Et toi, t’en penses quoi du maquillage ?

Très souvent on me demande ce que je pense du maquillage. Parce que je suis une fille et qu’en plus je suis féministe, il y a des questions que l’on me pose comme si mon discours était transposable de manière universelle. La lingerie, la galanterie, les jupes courtes, les talons… « Et toi, Sophie, t’en penses quoi ? » Je n’ai pas encore lu beaucoup de choses sur le maquillage (oui, j’aime bien lire des bouquins –encore et toujours- pour approfondir mon avis) donc ce que je vais raconter ici va sûrement être très confus et pas forcément des plus subtiles. Un jour je reviendrai sur ce sujet plus en détails, promis (quand j’aurai lu et que tout ça sera moins brouillon, meh). Mais aujourd’hui, parlons donc de mon avis. Un avis qui n’engage que moi, donc (hein, je précise).

Ma grande sœur a toujours été extrêmement coquette. Je déteste ce qualificatif mais il s’applique plutôt bien à son cas. Elle voulait se maquiller comme « maman » et ce genre de trucs. Moi j’étais l’extrême opposé. J’avais tendance à trouver ça très chiant et dès qu’on me maquillait pour un spectacle, j’avais l’impression que ce qu’on me foutait sur la tronche me brûlait, que c’était agressif. J’avais une peau très fragile, les allergies arrivaient rapidement.
Je me sentais vite ridicule dès qu’on me maquillait. L’impression que ça ne servait pas à grand-chose et qu’on nous mettait un masque de clown. Je me souviens encore de cette fois, dans la salle de bain, où ma mère me préparait pour un gala. « Ah, mais quel garçon manqué ! Pourquoi t’es pas plus coquette ? », s’était-elle exclamée après m’avoir entendu soupiré alors qu’elle disait qu’elle allait me mettre du eye-liner. Ca m’a marqué. Je ne sais pas pourquoi une si petite remarque (alors que je ne savais même pas ce que cette expression -garçon manqué- voulait dire) est restée gravée dans mon esprit mais j’ai eu l’impression que c’était mal. Avoir  7 ans et entendre qu’aimer le maquillage, c’est mal… Forcément, ça a de quoi te faire réfléchir.

Le temps a coulé sous les ponts et moi aussi j’ai intégré des idées. Sûrement influencée par ce que ma mère m’avait dit ce jour-là (et des tas d’autres trucs), je ne le nie pas. Pendant longtemps j’ai été persuadée que lorsqu’on prenait soin de soi, cela passait forcément par le maquillage. Que c’était ça, être apprêtée. Et qu’être apprêtée c’était forcément le bien. J’ai essayé. J’ai vraiment essayé. J’ai fait plein d’efforts. Pendant une partie de mon adolescence je me suis mise au fond de teint, au blush, au fard à paupières. J’ai voulu couvrir mon acné parce qu’en tant que fille, il fallait faire disparaître ces imperfections (alors que les garçons, eux, vivaient avec leur peau qui n’était pas lisse sans grand problème).

Seulement j’étais nulle pour ça, ça ne m’intéressait pas spécialement. J’avais du mal à reproduire les bons gestes pour se maquiller convenablement et je faisais la moitié de tout ce qu’il « fallait » faire. Je n’ai jamais su me maquiller, je n’ai jamais eu « l’adresse » pour, je n’ai jamais vraiment cherché à l’avoir. Quand je me maquillais le matin avant d’aller au lycée (même si ça a commencé à la fin du collège), j’avais tendance à râler devant mon miroir (« c’est du temps perdu où j’aurai pu dormir ! »).
Il y avait bien un truc qui clochait dans mon rapport à ça, à m’obliger à faire un truc que j’aimais pas, mais j’essayais de me faire à cette idée que « c’était ainsi » et pas autrement, que lorsqu’on est une fâââme, on se maquille pour être présentable. Je préférais être en retard que de ne pas avoir au moins du mascara sur le visage. Le contraire ? Un comble !

Pourtant, croire que j’étais particulièrement assidue serait mentir. Je me souviens encore de cette fois où des amies ont voulu me montrer comment se maquiller « vraiment ». Fond de teint, poudre, smoky eyes. Tout y est passé. C’était joli, oui. Très joli. Ma peau était sublimée, mon regard mis en valeur. C’était bien mieux que mes petits coups de pinceaux habituels. Mais j’ai tout enlevé juste après m’être croisée dans le miroir. Ce n’était pas… « moi ». Mon regard n’arrivait pas à s’habituer à ce visage qui me semblait mentir.
Et pourtant, tout ça… je ne le vivais que par rapport à moi et mon propre rapport à mon physique. Mais c’est comme tout : pour la plupart des gens, les injonctions sociales nous touchent de manière personnelle. On s’en fiche de ce que la voisine fait. C’est de nous dont il s’agit. Ce qui fait que j’ai toujours eu bien du mal à rigoler des nanas qui se tartinaient de fond de teint orange au collège. Que je m’en contrefichais de celles qui n’avaient jamais touché à du mascara. Que je ne jugeais pas tellement le maquillage de ma camarade de classe. Parce que ça m’indifférait totalement. Je n’y connaissais rien de rien : impossible d’émettre un véritable jugement.

Pourtant je l’avoue, les filles qui se maquillaient « trop » (et surtout quand c’était moche et grossier) m’apparaissaient comme vulgaire. Forcément dans ma tête, c’était « trop féminin », c’était « girly » donc c’était mal, pas bien. Autant avoir le droit de ne pas aimer est compréhensible, c’est une question de goût. Mais se permettre de juger une personne dans sa totalité juste parce qu’elle fait quelque chose de trop « fifille », là c’est bien plus nul. Je l’admets.
Je l’ai réalisé en grandissant, en comprenant que pour certaines le maquillage est un amusement, un artifice comme un autre, quelque chose de culturel avec lequel on peut jouer. Parfois je regarde des tutos sur Youtube et je suis fascinée par la dextérité de ces filles, qui font vraiment des trucs pas mal du tout. Que je ne reproduirai jamais, l’idée ne me viendrait même pas d’essayer, mais je trouve ça cool. J’avoue que le fait de voir des personnes se maquiller beaucoup mais « bien » (donc pas comme les filles au collège avec leur fond de teint orange) m’a aussi aidé à réviser mon jugement.

