L'"healthy" : tendance ou vraie révolution alimentaire?

Ces temps-ci d’ailleurs, c’est de plus en plus la mode du « healthy »,  comprenez, tout ce qui a attrait au « sain ». De plus en  plus de personnes essayent le bio même si c’est occasionnel, se mettent aux fruits et légumes (5 par jour youhou !), s’interrogent sur la composition et la provenance des aliments, et tentent même quelques recettes « vegan » par curiosité. Moi je trouve ça bien, ces gens qui s’ouvrent un peu plus, essaient d’avoir un œil critique sur ce qu’ils ingurgitent au quotidien. J’en fais partie, et mes parents me taxent de bobo/écolo qui passe son temps à donner des leçons mais j’essaie de faire des progrès comme je peux, dans une ambiance familiale ne s’y prêtant pas forcément (comme vous l’aurez désormais compris). A côté de ça, on se met aussi au sport, on se bouge, on test le running et le renforcement musculaire, les trucs à la mode comme le HIIT, le pilates et la gym suédoise voire même le yoga. C’est un nouveau monde qui s’offre à nous. Adieu le culte de la maigreur et les conseils de pro-ana, maintenant les femmes veulent se sentir bien dans leur peau, dans leur tête, sans s’affamer.

Déjà, je préviens : Je me fiche de ce que vous mangez au quotidien, de ce que vous faîtes comme activité sportive (même si cela est proche du zéro). Sincèrement, pour me prendre des réflexions sur le fait de manger peu le midi (« tu manges rien », « tu vas tomber dans les pommes » blablabla), ce n’est pas moi qui vais critiquer l’assiette du voisin. Je ne me moque pas des filles qui se plaignent de leur poids et qui continuent de manger comme 4, parce que je comprends que cela soit dur et compliqué de faire des changements, de les tenir, d’en trouver la volonté. Bref, en gros, tant qu’on ne me demande pas mon avis/des conseils, je ne dis rien, peu importe ce que j’en pense, parce que je considère que chacun mène sa barque comme il souhaite. Même si cela passe par fumer un paquet par jour et se faire un kebab tous les soirs. Et puis je suis pas là pour vous faire la morale sincèrement, je ne suis pas votre mère (et même si je l’étais, je pense qu’à partir d’un âge, vous êtes assez grande pour savoir ce que vous faîtes), je ne vous connais pas, je ne sais rien de votre vie, donc bref : votre silhouette, votre alimentation, votre mode de vie ne regardent que vous. Point barre, merci, au revoir.

C’est une tendance oui, ne disons pas le contraire. C’est une mode, ça se voit, c’est un truc qui a le vent en poupe, tout le monde y va de sa petite recette choppée sur Pinterest, de son programme « Bikini Body Guide » ou « Top Body Challenge » pour nous aider à nous mettre au sport d’une manière efficace et durable. Les boutiques de sport n’ont jamais autant regorgé d’articles divers et variés pour s’habiller « trendy » et des marques comme Mango ou H&M lancent même leur gamme de vêtements spécialement pour le sport. Y a un vrai truc qui se passe, ouais, et tout le monde s’y met, tout le monde a ses résolutions, son envie de réussir, ses objectifs. Seulement pour une fois on nous promet d’y aller mollo, de ne pas mettre sa santé en jeu, de ne pas déconner. Ca change un peu, on sent qu’on a moins la pression, on se sent moins jugée, alors on y va avec deux fois plus de motivation.

Pour certaines, ça passe…

Et pour d’autres non.

Ca y est, certaines commencent à déchanter. On leur avait promis de se sentir belle, dynamique, d’avoir un corps tonifié et les voilà qui ne parviennent pas au bout de leurs envies. Les gens s’étonnent, sont déçus, ne comprennent pas. A qui la faute ? Et moi je reste là, bras croisés, un peu interloquée… Ca fait pas des années qu’on dit que 90% des gens n’arrivent pas à tenir de régime ?

Alors concrètement, moi, aujourd’hui, j’ai envie de vous expliquer ce qui cloche un peu dans votre rapport avec cette mode « healthy » pour que ça ne puisse pas marcher :

1) Y croire, c’est bien. Y croire vraiment, c’est mieux.

Tout le monde est là à se vouloir rassurant « mais non je ne fais pas un régime, je fais un rééquilibrage alimentaire », « mais non, moi ce que je veux c’est des changements sur le long terme, un nouveau mode de vie ». Ca, c’est ce qu’on vous promet. A partir du moment où vous décidez que cela soit intégré à votre vie, il faut prendre en compte cet impact et travailler là-dessus. Tu veux réellement faire un rééquilibrage alimentaire ? Parfait. Alors ne passe pas de la pizza quatre fromages 2 fois par semaine à de la salade composée tous les jours. On mange trois fois (minimum) par jour, c’est une activité récurrente dans notre journée. La bouffe ? On en croise partout. Dans son frigo, ses placards, à la tv, sur le net, sur Instagram et j’en passe. La nourriture est dans ton cerveau constamment. Mieux encore, elle nourrit ton cerveau. Le sevrer du jour au lendemain, même si c’est pour du healthy, c’est pas bon. Oui, pour ton corps, c’est bon. Pour ton mental, moins. T’es pas surhumaine, t’es humaine. Alors avant de tout changer, on fait des changements petit à petit.

