'ai eu un temps d'arrêt après avoir lu le témoignage, comme si je venais de me prendre une claque dans la gueule alors que pourtant, il n'y a rien qui m'étonne dans ce qui est raconté. Et c'est triste de se dire ça. Si jamais tu passes pas ici auteure anonyme de ce témoignage poignant, merci pour ton courage.

    Quand j'ai lu ces mots ” C’est pas tout le monde, juste des trolls, il ne faut pas que ça te touche, tu sais. Pourquoi leur donner autant d’importance ? Ils seront toujours là, il faut les ignorer, c’est normal !” … Normal?! Ouais mais le truc, c'est que justement, ça ne devrait PAS être normal. Enfin, je ne vais pas en ajouter davantage, ce ne serait que de la redite de ce que tu as déjà dit sans grand intérêt, et en plus, en moins bien dit, puisque je n'évolue pas dans ce milieu du jeu vidéo.

    Alice, qui te remercie pour cet article.

  6. Anonyme

    30 mars 2016 at 14 02 44 03443

    C'est réellement dommage de se cacher juste pour une différence de ce qu'il y a sous le slip. Je veux dire, la sexualité, les différences, … Ça ne devrait même pas être un poids ou une souffrance. Ça devrait être une richesse de pouvoir être une team hétéroclite, avec chacun ses apports, selon sa propre expérience et non pas “l'expérience du genre” que l'on attribue à ce genre de caractère.

    Vivant la même chose, je me sens tout aussi blessée que toi, à travers ce que tu dis. Ça nous touche toutes, et même tous si on prend en compte aussi les autres différents qui peuvent circuler.

    Oui, ce milieu peut sortir de belles choses de son chapeau, mais à quel prix de l'autre côté de l'écran.

    Je ne sais pas quoi faire d'autre que compatir de là où je suis, puisque ta décision à déjà été prise. J'aurais voulu aider, autrement, avant. Avertir tout cela.

    Mais je suppose qu'en partageant cela avec d'autres gens, je préviendrais les risques des prochains.

    Merci en tout cas pour ton témoignage, qui met en avant ce à quoi on assiste trop sous le couvert d'une “normalité” qui ne l'est pas, mais plutôt de la “généralité / banalité ” qu'on y a caché en dessous, et qui elle, est loin d'être normale.
    Si je pouvais, je te ferais un gros câlin (parce que j'aime bien les câlins, c'est tout).

  7. Cleanettte

    30 mars 2016 at 14 02 58 03583

    Je suis catastrophée par ce témoignage, je suis une gameuse. Une petite gameuse parce qu'il y a beaucoup de jeux sur le marché qui ne m'intéressent pas je n'aime ni la guerre, ni le sport, ni les jeux de courses mais il en reste quelques un qui me conviennent tout à fait: les licences LEGO et beaucoup de jeux d'enquète style “Beyond 2 soul” ou “L.A. Noire”. Et je n'aurais jamais imaginé qu'il y aurait autant de fille joueuses sur le marché même si à la maison on est à 2 contre 1: ma fille joue aussi comme mon fils mais pas mon mari ;-). Mais j'aimerais beaucoup que les filles soient plus visibles dans ce milieu. Les trolls il y en a partout et surtout quand on gène. Mais que sur soit sur Twitch ou sur youtube ils ne sont pas réservés aux filles et ils sont aussi méchants avec les filles qui restent sur leur “terrain” comme le maquillage. D'ailleurs je connais aussi des mecs qui parlent de maquillage et je n'ose imaginer ce qu'ils doivent recevoir comme tonne de commentaires déplacées.
    Bref contrairement au commentaire précédent je ne pense pas que ce soit les JV qui servent d'éxutoire à certains mais le net en général. C'est une réalité à laquelle on est assez peux confronté sur les blogs mais une calamité sur les forums, plateformes de vidéo et live. Je crois qu'il faut vraiment apprendre à les ignorer tout simplement car les trolls ne prennent du plaisir que lorsqu'ils ont des réponses et du public.

  8. Anonyme

    30 mars 2016 at 16 04 02 03023

    Un témoignage triste courageux et nécessaire. Merci pour le partage.

    Le fait que la production de jeu vidéo -au sens large, de la conception au marketing- soit en majorité occupée par des hommes n'est pas étranger aux types de joueurs qu'on obtient en bout de chaîne. Sur certains points on peut faire un parallèle avec l'industrie du porno mainstream, créée par des hommes pour des hommes, une des conséquences principales étant un appauvrissement infini du contenu. Un porno fast food, pauvre, plat et dépolitisé qui est aussi utile aux réflexions dans notre société qu'un peigne pour un chauve et qui devient même dangereux quand il est un moyen d'opprimer encore davantage les opprimés.