Néanmoins, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce rapport qu’on a, nous les femmes, avec le maquillage. En grandissant (et oui, ça joue, encore et toujours…), j’ai compris certaines choses, je l’admets : qu’avoir une belle peau passait surtout par une meilleure hygiène de vie et de bons soins que par du maquillage et qu’on a une bien meilleure tête après une nuit complète qu’après avoir roupillé 03h. Ah ben oui, hé.
Je me suis détachée des fonds de teint, blush et compagnie. Je n’en mets jamais. Jamais. Est-ce que ma peau est parfaite ? Non. D’ailleurs, je réagis vite à la moindre émotion (le stress est mon pire ennemi), l’air pollué parisien n’est définitivement pas mon meilleur ami et ça se ressent rapidement sur mon épiderme qui est fragile. Mais je préfère laisser respirer, ne pas couvrir.
Je mets encore du rouge à lèvres. Je trouve que ça met en valeur ma bouche que j’aime beaucoup. Je mets aussi du mascara, car j’ai de grands yeux mais des cils clairs et que ça me fait un regard plus profond, encore plus grand. Mais au fond je sais que si je me préfère ainsi, même si ce sont des changements minimes, c’est parce qu’ils rentrent dans des codes esthétiques. J’ai intégré des normes. Alors je prends peut-être celles qui m’arrangent mais comme tout le monde, ce que je trouve beau reste construit et influencé.

Et je n’aime pas trop qu’on nie ce genre de choses. Vous le savez, depuis le temps. Je n’aime pas quand on ne prend que ce qui nous arrange dans une réflexion pour contourner le problème. Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir autant de mal à remettre en question ces choses qu’on intègre comme si ça faisait de nous des individus faibles et mauvais à partir du moment qu’on les admet. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas l’assumer ? Tout bien mettre à plat, est-ce forcément compliqué?
Alors c’est vrai que j’ai un peu de mal avec des explications « à moitié », comme j’aime les surnommer. Comme quand on m’explique que le maquillage permet de « prendre confiance en soi », de « se sentir plus jolie », de « cacher ce qui nous complexe » avec toujours cette idée que tout ceci est personnel, seulement par rapport à nous. Alors, je m’interroge, oui.
Pas parce que je pense que ces explications sont fausses. Au contraire, je pense qu’elles sont vraies et je trouve ça chouette d’écouter ces femmes me dire qu’elles se maquillent pour elles, par jeu, et non pour plaire aux zôôômes comme on le croit encore souvent (à tort !). Mais quand on  en arrive à parler de « complexes », parfois j’ai l’impression qu’une partie du raisonnement m’échappe. Nous échappe?

Parce que… ben les garçons, ils se maquillent pas. Du moins pour la grande majorité. Ils cherchent pas à se creuser le visage ou le nez avec 10 000 poudres pour le faire paraître plus fin. Ils ont pas ce sentiment de devoir jouer avec des artifices pour « avoir confiance », pour sortir dans la rue en se sentant bien. Ca ne veut pas dire qu’ils se sentent plus beaux que nous, les femmes. Mais juste… ben les garçons, quand j’en parle avec eux, ils me disent juste « ben ouais parfois j’ai la tête dans le cul quand j’arrive au bureau, mais c’est pas grave. Je m’en fous. »
Ouais, ils s’en foutent. C’est ça le truc. Quand ils se regardent dans la glace, ils se disent pas « ça, ça va pas sur ma gueule, il faut que je le modifie pour aller mieux ». Ils ont un rapport beaucoup plus éloigné à leur apparence. On ne leur a pas rentré dans le crâne que ça posait autant problème que telle chose ne soit pas jolie. En fait, ils se demandent même pas si c’est joli ou non. Ca glisse sur eux. Ils ne partent pas du principe dès le matin, quand ils se réveillent, que leur tête a besoin d’un petit ravalement de façade.

Voilà, c’est un fait. Eux, ils ont eu la chance de jamais s’entendre dire qu’ils avaient besoin de ça. C’est un peu comme si depuis leur enfance, on leur chuchotait à l’oreille « T’es très bien comme t’es. Pars du principe que rien ne cloche chez toi. Que ton physique est accepté. Et que surtout, les gens s’en tapent

Et je sais pas pourquoi, mais une fois que j’ai compris ça, je me suis demandée s’il fallait pas que je sois honnête envers moi-même.
Si je devais pas vraiment voir le maquillage comme quelque chose de secondaire, un jeu. Arrêter de l’inscrire dans une routine, un quotidien obligatoire. Et même, l’oublier un peu.
Alors j’ai fait un truc tout bête. J’ai arrêté de me maquiller quand j’étais fatiguée. Parce que se maquiller quand on est éreinté, c’est vouloir cacher que ça va pas, qu’on n’a pas la forme. Les garçons ne le font pas, pourquoi je devrai faire semblant ? C’est un défaut d’être fatiguée ? C’est mal? Dois-je forcément sembler fraîche comme une rose ? Et puis en plus, je suis fatiguée : alors au lieu de me maquiller, ne devrais-je pas dormir, plutôt ? Dois-je vraiment me soumettre à encore plus d’efforts alors que je suis fatiguée?
J’ai décidé que non. Donc les jours où je suis fatiguée, je ne me maquille plus. Plus rien. J’ai une petite mine, tu vois que je suis pas au meilleur de ma forme. Et alors ? Ca arrive à tout le monde !
Et tu vois, ça va paraître bête mais faire ça, juste ça, ça a été important pour moi. Parce que me maquiller quand je suis crevée, c’était pas « un plaisir », au fond. C’était caché la vérité, c’était vouloir offrir un visage « décent » à mon entourage, alors que je passais mon temps à répéter que j’essayais d’avoir un rapport « personnel » avec le make-up. Je voulais que ce soit quelque chose que je fasse « pour moi », mon propre bien-être.