Si vous lisez mes premiers articles dans la rubrique « Healthy », cela n’a plus de secrets pour vous : j’ai perdu dix kilos en 3 ans. Cela a été très long… mais pas difficile. Mais la vie l’a été par contre, par moments, ce qui est nettement différent. Et je vais me répéter encore et encore mais je crois qu’il faut le marteler dans votre crâne : je n’ai pas décidé d’abandonner toutes mes « mauvaises habitudes alimentaires » dans un claquement de doigts. En fait, j’en suis à ma quatrième année depuis ce nouveau départ dans ma vie et je commence à peine à réussir à limiter les laitages et à ne plus du tout utiliser de beurre.

Quatre ans, les gens. Et j’ai pas honte de le dire. Et alors ? Où est le problème ?

Enfin, arrêtez de vous cacher derrière des phrases toutes faites et soyez honnêtes envers vous-mêmes. Quand on décide de repartir sur de bonnes bases, c’est important de le faire : pourquoi entamez-vous tous ces changements dans votre vie ? Très souvent, on me sort une réponse toute bien préparée « je veux me sentir mieux dans ma peau, plus à l’aise, avoir confiance en moi ». Vous avez totalement le droit de ressentir ça, personne ne peut vous juger à ce sujet et vous décourager à essayer de vivre « mieux » serait stupide, surtout quand on voit tout ce que la femme se prend dans la gueule à longueur de temps niveau diktats beauté. Mais maintenant, il faut peut-être creuser un peu cette question, vous ne trouvez pas ?

Là encore, je vous renvoie à mes précédents articles où j’ai essayé d’être le plus honnête possible. Je n’avais aucune envie d’écrire un faux article pseudo miraculeux sur mon parcours nutritionnel et sportif tout au long de mon adolescence et de mon (actuelle) vie de jeune femme. Ca a été aussi une manière de faire le point et d’être honnête envers moi-même. Pendant un bon moment j’ai souffert de TCA et je foutais dans la bouffe toutes mes frustrations. Mon poids a fait pas mal de yoyo et j’étais dans une spirale malsaine dont il était difficile d’en sortir. Au bout d’un moment mon corps était trop fatigué par toutes mes conneries et il a fallu que je me reprenne en mains. J’ai pris mon poids comme objectif de ce changement, persuadée que j’allais avoir plus confiance en moi si je réussissais à le baisser. Oui, les TCA sont partout, même quand on a la réelle motivation d’aller mieux.

Puis un jour j’ai réalisé que le poids sur la balance commençait à me faire ni chaud ni froid. Je l’ai aimé un temps, de manière éphémère, car il était la preuve « physique » de mes efforts. Mais le réel travail que j’avais fait au fond, c’était de réussir à le perdre sainement et à le stabiliser et tout ça, au quotidien, cela se traduisait par comment je mangeais. Concrètement, mon poids on s’en fiche, mais j’avais un réel problème avec ma façon de manger. Je ne parle pas du tout de manger trop gras, trop sucré patati-patata, comme je l’ai dit plus au-dessus, c’est ici totalement secondaire. Mais la nourriture était devenue ma hantise car je pouvais aussi bien m’en priver totalement que me jeter dessus, peu importe le contenu de mon assiette. C’est pas en perdant du poids que je me suis sentie mieux, mais c’est en me débarrassant enfin de ces TCA de merde –qui ne sont d’ailleurs réellement partis que depuis un peu moins de 2 ans.

Et si je vous parle de ça c’est que c’est un exemple assez parlant : et vous, cette confiance en vous, elle se trouve où ? Vous voulez un mode de vie « healthy » parce que vous souffrez de TCA, êtes « malades » etc. ? Ou vous voulez un mode de vie « healthy » pour être plus « belle » ? Car il y a ici un énorme problème qui se ressent quand on voit que pour certaines rééquilibrage alimentaire et régime n’est pas si différent que ça au fond, l’un est plus rassurant que l’autre en tant que terme, c’est tout. Regardez vous dans la glace deux minutes et demandez-vous ce qui se cache derrière ce « confiance en soi » ? Une envie d’être canon sur la plage ? De perdre ces 5 kilos qui vous complexent ? Non, je ne vous juge pas. Mais à l’heure où on ne cesse de répéter qu’il faut arrêter de vouloir se plier aux normes de beauté, est-ce qu’il est judicieux d’aller chercher sa confiance en soi en prenant comme but ultime de perdre du poids ? Est-ce que réussir à se sentir belle et à se sentir « mieux dans sa peau » comme on nous le répète à l’envie passe forcément par la perte de poids ? Est-ce que le chiffre sur la balance arrive là encore à primer une fois de plus sur nos vies de femmes ? Est-ce que le avant/après fulgurant grâce à un programme sportif (des plus respectables, je ne remets aucunement leur efficacité en cause hein) est forcément « LE BUT » ultime ? N’est-ce pas une manière insidieuse de se plier à ce qu’une femme doit ressembler pour enfin se sentir en paix ? Et franchement, est-ce si sain que ça de penser ainsi ? Et aussi, est-ce qu’être belle, c’est forcément pareil que se sentir belle et est-ce que cela passe par les mêmes méthodes ?