    J'aime profondément le jeu vidéo, bien sûr parce que je prend beaucoup de plaisir à jouer, mais aussi pour toute la richesse qu'il est capable d'apporter sur à peu près tout : art, divertissement, outil de revendication politique, histoire interactive, créateur de liens, constructeur d'imaginaire collectif… Mais je ne suis pas aveugle pour autant, des problèmes il y en a, et le sexisme en est un monstrueux autant dans “l'industrie du jeu vidéo” -le mot donne déjà une idée de ce qui ne va pas- que chez les joueurs.

    Je suis joue depuis 17 ans (j'en ai 24), je ne pense pas pouvoir dire aujourd'hui que je suis passionné, parce que travailler dans ce milieu ne me fait pas envie (et pour cause, le “travail” est ce qu'il est dans notre société #OnVautMieuxQueCa #TMTCLaMerdeDansLaquelleOnEst #SiTaimesUnTrucSurtoutTravaillesPasDedans), mais je suis suffisamment impliqué pour être touché par toutes ces saloperies dans la communauté du jeu vidéo.

    Le plus inquiétant c'est que le jeu vidéo aujourd'hui c'est internet, et qu'internet a ça de formidable (ou pas) qu'il exacerbe ce qui existe déjà dans notre société, une version décomplexée en somme. Donc ce qui se passe dans le jeu vidéo n'est surtout pas à prendre comme un phénomène exclusif à ce milieu, ces actes ne sortent pas de nulle part et c'est réellement préoccupant, si c'est là sous cette forme c'est que c'est structurel. Ignorer les trolls et les gens haineux est une solution pansement, qui en plus ne fonctionne que dans certains environnements (ignorer le commentaire youtube d'un troll est un poil plus simple que d'ignorer quelqu'un qui travaille avec toi). C'est bien joli de boucher les trous pour ne pas couler trop vite, mais à un moment il va falloir décider de changer de barque.

    Se mobiliser pour changer les choses, parce qu'aujourd'hui on considère normal quelque chose qui ne l'est pas du tout. Si un jour je suis père, j'aimerais que ma fille joue aux jeux vidéo, mais pas dans ces conditions.

    Sortir de sa zone de confort -confort très relatif en ce moment- est très difficile et tout le monde n'est pas en situation de le faire dans de bonnes conditions. Mais j'ai quand même beaucoup d'espoir depuis quelques temps, on commence à se parler et réfléchir d'avantage (merci la loi travail honteuse et ses répercussions sur la prise de conscience), voir d'importantes mobilisations pour lutter contre le sexisme (et d'autres choses) dans le jeu vidéo n'a rien d'utopique et l'idée me rend heureux.

    Amicalement, L.

  9. Anonyme

    30 mars 2016 at 16 04 15 03153

    Perso je suis un mec et je pense franchement que si des femmes ont les idées pour donner un souffle nouveau aux jeux vidéos ils faut franchement les écouter, et je suis sur qu'elles les ont, ou en tout cas si on donne du poids à leurs idées les jeux changeront un peu, ça nous évitera peut être d'avoir droit autant de titres insipides et sans âmes…

    Le problème c'est que le respect des autres par en vrille, disparaît sur internet et dans les jeux vidéo multijoueurs on se prend ça en pleine gueule. Il y a qu'à voir la communauté de LoL assez haineuse, et envers tous les nouveaux peut importe le sexe.

    C'est plus qu'un changement dans la façon de percevoir les femmes JV qu'il faut, c'est une changement des mentalités tout court

    Bon courage pour la suite en tout cas

  10. Larrites1

    1 avril 2016 at 21 09 52 04524

    Triste.. juste triste.
    D'autant plus que je sais que, malgré moi – il me semble, j'espère… – j'ai aussi contribué et continue encore probablement de contribuer à cette violence – particulièrement aiguës et pernicieuse dans le monde du JV. Etre 'féministe' – autant qu'il est possible de l'être en tant qu'homme – quand on est un mec, c'est un combat perpétuel contre soit même, à se dire : “Ah tiens, cette blague était pas particulièrement drôle, ni même bien originale”, “Ah, tiens, je lui ai coupé la parole et elle s'est écrasée” etc…

    Alors désolé..

  11. Lunjei Teohmacl

    8 septembre 2016 at 14 02 58 09589

    C'est vrai que l'anonymat sur internet jeux vidéo inclus, facilite bien des commentaires. Mais comme dit dans un autre commentaire ce n'est que le reflet de notre société, en plus exacerbé. Je suis quand même surpris par les soi disant chiffres de joueuses, je ne dois pas être dans le bon milieu, parmi les quelques femmes que j'ai connus, aucune ne s'intéressaient à ce loisir, à mon grand regret.
    Je me rappelle la première fois que j'ai vue sur un salon, une team de joueuse de Call of duty (ou un autre Fps du genre, je ne sais plus) mais ça roxait d'enfer! J'ai été très impressionné par leur habilité.

    Encore une fois, oui ce n'est pas normal d'être insulté par ce que l'on a un vagin et on fait du jeu vidéo, mais internet est un espace de “liberté” pour tous… même pour les connards.

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