Mais là, c’était plus le cas. C’était un automatisme stupide, c’était redevenu une obligation. Alors j’ai arrêté et j’ai vraiment le sentiment que je ne me maquille que lorsque j’ai envie. Vraiment. Ca n’enlève pas le fait que les garçons n’ont toujours pas besoin de ça pour accepter plus facilement leur tronche dans le miroir après 3h de sommeil.
Mais j’ai l’impression que c’est plus sain, plus honnête. Que je suis passée de « je suis pas jolie sans maquillage » à « je suis jolie sans maquillage mais encore PLUS quand j’en porte » à « je suis autant jolie des deux manières. Mais jolie de manière différente ».

“Faisons ce que nous voulons. Mais soyons honnêtes dans là où commence notre volonté.”
Je ne sais pas si c’est très clair mais voilà un peu le cheminement de ma pensée.
Comme je l’ai dit, c’est très personnel.
Et toi, t’en penses quoi, de tout ça?

  1. Anonyme

    31 janvier 2016 at 10 10 33 01331

    J'ai beaucoup plus confiance en moi depuis que je ne porte plus de maquillage, mes insécurités sont au grand jour et bizarrement ça me rend plus forte face au regard des autres (surtout dans une classe de terminale L ou le maquillage est comme une obligation).
    Sinon j'aime beaucoup ta façon d'écrire.

  2. Amelie

    31 janvier 2016 at 11 11 11 01111

    Salut!
    C'est bizarre moi je fais exactement l'inverse de toi.
    J'aime bien le maquillage, j'aime bien me maquiller pour aller en soirée etc, pour on va dire, améliorer l'état de base.
    Par contre c'est quand je suis le plus reposée, en vacances, le week end, que je ne me maquille pas. Parce que reposée, eh ben j'ai plutot une jolie peau, pas de grosses cernes…

    Par contre la semaine (je travaille à l’hôpital), je me maquille tous les jours, fatiguée ou pas. Ma routine est pas compliquée, je lave bien mon visage, crème hydratante, crème teintée, blush et mascara.. Oui je fais tout ça même si je suis hyper crevée. Et je fais tout ça parce que j'ai une couleur de peau très très très pâle et que je suis cernée (je n'ai pas du tout d'acné) et que depuis toute petite si je n'ai pas de maquillage, on me demande “ça va ? Tu as l'air malade !”, alors non je ne suis pas malade, enfin ça m'arrive comme tout le monde et là le maquillage ne peut rien faire. Mais quand depuis le collège on me demande sans arrêt si je suis malade, eh ben à force j'en ai marre de répondre. Le pire c'est que maintenant je travaille à l’hôpital et que même les patients (qui vont parfois eux très très mal) me demandent si je suis malade quand je ne suis pas maquillée.. Et ça ça me gêne.

    Alors le maquillage, les filles et les garçons font ce qu'ils veulent. Mais moi je l'utilise pour qu'on arrête de me demander si je vais bien ou si je suis malade.

    En tout cas j'aime beaucoup ton blog et tes articles.

  3. ScumbagPeter

    31 janvier 2016 at 11 11 49 01491

    Assez intéressant comme article, je l'ai pas trouvé brouillon, tu exprimes clairement ton avis 🙂

    J'aimerai partager un ressenti que j'ai, et qui je pense, est grandement influencé par la récente influence de “Youtubeuses beautés”

    Je me balade pas mal sur YouTube et j'ai decouvert plusieurs chaînes “beauté/vlogs” à faible niveau de vues, tenues par de jeunes filles, qui ont l'âge d'être au collège.
    Ce qui me gênait beaucoup c'était de les voir s'appliquer plusieurs crèmes par jour, et même.. Des masques à l'argile (en dehors des autres produits)

    Je trouve ça sidérant que ces filles à peau de bébé se sentent obligés d'utiliser tous ces produits, et surtout, étaient ancrées à ce point dans le business des cosmétiques.

    Pour faire écho avec ce que tu disais, l'important avec le maquillage c'est d'être bien conscient que ce n'est pas une obligation, et surtout de l'utiliser pour soi même, si on en ressent l'envie.

    Mais du coup je me pose la question pour ces collégiennes sur YouTube : “Est ce qu'on leur a vraiment donné le choix ?”
    Est ce que la présence de ces youtubeuses très connues n'ont pas renforcés cette idée du présentable à tout instant ?
    J'ai beaucoup de mal à croire qu'on puisse se faire des masques à l'argile à 13 ans par pure décision personnelle, sans aucune influence derrière.

    Je ne veux pas mener de croisade contre le maquillage, mais je pense qu'il est très important que les jeunes filles aient du recul par rapport aux produits qu'elles utilisent, qu'elles se posent les bonnes questions. Qu'elles puissent trouver et surtout assumer leurs positions et envies comme toi tu l'a fait.

    Et aussi parce que c'est injuste que moi, j'ai le droit d'avoir une sale tête le matin.

  4. Vigneron Sarah

    31 janvier 2016 at 21 09 01 01011

    Salut Sophie,

    Je te rejoins dans ce nouveau post, je me reconnais limite en toi d'ailleurs! Depuis toute petite, je n'ai jamais aimé le maquillage: j'avais (et j'ai) l'impression de poser un masque de poudre sur le visage et d'étouffer. Le rouge à lèvre asséchait mes lèvres, le fond de teint (pour le peu que j'ai pu mettre un jour sur mon visage) me collait des boutons, et le maquillage des yeux me piquait les yeux et me faisait pleurer. Cela n'a jamais été une routine de bien être et d'embellissement mais plutôt un massacre de l'épiderme à l'acide (oui, bon, je vais loin, je saaaaiiis…). Bref. De base j'ai de la chance, je n'ai jamais souffert où presque de l'acné, j'ai une peau résistante (et je pense que mon intolérance/dégout/phobie aux produits laitiers à beaucoup aidé), alors je n'ai jamais eût trop besoin de m'en soucier. Seulement arrivant l'adolescence et l'envie de prendre soin de moi, je me suis dit que le blush m'aiderait à avoir un teint frais de “poupée”(j'étais persuadé d'avoir mauvaise mine, pfff…). Et pendant 2 ans, j'en ai fichus à la truelle sur les joues. Je me suis persuadé que je ne valais rien sans, que c'était un peu le seul truc qui me rendait féminine et attirante (=_=). Bref, durant un été, j'avais un peu bronzé, et j'ai vus que mes tâches de rousseur ressortaient, j'ai trouvé ça joli et j'ai laissé le blush de côté quelques jours, puis quelques semaines, puis quelques mois et finalement, je l'ai jeté. Je m'aimais peau nue, et puis basta. La dernière fois que j'ai vraiment été maquillé, c'était par une copine esthéticienne à qui j'avais demander un smocky eyes “pour voir”. J'ai eût le droit à 3 couches de fonds de teint en plus xD!! L'horreur pour le démaquillage. Un peu traumatisant comme expérience x)