Un peu comme quand on parle de maquillage, qu’on cherche à expliquer que ce n’est « que » pour se sentir mieux, plus confiante… alors que les hommes n’ont pas besoin de ça pour apprécier leur visage au naturel dès le petit matin. Je le répète, je ne juge pas. Moi aussi je me maquille (très légèrement, certes) mais j’essaie d’assumer les paradoxes et problématiques que cela entoure. C’est important de s’interroger dessus. Surtout en tant que femme.

Mais ce sont des questions que je me pose réellement : pourquoi ce besoin de mentir réellement sur ses envies ? Pourquoi ne pas avouer les choses comme elles sont, plutôt ? Ne serait-ce pas déjà un grand pas ? Personne ne va vous jeter des pierres si vous dîtes effectivement rechercher votre confiance en vous dans la perte de poids. Mais peut-être qu’en acceptant cette vérité vous pourrez 1) savoir si c’est vraiment ainsi que vous vous accepterez plus (car comme je l’ai montré par ma propre expérience, c’est parfois plus compliqué) et 2) si c’est bel et bien le cas, peut-être que cette honnêteté envers vous-même, vous permettra d’atteindre réellement votre objectif. Honnêtement, le jour où j’ai compris que mon poids n’était pas le problème mais que c’était mes TCA et leur contrôle sur ma bouffe, j’ai fait un grand pas en avant. Alors sans passer par les TCA, je pense simplement qu’avouer les raisons pour lesquelles on se met à faire du sport ou à manger « mieux », c’est toujours bien. Changer de vie sans être honnête envers soi-même, c’est la manière la plus efficace de se vautrer.

Le « healthy », ce serait pas plutôt prendre plaisir à se concocter de bons petits plats dont on essaierait de connaître les bienfaits de chaque aliment ? Le « healthy », ce serait pas être plus dans la performance sportive comme accomplissement de soi que pour éliminer sa cellulite ?

Je sais de quoi je parle hein. Voilà plus d’un an que je me suis réellement mise au sport et 6 mois que j’arrive à en faire comme je souhaite (même si j’essaie de progresser car bien évidemment j’ai encore du travail). En un an, il y a des filles qui ont réussi à avoir un corps de malade grâce à un entraînement chevronné. Et non, ce n’est pas mon cas. Pourtant moi aussi je suis dans la performance sportive, l’envie de m’améliorer, j’en fais régulièrement et je progresse. Mais j’assume totalement de ne pas être capable de tenir le même rythme qu’elles (pour le moment). Alors j’y vais tranquillou. J’assume de pas être une grande sportive comme elles, je n’essaie pas de le faire croire. Je trace ma route, j’accepte de dire que j’aimerai plus d’abdos, moins de hanches mais j’assume aussi de dire que je ne fais pas du sport comme une dératée pour y parvenir car c’est pas tellement mon but principal. Mais peut-être que c’est le cas pour vous ? Et cela n’est pas moins bien, plus ridicule, plus méprisable. Il faut simplement avoir l’honnêteté de le dire.

2) Ne pas tomber dans la bêtise pour autant, juste parce qu’on n’adhère pas à cette tendance

Ce n’est pas parce que vous avez commencé pour les mauvaises raisons, avez été plus vite que la musique, que cela est une vérité générale. Il est humain et compréhensible quand on est un peu fragile et perdue de sauter la tête la première dans l’inconnu et de faire des erreurs. Mais je vous avoue sourciller un peu quand j’entends que « l’healthy est dangereux ». Mettre « healthy/malsain » dans la même phrase, c’est pas très logique.

Et si je vous demande de faire attention c’est qu’il ne faut pas oublier que vous vivez dans une société ultra consumériste et industrielle où on vous pousse à bouffer de la m*rde sans sourciller et que pour ces multinationales, votre déconvenue face à l’healthy, est du pain béni.

Arrêtons deux minutes de fixer notre nombril et regardons les choses dans leur globalité voulez-vous. La Terre va mal, l’agriculture est une catastrophe. Savez-vous qu’une pomme des années 50 équivaut à 100 pommes aujourd’hui ? Savez-vous avec quoi sont traités vos fruits et légumes ? Dois-je vous rappeler le scandale des lasagnes Findus ? Connaissez-vous la traçabilité de tout ce que vous achetez ? Doit-on vous parler encore et encore des conditions d’élevages des animaux, les moyens de production, de traitements ? Connaissez-vous toutes les astuces des industriels pour vous faire manger plus, les additifs dégueulasses qu’ils ajoutent à ce que vous mangez ?

Cessons deux minutes de croire que « l’healthy » ne se résume qu’à des photos de plats sur Instagram et à des calories. Avec toute l’information qui circule en 2015, ne pas vouloir faire l’effort de voir un peu ce qui se passe de ce côté-là c’est manquer à son devoir de citoyen. L’healthy n’est pas qu’une tendance, l’healthy quand on décidé de s’y mettre réellement c’est réalisé qu’on court droit à la catastrophe et qu’il faut changer les choses. Parce que c’est pas normal les paquets de cookies où on comprend même pas la moitié des ingrédients les composant, putain. Que vous décidiez d’en manger, je m’en fous. Mais que des gens décident sciemment de les utiliser comme des ingrédients qui viennent perturber la planète où je vis et les êtres la peuplant, sans leur consentement, ça m’emmerde déjà plus.