    Et puis entre temps, j'ai découvert les alternatives de beautés bio et naturelles: ça a révolutionner ma façon de voir les choses et de consommer. Je suis passé de 3 crèmes hydratantes différentes et deux baumes nourrissant, et de multiples savons doux à un savon d'alep, du gel d'aloe vera, du beurre de karité, et une crème hydratante lavera (crème nature et progrès, vegan en plus!) quand j'ai pas le temps. Parfois un petit masque à l'argile/curcuma quand j'ai deux-trois boutons et des points noirs, le tout après un bain de vapeur. La pollution de Paris donne souvent grise mine, mais bon, ma peau résiste.

    Et puis comme tu le dis, on a pas besoin d'être toujours “coquettes” et maquillé pour se sentir bien. Si on aime être peau nue, pourquoi s'en priver? Les garçons n'ont pas de gênes à ce niveau, alors pourquoi on devrait en avoir(c'est aussi un des trucs que je me suis dit lorsque j'ai cessé de mettre du blush, haha. En plus je trouve que j'ai bonne mine quand même, NAH!)? ^_^

  5. Buffy Mars

    1 février 2016 at 18 06 16 02162

    merci beaucoup ! 🙂
    et c'est bien de réussir à se détacher de tout ça alors que tu es encore au lycée, bravo!

  6. Buffy Mars

    1 février 2016 at 18 06 21 02212

    Bien sûr, tu as totalement raison. je pense que ce n'est même pas les Youtubeuses qu'il faut prendre comme cause de tout ça: c'est du même niveau que de vouloir se maquiller comme maman ou des trucs du genre. Elles reproduisent des stéréotypes de genre, tout bêtement. Mais le fait est que les vidéos ont permis de le mettre en lumière que OUI, y a des gamines de 13 ans qui se maquillent quotidiennement. ca n'a rien de nouveau, c'était déjà le cas quand j'étais en 6e (et ça commence à remonter un peu hehe).
    après je suis d'accord avec toi, ce serait bien de pouvoir leur expliquer les enjeux de tout ça. mais ça me chagrine un peu quand je vois que les mecs aussi reproduisent certains stéréotypes de genre et qu'on s'interroge moins sur une plausible “aliénation”. encore & toujours 2 poids 2 mesures..

  7. Buffy Mars

    1 février 2016 at 18 06 23 02232

    merci pour ton avis! il est très pertinent! et t'as l'air d'avoir une routine “beautey” super cool avec plein de trucs cools à tester donc JE VEUX BIEN savoir tout ce que tu mets sur ta face!

  8. Nanoushkaa

    1 février 2016 at 19 07 01 02012

    J'ai l'impression en te lisant que tu racontes ma propre histoire! ma soeur a toujours été coquette: elle prenait soin d'elle, de ses cheveux, de son maquillage. ça continue encore. Moi à l'inverse plus jeune, le maquillage pour moi c'était un peu de mascara et du gloss. Aujourd'hui je me maquille un peu plus: j'ose l'eye-liner et le rouge à lèvres, le fard à paupières, mais le blush, fond de teint et tout le reste? No way, trop de travail pour moi (flemmarde que je suis lol)

    sinon j'aime beaucoup ton article et ta manière d'écrire =)

  9. Adele Eastmacott

    1 février 2016 at 19 07 37 02372

    Je me retrouve dans une partie de l'article … Et pas du tout sur certains points ! (: A la relecture, mon post est un peu fouillis, je croise les doigts pour qu'il soit compréhensible.

    J'ai longtemps détesté le maquillage, avec l'ensemble des choses “féminines”. Je l'ai redécouvert au lycée, quand je peignais beaucoup et qu'il y avait une similitude de gestes que j'aimais bien entre la peinture et le maquillage. Aujourd'hui encore, je trouve le maquillage agréable pour ça.
    Le maquillage m'aide à me mettre dans de bonnes conditions. C'est mon changement de costume à la Clark Kent les jours où j'ai la flemme de faire quelque chose. Je ne me maquille pas tous les jours (y a des jours où je n'ai pas le temps ou l'envie, ou je suis contente de mon visage et que je ne vais rien changer au tableau), mais j'associe le maquillage (et les soins pour la peau) à “prendre soin de moi”. Et je crois que ça me déprime moins que la junk food (consolatrice sur le moment, dévastatrice pour mon moral à moyen terme) comme réconfort. La cerise sur le gâteau : ça me permet de faire des petites expériences (comme j'aime bien la cosmétique slow, je me fais des petits mélanges d'huile végétale et je suis ravie de mon éponge konjac).
    Pour autant, ça m'embête que le maquillage soit réservé aux femmes et ait ce côté incitatif. Il faut se maquiller mais pas trop, les produits peuvent coûter un bras sans être d'une efficacité redoutable …
    Porter du maquillage, c'est aussi accepter mon côté “fille”, et me dire que ça ne sert à rien de copier les codes de la virilité en espérant que ça me rend crédible et/ou légitime. J'imagine qu'il y a tout une relation à ça, le fait que mon petit-ami prenne soin de lui (il a son shampoing préféré, il se rase avec les produits mûrement choisis …) me décomplexe aussi.
    J'ai commencé un travail sur moi-même tout doucement pour lâcher-prise avec mes complexes. L'envie de me maquiller disparaîtra peut-être. En attendant, ça m'amuse donc je continue.