Pour le sport, c’est la même chose. La Terre est incroyablement polluée, on vit dans une société anxiogène, stressante, hyper individualiste. Le sport c’est un accomplissement de sa personne, un moyen de se défouler, de méditer. Dans un monde où on se sédentarise de plus en plus, où on essaie constamment de nous occuper l’esprit par de la pub, des produits et j’en passe, réussir à se couper un peu et à faire de son corps une machine de guerre (je grossis le trait mais on se comprend), c’est peut-être pas forcément une mauvaise idée.

Voilà le problème. Le problème c’est qu’encore une fois, pour vous, l’healthy ce n’est que dans le but d’avoir des résultats sur votre physique, votre enveloppe corporelle, sur l’extérieur. Alors que l’healthy c’est plus, beaucoup plus, et qu’on réalise le chemin que cela va nous demander pour changer ses habitudes ou au moins apprendre à ce sujet.

Vous êtes les premiers à prôner le fait que c’est l’intérieur qui compte ? Très bien. Alors si l’intérieur compte tant que ça, appliquez vos convictions. Je m’en branle que vous mangiez de la pâte à tartiner si ça vous fait tant kiffer. Mais arrêtez le Nutella, et achetez en une bio et éthique. Si vous aimez avoir vos petits cookies au goûter, grand bien vous fasse, mais les faire soi-même, en sachant ce qu’on y met, c’est quand même plus rassurant.

Vous avez raison, oui, on s’en branle de la taille qu’on fait, du poids sur la balance. Tant que vous êtes bien dans votre peau, c’est ce qui compte. Si vous aimez beaucoup manger, où est le problème ? Si vous aimez votre petit bidon, c’est génial (en plus c’est mignon, les petits bidons) ! Qui suis-je pour vous juger ? D’ailleurs, si vous décidez de taper dans le fast-food, aucun souci ! Mais alors, ne venez pas dire que le  « healthy » est mauvais pour autant. C’est pas vrai, c’est faux. Vous avez le droit (et je serai toujours enchantée de vous défendre si on vous emmerde à ce sujet) de manger ce que vous voulez et comme vous le voulez mais raconter des bêtises pour autant à côté : c’est niet.

Ouais, manger un cheeseburger de temps en temps ça ne fait jamais grand mal. Mais tout dépend d’où vient le cheeseburger. C’est comme ça qu’il faut réfléchir bon sang. On s’en cogne de vos pots en verre made-in-Tumblr où vous mettez vos rondelles de citron vert avec de l’eau dedans.

Si ça vous fait plaisir, tant mieux, j’en suis la première ravie.

Mais si l’healthy pour vous ne se résume qu’à ça, si votre curiosité n’est pas allée plus loin que les brassières fluorescentes et les « squats challenge », alors je comprends que vous ayez abandonné. Parce que oui, votre approche était malsaine, incohérente et sans réel fond. Et je ne vous en veux pas, parce qu’au fond, peut-être que rien ne nous facilite la tâche pour réaliser les énormes problèmes écologiques et les ravages de l’industrie agro-alimentaire, non ?

Une dernière chose, avant de vous laisser : j’entends beaucoup parler « d’orthorexie ». Vous savez, ce trouble du comportement alimentaire dont souffriraient certaines personnes qui seraient incapables de manger autrement qu’hyper sainement au point d’en devenir maladivement obsédé. J’utilise moi-même ce terme car je pense qu’en effet, quand on s’y prend mal et qu’on se jette naïvement dans « l’healthy » juste pour mincir et sans de réelles convictions (envers soi-même, autrui et la Terre), on peut très vite se prendre la tête à ce sujet.

Néanmoins, je tiens à préciser que l’orthorexie n’est pas officiellement reconnu comme un TCA. En réalité, ceux qui ont mis en avant ce trouble en primant une thèse n’est autre que… La Fondation Nestlé France. J’ai pas besoin de vous faire le topo sur Nestlé hein, niveau « méchante multinationale », ils sont plutôt en haut du panier.

Bref, l’orthorexie, c’est d’ailleurs un de leur grand sujet de prédilection :  je vous laisse lire l’article dispo sur leur site, il fait peur, très peur, tellement il est tourné de manière sournoise.

Ah oui 🙂

Plus que vous faire lire de la merde, maintenant on peut vous faire croire de la merde.

Ils sont fort ces cons, hein ?