  10. Hagaren35

    1 février 2016 at 20 08 53 02532

    Coucou Sophie !
    Personnellement le maquillage avant d'entrer dans l'esthétique c'était juste du mascara quand j'en avais envie, ça ne m'a jamais gêné de sortir sans maquillage et je dois avouer ne pas comprendre les gens qui n'arrivent pas à sortir sans..
    Aujourd'hui je suis obligée d'être maquillée pour mon boulot : fond de teint, anti-cerne, poudre, mascara, fard à paupière et rouge à lèvres (même si je zappe les 2 derniers car j'ai trop la flemme ou l'envie de dormir 5 minutes de plus) et j'ai horreur de ça ! Si je devais choisir je ne me mettrais que du mascara et du rouge à lèvres car j'adore vraiment mes lèvres avec. Le travail est exigeant surtout quand on est au contact des clients, il faut être bien présentée ce que je peux comprendre néanmoins je reste toujours très naturelle dans ma manière d'appliquer mon fond de teint, je me rend compte que ma vision du maquillage reste vraiment naturel et ça ne m'aide pas pour mes examens make up. Je pars du principe que tout ce qui est maquillage/ épilation est ancré dans notre cervelle depuis toujours et j'essaie toujours d'expliquer aux clientes que j'épile que c'est la société qui nous modèle pour tout ça. A croire qu'on est pas assez bien finalement, il faut qu'on s'arrange pour cette putain de société (pardon pour la grossièreté)ça m'exaspère et je suis contente pour les filles qui réussissent à sortir de ces dictats là..
    Voilà c'est assez brouillon, je suis pas très douée pour écrire et je suis en train de m'endormir devant mon écran mais j'espère que tu aura quand même compris mon cafouillage !

  11. Chauncey

    1 février 2016 at 21 09 06 02062

    Bonjour,

    Hummm… Alors de mon côté le maquillage c'est un truc qui me tracasse beaucoup donc ton article me parle forcément pas mal.

    A titre personnel je ne me suis jamais vraiment maquillée. Comme toi y avait un manque de volonté/adresse de ma part, puis j'ai aussi une peau particulièrement réactive qui supporte mal que je lui mette des trucs dessus (je fais pas mal d'eczéma, visage inclus). Ma routine de soin est donc minimaliste et cruelty free avec essentiellement des trucs bio pas chers et que je peux trouver assez facilement (étudiante toussa toussa…).

    Mais la question du maquillage en lui même se pose de façon de plus en plus pressante.

    Depuis que je suis hôtesse d'accueil/barista (c'est mon taff à côté des études) on m'a souvent dit qu'il fallait que je me maquille davantage (sinon ça pouvait faire baisser mes primes pour “présentation non soignée”) donc je “triche” en mettant du mascara et du baume à lèvres teinté en mode “voilààà je suis maquillée!”.

    Cependant je dois avouer que certaines remarques me mettent mal à l'aise comme des remarques récurrentes sur le fait que j'ai l'air fatiguée. Un proche masculin m'a également dit que je manquais d'hygiène parce que je ne me maquillais pas!

    J'espère aussi réussir un concours qui me permettrait de travailler avec une population adolescente et ça me questionne aussi pas mal parce que j'ai moi même l'air particulièrement juvénile. Je me demande si c'est une bonne idée de garder l'air aussi “vulnérable/jeune” et si je vais réussir à m'imposer, surtout sachant que si j'ai bien compris ce que j'ai lu à droite à gauche il semblerait que les femmes soient jugées moins professionnelles/compétentes si elles ne se maquillent pas du tout.

    Bon du coup je ne sais pas si j'apporte vraiment quelque chose au débat puisque pour l'instant j'ai moi-même pas encore choisis ma voie en la matière. Peut-être que ça éclaire un peu les obligations sociales qu'on peut subir en fonction de notre profession/de l'image qui est attendue de nous? Ça vaudra peut être bien le coup que je fasse un petit article sur le sujet si j'arrive à poser tout ça un peu plus calmement et avec davantage de recul, mais en attendant je vais garder précieusement ton article pour le relire.

    Victoria de Mango&Salt avait également rédigé un article sur le sujet qui faisait lui aussi écho à mes questions, peut être qu'il t'intéressera également donc je me permets de te glisser le lien http://www.mangoandsalt.com/2015/04/12/just-a-little-less/.

  12. Buffy Mars

    1 février 2016 at 21 09 35 02352

    oh merci !

    et merci d'avoir laissé ton avis 🙂

  13. Buffy Mars

    1 février 2016 at 21 09 37 02372

    C'est hyper intéressant ce que tu racontes et j'aime bien le rapport que t'entretiens avec tout ça qui est vachement sain quand même. Surtout que tu es carrément dans cette idée de bien-être en optant pour des cosmétiques “éthiques” et c'est vraiment trop et cohérent. Merci d'avoir laissé ton avis, il est très enrichissant en tout cas

  14. Buffy Mars

    1 février 2016 at 21 09 38 02382

    ça reste quand même super intéressant. le point de vue des personnes bossant dans l'esthétique m'intéresse toujours beaucoup :). merci !

  15. Buffy Mars

    1 février 2016 at 21 09 40 02402

    “Un proche masculin m'a également dit que je manquais d'hygiène parce que je ne me maquillais pas!” : WOAAAH MAIS LA VIOLENCE DU TRUC.
    Pardon mais je suis choquée.

    Tu apportes beaucoup à la discussion parce qu'avec ton témoignage on se rend compte que ces pressions là deviennent parfois hyper capitales dans le milieu professionnel. C'est quand même dingue, je trouve.

    Merci pour le lien je vais aller voir ça de suite !