18 Comments

  1. Laura

    8 octobre 2015 at 10 10 09 100910

    Ton article est criant de vérité, met une bonne claque dans la figure, et remet les idées en place.
    Tout ce qui touche à la nutrition me passionne depuis plus d'un an déjà. J'approfondis mes connaissances au fur et à mesure, apprends petit à petit ce qui est bon pour mon corps, et tous les mensonges que la société nous balance.
    Je t'avoue qu'il y a quelques mois, notamment avec le mouvement “Motivée Flemmarde”, j'ai décidé de me mettre au sport et de changer ma façon de vivre. Mais je l'ai fait pour les mauvaises raisons. Je m'en rends compte maintenant. Je l'ai fait parce-que j'avais envie de me sentir mieux dans mon corps certes, mais ça a commencé parce que finalement je voulais devenir l'une des ces filles aux résultats incroyables et à l'alimentation irréprochable. Et puis ça a commencé à me rendre malade, je culpabilisais si je ratais une séance/ne la finissais pas, si j'avais le malheur de manger une pâtisserie.. Ca m'a rendue dingue et malheureuse.
    Et là j'ai compris. Compris que j'avais commencé cela pour les mauvaises raisons. Et aujourd'hui, j'ai décidé de changer de vie, de devenir la meilleure version de moi-même, physiquement d'être plus tonique, mais surtout de devenir bien plus riche psychologiquement. De manger des choses qui sont bonnes et vont nourrir mon corps de la bonne façon. Je suis curieuse de ce que je mets dans mon assiette, j'adore découvrir de nouveaux aliments et leurs propriétés, et je compte bien approfondir encore plus cette soif d'apprendre. Je vais continuer le sport, mais de façon saine aussi. Pour me maintenir en forme. Pour me défouler. Prendre du temps pour moi. Pas pour avoir le corps de Kayla Itsines en deux mois. Certes, je veux avoir un corps tonique, bien dessiné. Mais j'ai décidé de l'écouter et d'écouter mon coeur, même si je sais qu'ainsi ça prendre le double voire le triple de temps pour parvenir à me sentir vraiment bien.

    Merci pour cet article, vraiment, c'est ce que j'avais besoin d'entendre. Tu as écrit cela de manière très posée et objective, et ça pousse à la réflexion.

  2. Fanny

    8 octobre 2015 at 10 10 10 101010

    Je suis tellement d'accord avec toi ! Il y a beaucoup à réfléchir derrière ce terme. Evidemment que c'est une nouvelle tendance, et je n'apprécie pas du tout le fait qu'on essaie presque de faire culpabiliser celles qui ne se mettent pas à bouffer de la salade et à faire du sport h24. Je suis très gourmande et je n'accepte pas de me restreindre d'un point de vue alimentaire. En revanche, oui je prends de plus en plus conscience de ce que je mange, et j'essaie dans la mesure du possible de me tourner vers des aliments meilleurs pour l'environnement, pour ma santé. Même si certes je suis loin d'être parfaite et qu'il m'arrive toujours d'acheter des gâteaux milka quand l'envie m'en prend, je ne considère pas ça bien et je fais des efforts. Et le “healthy” ça devrait être ça à mon sens, se tourner autant que possible vers une alimentation qui ne met pas en danger ni notre propre corps, ni l'environnement. C'est tellement dommage qu'on restreigne le bio et tout ce qui va autour à un type de personne particulier. On a tendance à penser que se tourner vers le bio, c'est devenir “bobo-végétarien” alors que non, ce n'est pas nécessairement le cas, même si c'est vrai que les végétariens sont en général beaucoup plus avancés à ce niveau là. On peut aimer la viande, le chocolat mais essayer de consommer des produits de ce type dont on connait la provenance, et la composition et comme tu l'as si bien dit, “Je m’en branle que vous mangiez de la pâte à tartiner si ça vous fait tant kiffer. Mais arrêtez le Nutella, et achetez en une bio et éthique”.

    Pour ce qui est du sport, je trouve que ton point de vue est très juste. J'aimerai trouver la motivation, le temps de m'y mettre vraiment mais si je ne l'ai pas encore fait, c'est peut être parce que je ne suis motivée pour l'instant que par le fait de perdre quelques kilos et me renforcer pour être plus “belle”. J'ai beau en prendre conscience, savoir que je suis loin d'être grosse et que l'objectif que je veux atteindre m'est dicté par la société, ça ne m'empêche pas d'en avoir envie. Je regrette un peu l'époque où je faisais du hand 6h par semaine mais uniquement parce que j'adorais ça, et parce que je m'éclatais avec mes potes. J'ai du arrêter quand je suis entrée en prépa, mais je pense que reprendre un sport collectif m'aidera certainement à me remettre au sport pour la “bonne raison” et à m'éclater en le faisant.

    Bref, merci pour cet article (d'ailleurs très bien écrit), tu as vraiment réussi à mettre des mots sur tout ce que je pensais et encore mieux, tu as été plus loin et m'as fait ouvrir les yeux sur certains cotés auxquels je n'avais pas pensé. Et ce n'est pas la première fois ;).

  3. Sabine

    8 octobre 2015 at 10 10 10 101010

    Article très juste, comme souvent! J'admire la maturité que tu as, j'ai 15 ans de plus et j'étais très loin du compte à ton âge!

    En revanche: on en parle ou pas du lien vers le site Nestlé??? J'ai failli m'en étrangler de rage!! Ca me rappelle cette phrase d'Audiard: “les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait”…

    Bientôt, il va falloir consulter le médecin si on mange trop de salade… Mais AHHHHHHHHHHHH!!

  4. Catia

    8 octobre 2015 at 10 10 10 101010

    Encore une fois, je m’apprête à raconter ma vie. Déjà parce que comme d'habitude je me lis en toi, mais parce que j'en ressens le besoin. Le besoin de témoigner, quand bien même personne ne me lise.

    J'ai toujours été en conflit avec mon corps. TCA, Depression, chasse au kilos jusqu'à mes 20ans. Toujours. Et merde, j'me sentais mal, ça allait pas. Vraiment pas. Jamais.

    Alors, petit à petit, j'ai commencé à écouter mon corps. Avec ma maladie, certains aliments me sont quasiment interdits et j'ai appris à m'en dégouter moi-même, j'ai réalisé le pouvoir du mental sur l'alimentation mais surtout le pouvoir de l'alimentation sur le mental. J'ai commencé à bien manger, petit à petit. Ca a pris du temps. C'est pas par magie que ça arrive. c'est un gros travail sur soi.
    En parallèle, mon amoureux devenait de plus en plus accro à la muscu, parce qu'il se sentait mal dans sa peau. Par pour plaire à qui que ce soit, mais parce qu'il était trop maigre et voulait prendre du muscle. Il s'y est mal pris. Il mangeait mal, trop, puis pas assez, mais il commençait à réellement se renseigner sur les pourquoi des comment. Comment ça marche ? Pourquoi j'assimile uniquement du gras ? Etc. Parce que ouais, les mecs aussi se posent la question. Ils sont même presque autant obsedés que nous à ce sujet. Fou non ?
    Bref, avec lui, j'ai commencé à courir. En même temps, je travaillais dans un restaurant, je bougeais tout le temps, je perdais du poids. je le voyais. Je me stabilisais. J'étais vraiment contente. Je perdais même beaucoup. Beaucoup trop. J'avais des vertiges, une tension incroyablement basse. j'étais descendue à une taille 34, le truc impensable moi qui deux ans avant faisait un 42. Je pensais me sentir bien, parce que j'étais fine. Et un jour, je sais plus trop comment ni pourquoi, la claque. L'amoureux m'a dit “tu as trop perdu, c'est bizarre, ça te va pas. Ca te retire ton charme”. Mais moi je m'en foutais parce que je faisais ça pour moi. Je me comparais à moi uniquement et aux pseudo objectifs que je pensais avoir, moi qui étais toute ma vie la petite grosse de service. Puis j'ai arrêté le restau. Puis j'ai repris du poids.
    Et bordel, à 52kg et à 56, ça change tout. La grosse baffe dans ma gueule.
    OUAIS MA MORPHOLOGIE, MON CORPS. Bah ouais j'suis faite pour avoir des fesses et des boobs et jamais j'aurais un ventre plat. J'avais plus de vertiges, j'me sentais bien.
    Y'a 8mois, j'ai emménagé avec l'homme. on a une salle de sport à la maison. Et en mars, il m'a dit “je vais faire une sèche, en bonne et due forme”. Moi, au chomage, j'en pouvais plus de l'inactivité et de me morfondre dans ma maladie. Alors j'ai décidé de me mettre au sport. Alors j'ai commencé à vraiment me renseigner sur tout ça. Pourquoi ce mec musclé et que je trouve archi sex veut perdre du gras ? Quel gras ? Puis en me renseignant j'ai compris.

  5. Catia

    8 octobre 2015 at 10 10 10 101010

    TOUT CA POUR DIRE :
    (bravo à celle qui a tenu jusque là sans s'endormir et sans se dire elle est chiante cette meuf)
    j'ai commencé à aimer mon reflet dans le miroir à 24 ans. Après des années de lutte, des années de recherche. Aujourd'hui j'ai 25 ans et je réalise toute la merde qu'on bouffe. C'est bien beau de vouloir guérir son cerveau, de vouloir aller bien, vouloir être en paix. C'est bien beau de vouloir avoir un esprit sain, mais ça sert à quoi si j'fais de la merde avec mon corps en fait ? J'apprends à manger 3/4 repas par jour, j'apprends les apports, les avantages, tous les trucs chimiques, la différences entre les oléagineuses et les légumineuses, les glucides, etc. En plus, L'homme est content parce que faut l'avouer, il découvre des aliments, des repas qui lui changent du blanc de poulet/haricot verts de sèche. Et, vous savez quoi ? J'ai plus de nausées quand je termine un repas. Je me réveille sans etre barbouillée. Mieux ? C'est fou mais j'ai vachement moins de problèmes de peau. En plus, je fais du sport. Et même du yoga. Pas parce que c'est à la mode, non. Parce que ma psy et ma neurologue n'ont de cesse de me le répéter. Pour le mental, les maladies, tout. Et aujourd'hui, je vois mon corps changer encore. se tonifier, se galber.

    Je fais du sport, je mange “healthy”, et je le fais pour moi. Je ne me compare qu'à moi, pas aux autres, à quoi bon ? Sérieusement ? ça va apporter quoi de se comparer à d'autres ? Je suis ma seule et unique motivation. Pour la photo “avant.après”.
    UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN.
    Et mon corps, il est assez endolori, il a souffert, il a été agressé, torturé, jugé, reluqué. Alors ce putain de corps là, j'ai envie d'en prendre soin. C'est pour ça que j'le fais.