  16. Emma.

    2 février 2016 at 9 09 30 02302

    eh ben c'est vrai que j'avais jamais vu ça comme ça… J'ai jamais été très “maquillage”, mais je suis pas non plus “talon” ou “trucs moulants”. Je ne le rejette pas, mais souvent je me dis que c'est “trop femme” pour moi. ça demanderais une analyse approfondie haha, mais ce que je veux dire c'est que j'ai commencé prendre plaisir à me maquiller autour de 18 ans, quand j'ai compris que ça pouvait être marrant, avant j'étais hyper complexée par mon acné sévère et je me tartinais de fond de teint pour tout cacher. Maintenant, je sais que je ne serais jamais Zoella ou Tanya Burr et j'ai un peu “ma routine”. Bref, ce que tu dis sur les garçons, c'est tout bête, mais je n'y avais jamais pensé. Pourquoi avons-nous “besoin” de porter du maquillage ? c'est vrai qu'au fond c'est encore une construction sociale…Comme d'habitude, tes articles font réfléchir !

  17. Vigneron Sarah

    2 février 2016 at 10 10 49 02492

    Re-salut Sophie!

    J'ai une routine pour peau sèche: Je me lave le visage (et le corps) au savon d'alep bio (qui convient très bien aux peaux grasses et qui sert aussi de shampoing doux aux cuirs chevelus gras également), je songe à utiliser un savon beaucoup plus doux d'ici les prochains mois une fois que j'ai fini mes produits (je suis aussi une démarche minimaliste comme toi). J'utilise un gel d'aloe vera (bio également) qui est un hydratant très puissant et multi usage (brulures, plaies, irritations… le gel d'aloe vera aide à cicatriser la peau) qui convient à toutes les peaux (sèches où grasses où normales). J'utilise également du beurre de karité (bio encore une fois) qui est également multi usage tout comme le gel d'aloe vera (et qui sert aussi de soin capillaire et de baume pour tout le corps) et qui nourris/hydrate/assoupli la peau (parfait pour les peaux sèches). Lorsque je suis un peu paresseuse, j'utilise une crème hydratante de la marque Lavera (bio, nature et progrès, vegan) qui est une marque très peu chère, et très facilement trouvable en magasin bio. La composition est très clean! Mon shampoing et après shampoing est de la même marque. Pour tout ce qui est soin autres où externe(voir interne), j'ai toujours un gros paquet d'argile verte surfine pour faire des masques anti boutons où cicatrisant. Si on ajoute un peu de curcuma dedans, on fait un super masque anti points noirs (à faire après un bain de vapeur). Le curcuma est un anti inflammatoire puissant. Par contre, ça teint la peau, donc il faut bien se laver le visage après (et si possible le faire avant d'aller au lit, le lendemain, il ne reste plus rien, la “teinture” part). Astuce anti acné: les glaçons! Faire glisser un glaçon sur les boutons d'acnés (sur peau propre et sèche) permet de les bruler en douceur. Voilà ma routine! Pour plus d'idée, tu peux aller sur le blog des cheveux de Mini, Sirène bio où autre!

  18. Chauncey

    2 février 2016 at 11 11 35 02352

    Tout dans la conversation était sexiste, de cette phrase jusqu'au contexte. Vois tu on était tranquillement en train de m'expliquer qu'il faudrait que je me maquille davantage parce qu'on plaignait mon amoureux parce que quand même on est ensemble depuis longtemps et que pas se maquiller… ce manque d'hygiène pouvait lui déplaire et c'était irrespectueux pour lui (et pour mes clients aussi). J'étais tellement sidérée que je n'ai même pas su quoi répondre, je ne suis malheureusement pas la reine de la répartie…

    Pour Victoria de Mango&Salt j'aime beaucoup ce qu'elle fait de son blog dernièrement, je trouve ça hyper intéressant de suivre le cheminement d'une personne qui était grosse consommatrice (de fringues, de maquillage…) et suivait beaucoup les normes de genres se détacher de tout ça pour suivre une route qui lui apporte visiblement beaucoup de sérénité.

  19. Blancalia

    2 février 2016 at 23 11 10 02102

    Coucou =)
    D’abord, merci d’avoir abordé ce sujet. Ça faisait quelque temps que je m’interroge pas mal sur le rapport qu’en tant que femme, on a sur le maquillage. Perso, je suis le genre de fille discrète donc le maquillage quand j’ai commencé, j’en mettais tellement peu que les gens le voyaient pas x) j’avais l’impression d’en mettre toujours trop (pendant un ou deux ans, je mettais du rouge à lèvres devant mon miroir, puis j’effaçais direct avec des mouchoirs pour atténuer au max la couleur), un peu comme si tout le monde allait le remarquer – et donc me remarquer alors que bon que je m’en mette ou pas, ce n’est pas le maquillage qui allait faire que les gens me dévisage.
    Après j’ai su très jeune à quoi je ressemblais le visage barbouillé de maquillage vu que je faisais de la danse classique et qu’au spectacle de fin d’année, on se mettait fond de teint, mascara, ombre à paupière, rouge à lèvres etc. Pour qu’on ressemble à de véritables petites poupées. Cependant, ça ne me gênait pas parce que ça faisait parti du rituel de préparation et du ‘’déguisement’’ de scène au même titre que la coiffure, le costume ou le sourire. Je comprenais que c’était exceptionnel et exagéré exprès.
    En dehors de ça, je me maquille peu. J’ai bien essayé le fond de teint pendant 2-3 mois en terminale, mais ça m’a toujours fait bizarre de mettre une poudre ou une crème sur une peau qui même si elle paraitra plus jolie sur le coup, ce n’est pas ce genre de produit qui va la rendre belle au naturel, j’ai toujours eu l’impression que ça faisait plutôt le contraire (comme un cache misère sur des murs pourris qui abîme encore plus les murs).
    Cependant, je me suis rendu assez vite compte que sans être une accro (à me mettre dix tonne de produits ou comme certaines à se maquiller TOUT les jours même si tu vois que ta famille ce jour-là), j’étais quand même bien dépendante. En terminale, je ne pouvais pas sortir sans ne serait-ce qu’un coup de mascara (même si c’était juste sortir 10 min pour aller chercher le pain, sans maquillage, j’avais l’impression qu’il fallait que je me cache, je me sentais légèrement pas en sécurité, moins sûr de moi etc) bien sûr on n’est pas là à faire des crises d’angoisse, c’est plus subtil (je n’ai pas vu le moment où je suis passé du ‘’je m’en fous’’ à ‘’c’est cool le maquillage’’ à ‘’je ne peux plus m’en passer’’). Bon en soi ce n’est pas si grave, c’était devenu une routine obligatoire – et donc parfois contraignante – mais au fond ça ne prenait que 10 min de mon temps.
    Aah puis bon, on va pas se cacher hein mais dans la tête de la société, se maquiller = être adulte (de même que porter des talons, faire comme maman, etc. Même si ma mère ne se maquillait que pour les occasions (réunions au travail et fêtes), j’avoue étant gamine avoir piqué ses talons et observer son rouge à lèvre avec envie (et encore je ne suis pas la plus ‘’coquette’’ de mes sœurs). D’ailleurs, en parlant d'elle, ma mère a commencé à se maquiller plus souvent depuis que mes sœurs et moi, on s’y est mise. (je pense que nous voir, lui a redonné l’envie – puis bon à nous 4, on a pas mal de maquillage vu qu’on partage – d’ailleurs quand j’ai emménagé seule j’ai dû refaire mon stock, parce que je suis rendu compte que je piquais depuis le début les rouges à lèvres de ma mère, que ce joli crayon était à ma sœur, que le mascara n’avait pas de propriétaire défini x)