    Et je pense que chaque femme devrait se poser un jour et se demander quel rapport elle a à son corps. Il faut s'aimer mais si on ne s'aime pas il faut accepter de changer ce qui ne va pas, on va pas se mentir. Je ne supporte pas l'hypocrisie à la con, les excuses, c'est pour ceux qui n'arrivent pas au bout, qui ne le veulent pas assez fort. Si tu y arrives pas, c'est pas grave, mais trouve pas d'excuses, assume. Comme je le dis sans cesse, un corps, t'en as qu'un. Il traverse tout mais il reste toujours là. Alors aime-le, chouchoute-le, nourris le de ce qu'il y a de meilleur. Prends soin de ton corps. Quelle qu'en soit ta manière.
    Et putain si cette prise de conscience générale arrive, si c'est “une mode”, c'est une mode qu'on devrait tous suivre. Tu veux un mac do ? Fais toi un macdo, on s'en fout. J'ai mangé une pizza entière hier, faut se faire plaisir sans culpabiliser. La vie est pleine de choses tellement bonnes, il faut SA-VOU-RER. Healthy c'est pas bouffer une feuille de salade à chaque repas. C'est avoir conscience de soi et du monde qui nous entoure. C'est savoir ce qu'on ingurgite.

    UN ESPRIT SAIN DANS UN PUTAIN DE CORPS SAIN. Que ce soit un 34 ou un 44. Être en PAIX avec soi.

    Voilà. Désolée et merci.
    Et Sophie, toi-même tu sais mais je le répète, PLEIN D'AMOUR POUR TOI.

  6. Nina

    8 octobre 2015 at 10 10 11 101110

    Merci merci merci pour cet article!
    Je m'intéresse peu à peu à ce que j'ingurgite et ce qui est bon pour moi, et je viens de me mettre au sport, mais je n'avais pas pris le temps de vraiment réfléchir à ce que je faisait. Tu m'as permis de le faire, je t'en remercie encore.
    Je vais essayer de vraiment me poser la question, de me demander quelles sont mes réelles motivations, qui pour l'instant, je pense, se limitaientt à mon physique. Mais depuis que j'ai commencé je prends un réel plaisir à faire mes exercices quotidiens alors je vais me concentrer là-dessus.

    Encore merci, tu m'ouvres les yeux sur un monde que j'approchais à peine.

  7. Anonyme

    8 octobre 2015 at 10 10 11 101110

    Merci énormément pour cet article. J'ai commencé le sport, à ma grande honte, parce que ma meilleure amie, celle avec qui j'ai une énorme relation de rivalité malsaine qui me bouffe avait commencé aussi. Au début c'était jouissif. Elle est plus petite, plus trapue, ses résultas mettent du temps à venir. Et moi, les résultats sont là. J'enchaine les séances tous les jours, des vidéos sur internet toute faite, sur le parquet de ma chambre sans m'échauffer. Et mon corps craque. Mes muscles lâchent. Mon dos me supplie. Je n'ai pas envie de faire ce sport, ça me rend malade. Alors j'arrête. Je mange gras, McDo, sandwich, pizza. Je me dégoute. Et puis je réfléchis. Comme tu le décris si justement dans cet article. Pourquoi faire du sport ? Pourquoi ? J'ai trouvé enfin. Pour être tonique, pour augmenter mes capacités physiques, pour avoir plus de souplesse (pour attraper mon train dans un sprint désespéré, hum hum.) Alors je fais des recherches. Je me fais mon programme sportif. J'adapte, j'achète un petit tapis, je m'échauffe et je m'étire. Et si je peut pas faire du sport ce jour la, et bien, c'est pas grave, il y a mon autre séance dans quelques jours. Je relativise. Et ça fait du bien.
    Merci Sophie.

  8. Buffy Mars

    8 octobre 2015 at 10 10 11 101110

    je pense sincèrement que ta plus belle réussite se trouve dans le déclic que tu as eu. C'est une très bonne chose. Tu n'as pas abandonné ni échoué, au contraire, tu t'es améliorée, tu as compris comment il fallait faire pour que cela s'inscrire dans la durée. Tu ne peux qu'être fière de toi.

  9. Buffy Mars

    8 octobre 2015 at 10 10 11 101110

    merci à toi Fanny! S'il te permet de poser des mots sur tes idées, je considère cela comme une victoire personnelle 😉

  10. Buffy Mars

    8 octobre 2015 at 10 10 11 101110

    que je suis flattée, merci! Et tu as raison, l'article de Nestlé est effrayant tellement il est fourbe…

  11. Buffy Mars

    8 octobre 2015 at 10 10 12 101210

    comme d'habitude ma belle, ton témoignage est rempli de choses très vraies qu'il est bon de rappeler. Je suis fière de toi et de tout le chemin que tu as parcouru (et ça tu le sais déjà). Ce que tu dis est si vrai et montre ta force et ta persévérance incroyable.