  20. Blancalia

    2 février 2016 at 23 11 24 02242

    (suite du com précédent)
    C'est après mon emménagement – seule dans une nouvelle ville – que les choses ont changé. Outre l’excitant ‘’tout est nouveau’’, et que j’ai sérieusement commencé à me chercher, je pense que c’est réellement l’école où je vais (et par extension mon nouvel entourage) qui m’a permis de changer. Pas ma façon de m’habiller ou de me maquiller mais la façon dont moi je me voyais, le regard que j’avais sur le maquillage, le ‘’style’’ etc. Je m’explique : c’est une école d’art, et les gens assument leur style. C’est tout con, c’est tout bête mais moi être entourée de lolita, de punk, de personnes super à la mode, habillé classe, de personnes qui changent de couleur de cheveux tous les 3 mois, ou de gens-pyjama, de‘’garçons manqués’’ (j’aime de moins en moins ce terme), de styles d’une autre époque, et de gens plus banals et discrets (oui oui y en a, c’est même une belle majorité) mais tous différent, ça m’a fait un bien fou. Maintenant, quand je passe devant un collège ou un lycée, je trouve que les gens sont tellement pareils qu’ils en deviennent ternes (bien sûr ce n’est pas vraiment le cas, quand c’est moi qui y était, je sentais bien que les gens étaient pas exactement habillé pareils, et puis il y avait bien une lolita dans le bahut, mais c’est juste qu’il n’y pas assez de différences, de personnes différentes qui peuvent proposer un autre style, une autre vision, d’autres codes et je trouve ça tellement dommage qu’il n’y ait qu’un seul idéal (même je me doute bien que ça doit être super dur d’assumer un look complètement décalé). Breeeef, tout ça pour dire que j’ai commencé à arrêter de me maquiller du jour au lendemain comme toi parce que – suis vraiment pas du matin – trop la flemme – fatiguée rien que d’y penser – les autres s’en fichent de toute façon (ils ne vont pas te regarder de travers, te demander pourquoi tu te maquilles pas) – et parce que je me sentais bien. Bien comme j’étais, et je n’avais de compte à ne rendre à personne. Ne plus me maquiller – petit geste si insignifiant – m’a fait un bien fou. Ça a été libérateur. Réellement. Pourtant, c’est un petit geste tout bête. Et c’est là que j’ai réalisé l’impact du maquillage. A quel point pour moi (une personne qui a pas réellement super méga confiance en elle), je m’en faisais un bouclier, une assurance, qui certes, me permettaient de sortir dehors, de me sentir ‘’jolie’’ de me pomponner mais donner un sale coup à ma confiance en moi, au regard sur mon apparence et mon corps. ‘’Tu es bien maquillée ’’ et un même ‘’tu es jolie’’ quand tu as fait des efforts, ça fait toujours plaisir mais ça salue ton adresse, ta capacité à pouvoir t’embellir (c’est ta récompense). Un ‘’tu es jolie’’ alors que t’as pas mis une pointe de maquillage, là ça change tout. Ton toi naturel est joli. Tu n’as besoin d’être maquillée, pour être belle, te sentir belle, être désirable, ou bien présentable.
    Du coup, maintenant quand je suis dans une période de stress ou de fatigue (ou pas l’envie) – pas de maquillage ; sinon un trait de crayon noir, mascara, et baume à lèvre. J’aime toujours me maquiller quand je sors ou tester d’autres trucs que la routine habituelle (rouge à lèvre vif, crayon argenté, du bleu électrique, etc) par pur amusement (car le maquillage laisse quand même plus de place à la créativité, l’imagination et l’intuition que … l’épilation ; où là j’avoue c’est réellement par peur et gêne du regard des autres que je m’épile, pas tant dans une recherche personnelle d’esthétique mais pour une apparence acceptable en société – parce que sinon jambes poilues = tu te négliges et tu es sale)
    Voilà ! Vraiment désolée je me suis laissée emportée et j’ai écrit un sacré pavé (-_-‘) Merci d’avoir lu jusqu’ici. Ah et puis merci de m’avoir fait découvrir la marque UNE beauty (je ne sais plus dans quel article tu en parles), j'ai testé et depuis, je passe tout doucement à plus de produits bio et naturel. Bonne continuation pour le blog =)

  21. Buffy Mars

    3 février 2016 at 9 09 24 02242

    Merci pour toutes ces précisions, je prends note, c'est génial !