  12. Buffy Mars

    8 octobre 2015 at 10 10 12 101210

    tu n'as pas à avoir honte, ce sont des choses qui arrivent. Je te félicite pour le fait d'avoir ouvert les yeux, pour avoir réussi à comprendre ce que tu voulais vraiment! Prends soin de toi, Sophie

  13. Anonyme

    12 mai 2016 at 15 03 43 05435

    Buffy Mars ou “L'étonnement philosophique”…

  14. Anonyme

    27 mai 2016 at 12 12 21 05215

    Bonjour Buffy Mars (Sophie, au choix),

    Je souhaite “réagir” à cette article où tu conclues vaguement en disant que manger sainement, c'est une mode.

    Je réagis car je trouve que tu te fourvoies terriblement à ce sujet.
    En effet, manger bio c'est “récent” mais il faut savoir pourquoi… en effet, les légumes et fruits génétiquement modifiés sont arrivés plutôt “tardivement”, vers les années 80 si mes souvenirs sont bons.
    Les gens se ruaient dessus car c'était moins coûteux, et donc accessible. Et il y avait des choses positives pour les gens là-dedans : ils pouvaient voir déjà des fruits et légumes beaux (ah, le physique de la bouffe), mais aussi avoir un accès à tous ces fruits et légumes à toutes les saisons.

    Néanmoins, sur le long terme, il y a eu quelques prise de conscience : outre le fait que ces fruits et légumes ne soient pas bien bons en goût et gorgés d'eau, les gens ont pu s’apercevoir qu'ils étaient aussi néfastes pour leur santé.
    Il n'y a qu'à voir la prise de conscience récente sur les insecticides et autres. Les gens se disaient “tant mieux, plus d'insectes”, mais pas “si ça tue les insectes, ça peut être nocif pour moi”, et je ne parle pas ici de la génétique qui est aussi un facteur à prendre en compte.

    Aussi, prendre soin de son assiette est aussi “récent” car la malbouffe est aussi arrivé tard. Bien qu'il y ait toujours eu des lieux où acheter des burgers (du moins des les années 50), il n'y avait pas eu une institution de la malbouffe et surtout pas de chaines comme McDo qui ont fini par mettre des produits affreux dans la nourriture.
    Qui plus est, la malbouffe touche principalement les populations pauvres, et tu ne peux exclure ainsi ce point primordial.
    Tu verras rarement un môme du 16ème se sustenter dans ces lieux.

    Et là j’énonce que certains points, mais sur ce qui est visible de cet iceberg de la malbouffe, il y a d'autres éléments à prendre en compte.

    De fait, cet article est un peu erroné et pas complet du tout, ce qui est dommage car visiblement, on voit que tu as une prise de conscience face à la nourriture ainsi que d'autres faits, mais laisse cependant passer certains points extrêmement important et à prendre en compte.

  15. Buffy Mars

    27 mai 2016 at 15 03 15 05155

    Alors je t'arrête tout de suite :
    Je dis que la manière dont les gens adoptent ces modes de vie “healthy” qu'on voit partout est une mode, pas que le fait de devoir bouffer sainement en est une.
    Oui les gens se mettent plus au bio etc et c'est cool. L'article n'a rien à voir avec ça, en fait, mais avec des discussions qu'il y avait eu sur twitter au moment de la parution de mon article pour expliquer les limites de se focaliser aux comptes instagram “healthy” et vidéos “what i eat in a day”.
    Bonne journée

  16. Anonyme

    29 mai 2016 at 13 01 48 05485

    Sauf que “non”.

    La seule chose qui donne cette impression de “mode” c'est comme tu le dis instagram et le fait qu'il y ait ce terme.

    La bouffe saine intéresse les gens depuis longtemps, juste qu'aujourd'hui, il y a des gens qui adorent prendre tout en photo et le publier sur internet.
    Avant, nous n'avons pas tous ces réseaux sociaux et autres de partage. Et c'est ça qui change la donne et peut donner des impressions de “mode”.

    Étant plus âgée que toi, j'ai évoluée avec un autre univers que celui de l'Internet, et tout ce que tu vois aujourd'hui sur instagram avec la nourriture existait déjà dans les années 90 et 2000 par le biais de magazines “Top santé” ou encore ceux près des caisses de supermarchés. Sauf que tu ne t'y intéressais probablement pas encore car tu étais plus jeune ou encore ne t'étais pas abonnée à des pages instagram où les gens ne cessent de dévoiler leur intimité, leur corps, leurs vêtements, leurs livres et autres.

    Nous sommes dans une nouvelle ère, l'ère de l'intimité surexposée, celle où tout est montré aux yeux du monde, où l'on peut suivre ce que fais X personne à qui on s'intéresse ou pa le hashtag avec qui on peut suivre des gens ayant les mêmes intérêts que nous ou autre.

  17. KFC et son burger pas marrant. – TOUT EST POLITIQUE

    4 mars 2017 at 10 10 31 03313

    […] N’est-ce pas du même niveau que Nestlé qui explique tranquillement sur son site que manger « trop » sainement c’est mauvais pour la santé ? (j’en parlais à la fin de cet article)  […]

  18. KFC et son burger pas marrant. – Buffy Mars

    27 juin 2017 at 22 10 00 06006

    […] N’est-ce pas du même niveau que Nestlé qui explique tranquillement sur son site que manger “trop” sainement c’est mauvais pour la santé ? (j’en parlais à la fin de cet article)  […]

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