  22. Buffy Mars

    3 février 2016 at 9 09 25 02252

    merci Emma! Et merci pour ton message qui est très pertinent 🙂

  23. Buffy Mars

    3 février 2016 at 9 09 28 02282

    t'as pas à t'excuser, c'est vraiment intéressant et je trouve que tu es parvenu à développer un rapport beaucoup plus sain et honnête avec le temps ce qui reste tout de même rare! bravo 🙂

  24. Mathilde M.

    15 février 2016 at 20 08 40 02402

    Articles très intéressant! Personnellement je me maquille principalement par passion. J'ai découvert le maquillage vers 13 ans en voyant des filles de ma classe ce mettre du crayon, ça avait l'air cool alors je me suis dit “pourquoi pas moi?”. Mais autant que je me souvienne je me suis jamais dit que “j'avais besoin de me maquiller” par manque de confiance en moi. Je pense que la maquillage ça à toujours était quelque chose que je faisais par envie et pas par sentiment d'obligation, et c'est toujours le cas d’ailleurs. Les jours où je suis trop fatigué, je ne me maquille pas, principalement parce que je n'ai pas le temps et surtout pas l'envie, et je n'ai aucun problème avec ma no-makeup face! Par contre j'ai remarqué que si je ne maquille pas pendant deux trois jours, le maquillage va d'une certaine façon me manquer, parce que j'aime être maquiller être apprêter, etc.. Après je trouve que le maquillage est vraiment quelque chose de restrictif par la société en France, un peu mais pas trop, attention faut porter que du nude, le rouge à lèvres foncé et les smoky seulement pour le soir, etc… Beaucoup de filles se maquille par obligation et pas par plaisir, alors qu'à la base le maquillage c'est un truc fun avec plein de couleur et de possibilités différentes! Je suis très influencé par les youtubeuses/youtubeurs américains(es) qui ont un rapport beaucoup plus artistique et libre au maquillage et je pense que c'est grâce à eux que le makeup est maintenant une vrai passion pour moi! Mais je pense que c'est youutubeurs et c’est MUA m'ont aussi donner une certaines confiances en moi, ne pas avoir peur d'oser et d'être originale, et je pense que pour ça la communauté beauté est vraiment génial.
    Après je trouve que les mecs font de plus en plus attention à leurs apparences. La plupart ce se maquille pas (mais il y en a!!), mais font attention à leurs fringues, cheveux/barbe, certains ce mettent une petite crème, etc…
    xx

  25. Pauline

    29 février 2016 at 18 06 32 02322

    J'adore me maquiller. J'ai toujours été attirée par ça, mais ma mère ne m'a pas laissé en utiliser avant mes 16 ans(juste mascara et crayon noir).
    Les chaines beautés sur Youtube m'ont appris tout ce que je sais, et oui par conséquent m'ont fait acheter beaucoup de choses.
    Mais je ne regrette rien, bien au contraire.
    Je me maquille pour moi, et cela je l'ai compris depuis bien longtemps. Mon rituel du matin, ce moment où je me maquille et me prépare, c'est du temps pour moi et non une perte de temps. Pour certain c'est un café ou une cigarette mais pour moi ce sont ces quelques minutes à me maquiller.
    Il est vrai que si je ne sors pas le week-end je ne vais pas me maquiller (il y a quelques années je le faisait, mais maintenant je laisse respirer ma peau).
    Par contre je vois tellement de tweets assassins sur les femmes ou jeunes filles qui regardent des tutos beauté ou qui passe une heure dans lur salle de bain. Ca me déprime, car je me considère comme féministe, à bien des égards, mais être jugée comme superficielle par d'autres féministes, ça me dégoute un peu…
    Qu'importe qu'on se maquille ou pas, tant n se sente bien avec et qu'on sache pourquoi on le fait.
    Tu parlais des hommes que la société n'oblige pas à se laisser aller niveau fatigue et tout, mais internet regorge d'hommes qui se maquillent. Jeffrey Star en est l'exemple concret. Pour lui le make-up est un art, pas seulement un façon de cacher ses imperfections.
    Pour ma part, le maquillage m'aide à avoir confiance en moi. J'ai des boutons, mais même si je mets du fond de teint, c'est plus pour unifier mon teint que cacher mes boutons.
    Chacun a sa vision sur la question, mais on ne devrait pas juger les filles qui se maquillent, sous pretexte que c'est la société qui l'impose. Ce n'est pas toujours vrai…

  26. Chiche

    6 mars 2016 at 13 01 20 03203

    Depuis 1 an 1/2 je pratique la “beauté slow” et ma peau a commencé à aller tellement mieux avec tellement moins de produits (je n'achète plus de cosmétiques et fait au maximum avec ce qui se trouve déjà dans ma cuisine) que je me suis mise à sortir sans maquillage et à adorer ça. Souvent je ne mets qu'un rouge à lèvres, et c'est parti. Je ne me maquillé que lorsque j'en ai envie, c'est-à-dire très rarement (en ce moment j'ai le visage fatigué et + de problèmes de peau, mais je n'ai même pas envie de le cacher, j'ai perdu mon papa il y a un mois, je dors moins bien, c'est normal). Je dois dire que je n'ai reçu des remarques négatives que de femmes : l'idée est toujours fortement ancrée qu'une vraie femme ne sort pas sans maquillage, que ne pas se maquiller c'est se negliger, etc. C'est tellement dommage. J'adore ta conclusion : « je suis autant jolie des deux manières. Mais jolie de manière différente ». Pourquoi est-ce que pour tant de femmes le maquillage n'est plus juste un jeu ou un art, pourquoi est-il devenu une obligation quotidienne ? J'invite à écouter les merveilleuses conférences de la chercheuse américaine Brenée Brown, qui travaille sur ce qui entrave le bien-être et la joie de vivre (vaste programme). Elle y évoque notamment une certaine économie du mal-être : toute une industrie a intérêt à ce que les femmes, en se regardant dans le miroir le matin, se disent : “je ne suis pas assez belle”, et rebelote avant de se coucher, après le démaquillage… Il faut sortir de ces refrains destructeurs. Aimez-vous ! 😊

  27. Yasha Obata

    10 mars 2016 at 17 05 07 03073

    C'était très intéressant et sincère, si seulement certaines personnes pouvaient approfondir leurs idées comem tu le fais, ça nous éviterais des raz-de-marée d'intolérance !

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